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 Bourse vs Pas Bourse

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Kwitzach

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 12:09 pm

Le mot a un sens c'est vrai : Je voulais juste appuyer le fait que ces gens avaient une vision du monde particulière qu'ils ont forgés en fonction de leurs environnement et de leurs vécus, vouloir transposer cette vision aujourd'hui au 21 siècle et a des milliers de kilomètres de la est quelque part absurde... C'est a mon avis une des raisons de la sclérose du monde musulman, il est resté figé a une certaine période de l'histoire humaine et n'a su évoluer.
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 12:41 pm

Awaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah Kwitzy, ton cas est vraiment grave (mais néanmoins pas desespéré j'espère). Voilà, quand on se referre trop à Wikipedia comme seule source d'information, on peut sortir ce genre d'ab...berrations !!!
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Kwitzach

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 12:50 pm

Qui t'a dis que je me réfère a Wiki ? C'est mon avis propre et ce n'est pas très intelligent de me dénigrer juste parce que je ne partage pas ton avis.... Maintenant si tu pouvais la refaire avec des arguments ce serait mieux Wink
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Aicha

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 2:01 pm

Kwitzach a écrit:
Pourquoi tu trouve qu'il faut avoir honte d'être bédouin ?
Ce n'est pas une question de honte ou pas.
C'est plutot une question de 'qui a interdit l'intérêt?' . C'est Allah bien sur et pas les 'bedouins'.
C'est le Coran (parole d'Allah notre créateur) qui a interdit l'intérêt et pas les compagnons du prophète (sws) ni même le prophète(sws) lui même.
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Aicha

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 2:16 pm

BlackJack a écrit:
Aicha, jures que tu n'as pas un livret à la CNEP ! lol!

(Juste pour rire ma grande, ne monte pas sur tes grands chevaux)
Oui j'ai un carnet dans une autre banque publique et 'sans intérêt'.
Mais au lieu de me poser des questions qui ne font pas avancer la discussion, donne nous ton avis sur le sujet du post, ça sera mieux.
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Kwitzach

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 2:20 pm

Dans ce cas la ca releve de la croyance, ce n'est pas une vérité absolue, tu n'a pas a l'imposer a celui qui ne croit pas. Pour moi ton coran et tout les livres dits "saints" sont des créations humaines et donc sujettes a critiques, ils faudrait avoir la sagesse de l'accepter...
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kamel Eddine

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 2:24 pm

Kwi a dit :
Citation :
mais la titirisation de ces subprimes
juste une petite intervention et je me barre, même la titrisation est une pratique interdite en Islam.
aya je sors, c'était pour dire que Aicha (intérêt) et Kwi (spéculation et titrisation) ont raison.
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Chems Eddine

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 4:16 pm

bon pour le truc des livre "saints" je vais m'abstenir de te répondre.. ça te regarde.. ca que je peut fair pour toi c'est "netloblek el hidaya".
pour "nos moutons": l'intérêt (qui est un terme disons technique de l'usure) a été interdit par l'Islam. ainsi que tous les moyens de gain d'argent sans risque.
et l'évolution de la société musulmane a été interrompue par une période de colonisation plus ou moins longue et varié. ce qui fait qu'on a en quelque sorte raté le train de l'évolution et on a été submergé par une évolution d'une société qui n'est pas la notre. et les différentes théories (courants) économique (keynésiens, néo-classiques, capitalistes, monétaristes... ) sont basées sur l'évolution sociale de la société occidentale. mais récemment chez nous il y a eu une nouvelle conception, qui n'est pas forcément contradictoire avec nos principes: le bancing islamique (tu vois Kwi, on évolue).
toutes les opérations bancaires "classiques" ont leurs équivalents dans ce système. (mais faut bien l'appliquer, pas comme certaines banques... Wink). mais comme ce système n'est pas basé sur l'usure, il n'est pas faillible. parce que l'usure crée la richesse sur la papier.
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Kwitzach

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 7:12 pm

Chems Eddine a écrit:
...ainsi que tous les moyens de gain d'argent sans risque
Tu crois vraiment qu'une banque qui accorde un pret a un investisseur pour construire une usine (par ex) ne prends pas un risque ? Et tu crois que cet investissment c'est que du "papier" comme tu dit ?

Chems Eddine a écrit:
...l'évolution de la société musulmane a été interrompue par une période de colonisation plus ou moins longue et varié. ce qui fait qu'on a en quelque sorte raté le train de l'évolution...
Ce qu'il ne faut pas lire, toujours rejeter la faute sur les autres... Tu ne crois pas que c'est parce que nous étions (et sommes toujours) des nations faibles et arriérées techniquement et économiquement que nous avons été si facilement colonisés ?
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Chems Eddine

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 8:03 pm

la banque ne prends aucun risque... si il ne rembourse pas.. elle vend son hypothèque aux enchères...

on n'as pas été colonisés facilement... au contraire.. on a colonisé l'andalus... et on fais la guerre avec eux jusqu'à 1830...
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Kwitzach

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 11:38 pm

Chems Eddine a écrit:
la banque ne prends aucun risque... si il ne rembourse pas.. elle vend son hypothèque aux enchères...
Et tu crois que l'hypothèque est le seul facteur de l'octroi d'un crédit ? Renseigne toi auprès d'un banquier et demande lui si une hypothèque est suffisante ? de par mon métier je peut te certifier que non, parfois même en l'absence de garantie suffisantes le banquier prends le risque de te financer si ton dossier est bon et que tu a une bonne moralité. Un responsable d'une banque très connu sur la place m'a dis une fois que l'hypothèque c'est bien mais qu'elle ne remplace pas la confiance...

Chems Eddine a écrit:
on n'as pas été colonisés facilement... au contraire.. on a colonisé l'andalus... et on fais la guerre avec eux jusqu'à 1830...
Tu te relis au moins ? Parce que la tu mélange tout et c'est très confus....Mais je vais faire l'effort d'interpréter pour voir si j'ai bien compris : Donc "nous" (faudrait préciser qui parce que c'est vague la) avons colonisé l'Andalousie et avons étés au summum du progrès humain et scientifique dans le monde et puis paf en 1830 tout s'effondre ! C'est sidérant !

Je comprends mieux le rêve éveillé des arabes ! Continuez comme ça vous êtes sur la bonne voie !


Dernière édition par Kwitzach le Jeu Mar 05, 2009 11:48 pm, édité 1 fois
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Chems Eddine

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 11:44 pm

toi tu lis juste ce que tu veux lire... et tu interprète de la mm manière
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Kwitzach

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 11:47 pm

Alors fait l'effort d'expliquer clairement ton point de vue parce que (et c'est sincère n'y vois rien de moqueur) ton avant dernière intervention est pour le moins incompréhensible !
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Chems Eddine

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 05, 2009 11:58 pm

je vais l'effort pour une N'emme fois...

Citation :
on n'as pas été colonisés facilement... au contraire.. on a colonisé l'andalus... et on fais la guerre avec eux jusqu'à 1830...
tu nous a traité de peuple arriéré c'est pour ça qu'on a été colonisé... donc je te dis qu'on a pas été aussi arriéré que ça la preuve même nous on a colonisé (l'Andalousie).
après les braves gens qui ont colonisé l'Andalousie ont laissé leur bravoure a coté et ils se sont intéressé a l'art, la poésie,... alors que les espagnoles fabriquait des catapultes... et du 14eme au 18eme siècle on a fait des guerres et on a perdu. on a été colonisé.
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Ven Mar 06, 2009 9:20 am

La confiance en crise

A la Une depuis quelques semaines déjà (et même bien avant d'ailleurs) : la crise financière dite "Mondiale", le krach bousier, la chute des marchés, l'effondrement des places financières.... une grande catastrophe dont les répercussions menacent de s'étendre à toute la Planète...
Je vous le dis tout de suite : je ne suis pas spécialiste en Economie, bien au contraire... donc n'espérez pas une analyse ou un avis d'expert, c'est un domaine qui m'est complètement étranger : vivant d'un modeste salaire qui ne permet justement pas les économies, je n'ai jamais eu besoin d'approfondir mes connaissances sur le sujet... et puis je n'ai jamais été adepte du "profiter de ce que je ne peux payer"... mais, le fait est qu'aujourd'hui la crise qui gronde va toucher tout le monde, les riches comme les pauvres, heureusement plus les riches que les pauvres...
Mais finalement pourquoi les pauvres doivent-ils payer pour les riches? et les honnêtes gens pour les spéculateurs voraces?
Comment? Pourquoi? Combien? les questions se suivent et abondent toutes dans le même sens : une sortie de crise rapide est-elle possible? et quelle alternative au capitalisme moribond?
Au "hasard" de mes pérégrinations sur le Web, j'ai découvert deux réponses/ propositions, tout à fait surprenantes. Surprenantes parce qu'inattendues dans des magazines de ce genre...
Il y a d'abord celle de Vincent Beaufils en édito de la revue Challenges du 11 septembre 2008,
André Comte-Sponville, philosophe, nous l'a redit à satiété : le capitalisme ne peut pas être moral, ni contre la morale. Il est tout simplement amoral. L'économie et la morale relevant, au sens pascalien, de deux ordres différents, tenter de conjuguer les deux ensemble relève du «barbarisme», rappelle l'auteur de l'excellent essai Le capitalisme est-il moral ? (éditions Albin Michel). Mais même pour ceux qui ne croient pas à l'ordre divin, quelle tentation, au moment où le pape est en visite en France, de chercher quelques repères sur l'économie dans les textes du Vatican.Notre chroniqueur Robert Rochefort, qui cache derrière ses fonctions de directeur du Crédoc un attachement à la tradition des chrétiens sociaux, n'a pourtant rien trouvé de très récent en provenance de Rome (lire page 61). Rien en tout cas de très important depuis 1991, quand Jean-Paul II s'était essayé à l'économie dans son encyclique Centesimus annus, et qu'il y avait donné une justification du profit du bout de la crosse : la pierre angulaire du capitalisme y était reconnue tout au plus «comme un bon indicateur du fonctionnement de l'entreprise».En réalité, et Benoît XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les indices de croissance sur son passage, c'est plutôt le Coran qu'il faut relire que les textes pontificaux. Car si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la charia, nous n'en serions pas là. Il ne faut pourtant pas voir la finance islamique comme un exercice de troc moyenâgeux, car les pays du Golfe nous ont montré combien leur mentalité entrepreneuriale savait épouser le XXIe siècle. Simplement, leurs banquiers ne transigent pas sur un principe sacré : l'argent ne doit pas produire de l'argent. La traduction de cet engagement est simple : tout crédit doit avoir en face un actif bien identifié. Interdits, les produits toxiques; oubliés, les ABS et CDO que personne n'est capable de comprendre. Autrement dit, l'argent ne peut être utilisé que pour financer l'économie réelle. Il n'y a donc pas de hasard : si les banques du Golfe sont sorties indemnes de la crise du subprime, c'est qu'elles n'y sont pas entrées. Le respect de ce principe du Coran est également fort utile dans la relation que chacun entretient avec l'argent, qu'il s'agisse des entreprises ou des particuliers : les personnes morales n'ont ainsi pas le droit de s'endetter au-delà de leur capitalisation boursière; quant aux personnes physiques, elles ne peuvent de facto souffrir de surendettement. Voilà des règles qui ne peuvent pas nuire. Et même si elles reposent sur un texte qui date du VIIe siècle, Benoît XVI aura du mal à faire des sermons davantage puisés dans l'actualité.
Et la celle de Roland Laskin dans sa chronique sur Le Journal des Finances du 25 septembre 2008,
Chronique. Roland Laskine, rédacteur en chef à l’hebdomadaire Le Journal des Finances, analyse l’interdiction des ventes à découvert aux Etats-Unis.
En 1968, les étudiants écrivaient sur les murs qu’il est «interdit d’interdire». Aujourd’hui, ces mêmes étudiants, dont une bonne partie occupent des postes clés dans les entreprises ou l’administration s’inquiètent de la crise financière et déclarent qu’il est «interdit de laisser faire». L’heure est donc au resserrement des contrôles sur toutes les places financières et surtout à la restriction des opérations spéculatives qui ont largement contribué à aggraver la crise.
Lorsque Nicolas Sarkozy monte à la tribune de l’ONU pour réclamer plus de contrôle et une meilleure régularisation des règles du capitalisme, notre Président ne fait que traduire l’exaspération générale de dizaines de millions d’épargnants dans le monde victimes des agissements d’une poignée de banquiers irresponsables.
L’interdiction totale des ventes à découvert sur les valeurs financières de part et d’autre de l’Atlantique et la limitation des opérations à effets de leviers qui permettent de parier sur 100 ou 500 en ne mettant sur la table d’une dizaine de dollars, était sous doute nécessaire. A court terme, il était en effet important d’éteindre l’incendie qui menace de se propager à l’ensemble de la maison. La mise en œuvre de ces restrictions est beaucoup plus délicate.
Les «hedge funds» ne sont jamais à court d’idées pour spéculer
Si nos dirigeants financiers cherchent vraiment à limiter la spéculation, rien de plus simple, il suffit d’appliquer des principes de la Charia arrêtés sept cents ans auparavant : interdit de vendre des actifs que vous ne possédez pas de façon effective ou de réaliser des opérations de prêts d’argent moyennant rémunération. Interdit surtout de spéculer sur les déboires d’une entreprise. Le seul moyen de s’enrichir c’est de participer au développement d’une entreprise et d’en percevoir les fruits en étant présent au capital.
Des principes simples et de bon sens que tous les détenteurs d’actions ou de contrats d’assurance-vie indexés sur la Bourse auraient voulu voir appliqués plus tôt. Le problème est que ces principes de gestion ne correspondent ni à la tradition occidentale, ni à nos convictions religieuses. Pour que le système fonctionne il faut surtout que tout le monde s’y conforme en même temps. Car dans un monde où la spéculation est reine, aucun titre - fut-il trié sur le volet - n’est à l’abri d’un mauvais coup.
Toute la difficulté pour les régulateurs consistera donc trouver des règles communes à tous les intervenants et surtout applicables à toutes les classes d’actifs. En limitant momentanément des ventes à découvert sur les valeurs financières, les autorités de marché prennent le risque de faire dévier la spéculation sur des titres connexes, comme les biens de consommation ou l’automobile dont on peut penser qu’ils seront eux aussi victimes de raréfaction de l’offre de crédit de la part des banques. L’extrême volatilité du prix du baril de pétrole qui a gagné plus de 15% en quelques heures en début de semaine à New York montre que les «hedge funds» ne sont jamais à court d’idées lorsqu’il s’agit d’alimenter la spéculation.
Pour retrouver son équilibre, le marché a besoin de sanctionner tous les excès commis par les banques. Les mesures partielles mises en place ça et là peuvent retarder la chute des maisons les plus vulnérables, mais elles n’ont aucune chance de la stopper. Ce n’est qu’une fois que la bulle immobilière et financière aura explosé, que le régulateur pourra s’atteler à la mise en place d’une réglementation pus contraignante et applicable à tous sans exception.
Pour l’heure, même si nous avons le sentiment que le dénouement de la crise est proche, il faut reconnaître qu’il est bien difficile de revenir en Bourse en toute confiance.
Qui a dit qu'il n'existait pas d'alternative?
Et les anglais la préparent depuis quelques temps déjà...
Postée sur mon blog le 15 octobre 2008
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Chems Eddine

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Ven Mar 06, 2009 11:20 am

très bien, et puisque c'est pas paru a "el-chourouk" ou a "elquds-elarabi", Kwi va au moins prendre ces articles au sérieux et les lire attentivement study . Merci Oum ElKhir. cheers
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Aicha

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Sam Mar 07, 2009 3:21 pm

Oumelkheir a écrit:

Au "hasard" de mes pérégrinations sur le Web, j'ai découvert deux réponses/ propositions, tout à fait surprenantes. Surprenantes parce qu'inattendues dans des magazines de ce genre...


Il y a d'abord celle de Vincent Beaufils en édito de la revue Challenges du 11 septembre 2008,




Et la celle de Roland Laskin dans sa chronique sur Le Journal des Finances du 25 septembre 2008,




Chronique. Roland Laskine, rédacteur en chef à l’hebdomadaire Le Journal des Finances, analyse l’interdiction des ventes à découvert aux Etats-Unis.

......
Si nos dirigeants financiers cherchent vraiment à limiter la spéculation, rien de plus simple, il suffit d’appliquer des principes de la Charia arrêtés sept cents ans auparavant : interdit de vendre des actifs que vous ne possédez pas de façon effective ou de réaliser des opérations de prêts d’argent moyennant rémunération. Interdit surtout de spéculer sur les déboires d’une entreprise. Le seul moyen de s’enrichir c’est de participer au développement d’une entreprise et d’en percevoir les fruits en étant présent au capital.

.......;;
Merci Oumelkheir pour ces deux articles et le passage ci dessus dans le 2ième article résumant tout:
interdit de vendre des actifs que vous ne possédez pas de façon effective --> Titrisation
ou de réaliser des opérations de prêts d’argent moyennant rémunération.--> Intérêts
Interdit surtout de spéculer sur les déboires d’une entreprise--> Spéculation
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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Dim Mar 08, 2009 1:00 pm

Chems Eddine a écrit:
mais récemment chez nous il y a eu une nouvelle conception, qui n'est pas forcément contradictoire avec nos principes: le banking islamique (tu vois Kwi, on évolue).
toutes les opérations bancaires "classiques" ont leurs équivalents dans ce système. (mais faut bien l'appliquer, pas comme certaines banques... Wink). mais comme ce système n'est pas basé sur l'usure, il n'est pas faillible. parce que l'usure crée la richesse sur la papier.
Premier forum sur la finance islamique à Alger
novembre 4, 2008

(Extrait de saphir news )

Entretien avec Zoubeir Ben Terdeyet, fondateur d’Isla-Invest et organisateur du forum

Encore peu développée en Algérie, la finance islamique tient pourtant son premier forum à Alger le mardi 4 novembre. Organisé par la société française Isla-Invest, il réunira notamment banquiers, financiers et juristes pour débattre des perspectives de la finance islamique sur les sols africain et européen. Son organisateur Zoubeir Ben Terdeyet présente à Saphirnews la situation algérienne dans ce domaine.

Saphirnews.: Il n’existe actuellement que deux banques islamiques en Algérie, pourquoi ?

Zoubeir Ben Terdeyet : La banque Al Baraka d’Algérie a été la première banque privée dans le pays en 1991 mais les événements qui ont touché l’Algérie, ont freiné durant plusieurs années le développement du secteur bancaire Algérien dans son ensemble.
Ce n’est que très récemment que de nouvelles banques ont commencé à s’implanter dans le pays car il suscite de grands intérêts pour les banques étrangères, du coup les demandes sont aujourd’hui trop nombreuses et il existe un syndrome « Khalifa » qui pousse la banque d’Algérie à être très prudente dans ces attributions d’agréments. D’autres banques islamiques ont fait des demandes d’agrément (Abou Dhabi Islamic Bank et Koweït Finance House, ndlr) , il faut attendre tout simplement les réponses mais nous pensons que ce marché se développera rapidement. La question est de savoir si des acteurs locaux lanceront un jour une banque islamique avec des capitaux à 100 % algériens.

Quels sont les freins internes au développement de la finance islamique ?

Z.B.T. : Les freins sont d’ordres psychologiques car il n’est pas évident d’accepter un nouveau système quand vous pensez que l’existant est unique et parfait. Aujourd’hui, la crise financière a remis en cause la suprématie du système conventionnelle.
Il faut ensuite que l’environnement réglementaire et fiscal soient adaptés. Il faut envoyer des signaux positifs aux investisseurs étrangers en essayant de mettre en place un système bancaire aux normes internationales. Car la finance islamique c’est avant tout de la finance classique mais avec le respect des critères de la charia et l’Algérie accuse un certain retard sur ses voisins Maghrébins. La bourse est quasi inexistante, le private equity* et l’asset management** sont peu pratiqués, enfin la non convertibilité de la monnaie est un frein.

Comment se développe la finance islamique dans le Maghreb ?

Z.B.T: Doucement mais sûrement. Au Maroc, on a pour l’instant proposé des produits alternatifs mais rien de plus. En Tunisie, Best Bank existe depuis 1983, Best Ré depuis plusieurs années, Noor vient d’y installer un bureau de représentation et une demande d’agrément vient d’être faite pour une banque universelle.
Des fonds d’investissement tel que GFH (Gulf Finance House, banque d’investissement islamique basée à Bahrein, ndlr) ont également de très grands projets au Maghreb tel que le projet de centre d’affaires pour 3 milliards de dollars à Tunis.

Si l’Algérie est en retard, pourquoi et comment faire d’Alger, le « hub de la finance islamique » ?

Z.B.T. : Le Maroc est le pays le plus en retard et non l’Algérie. La Tunisie est certes en avance mais son secteur bancaire conventionnel est très développé, la finance islamique ne sera pas stratégique au développement du secteur bancaire national.
Alors que l’Algérie avec ses deux banques et éventuellement deux autres, à une longueur d’avance en terme de banques 100% islamiques et pourrait créer de toute pièce un marché inter bancaire islamique.
Le pays doit construire un système financier de toute pièce, il serait beaucoup plus facile de construire deux systèmes en parallèle.
Si elle le décide, l’Algérie à les moyens financiers de construire un ” hub ” (centre, ndlr) financier à l’image de Bahrein car il s’agit de créer de tout pièce une zone financière, ce qui nécessite de lourds investissements financiers or seul elle au Maghreb aurait les moyens financiers de ses ambitions.

A qui profitent actuellement les deux banques islamiques présentes sur le territoire algérien, El Barak Bank et Al Salam Bank Algeria, et à qui vont-elles profiter ?

Z.B.T. : La banque Al salam n’a pas encore commencé son activité mais le modèle choisi est celui d’une banque universelle qui est tournée vers les particuliers et les entreprises. Al Baraka s’adresse également aux deux types de clientèles. Petite info qui a son importance, Al Baraka va se lancer avec FIDES dans le micro financement afin de stimuler l’entreprenariat.

* Private equity :participations dans le capital de petites et moyennes entreprises généralement non cotées.
** Asset management : gestion d’actifs.

Propos recueillis par Anissa Ammoura

Source: http://hoggarinfos.com/2008/11/04/premier-forum-sur-la-finance-islamique-a-alger/
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Aicha

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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Mar Mar 10, 2009 5:21 pm

Oumelkheir a écrit:
Il y a d'abord celle de Vincent Beaufils en édito de la revue Challenges du 11 septembre 2008,



Au moment où les autres font l'éloge de la finance islamique, le monde musulman reste marginalisé sur le plan économique. Les banques islamiques ne sont que le reflet de cette marginalisation. Comment expliquer que des milliards de dollars de l'argent du « pétrole musulman » ne sont pas placés dans les banques islamiques mais dans les banques américaines. Une bonne part de cet argent est gérée par les fonds souverains d'investissement, comme la Kowait Investment Authority et la Abu Dhabi Investment Authority, qui contrôlent des monceaux de richesse. Que font ces fonds souverains de cette masse d'argent ? D'abord, ils financent le déficit budgétaire des Etats-Unis, en achetant des actifs américains. Durant ces derniers mois, les fonds souverains arabes ont pris des participations importantes dans nombre de grandes firmes américaines, sans avoir aucun droit de regard sur la gestion de ces entreprises. Edwin Truman révèle, dans son étude sur les fonds de souveraineté, que l'Algérie a placé 49 milliards de dollars aux Etats-Unis sous forme de bons du trésor (emprunts obligataires de l'Etat américain), soit la moitié de ses réserves de change. Dans le classement des pays arabes ayant placé leur argent chez l'Oncle SAM, l'Algérie se place derrière les Emirats arabes Unis, le Koweït et le Qatar. La Kowait Investment Authority a récemment acquis une participation dans la Citigroup pour 12 milliards de dollars et une autre de 6,5 milliards dans Merrill Lynch. Le fonds d'Abu Dhabi a investi 7,5 milliards dans Citigroup et la société Mudabala Development a acquis une participation de 1,5 milliards dans le groupe Carlyle. Les fonds souverains du Golfe ont perdu plusieurs dizaines de milliards de dollars à cause de la chute des marchés financiers qui se poursuit encore. Paradoxe ! C'est l'argent musulman qui est aujourd'hui mobilisé pour voler au secours du riba (la spéculation en bourse), au moment où cette pratique est remise en cause par les capitalistes eux-mêmes!

Au lieu de prendre pour modèle l'économie libérale où dominent les intérêts du grand capital, il est essentiel que la logique derrière l'investissement des fonds souverains arabes cesse d'être celle d'un pur rendement économique, pour se doubler par des objectifs moraux et politiques, que les fonds deviennent un instrument de financement de politiques économiques, sociales et culturelles visant à jeter les bases d'une stratégie de puissance de la finance islamique. L'islam de marché est un modèle de développement qui respecte les valeurs des institutions du marché sans nier les valeurs morales. Il a pour vocation d'être une alternative au système matérialiste. Jouer sur les mots et la sémantique ne change rien à l'énoncé du problème. Quand on étudie le riba on ne peut le dissocier de la nature du commerce car Dieu a mis le riba inéquitable en opposition avec le commerce équitable. On ne peut le dissocier des pratiques ribawites qui touchent la monnaie, les montages financiers, les pratiques des marchés qui font que tel produit est du riba ou non. L'islam a abordé le riba dans son aspect moral, économique, social et commercial : la production, l'échange et la consommation des marchandises mais aussi de l'argent et de l'or. Certes, le riba recouvre en premier lieu l'usure, sur l'interdiction de laquelle il y a unanimité ; mais, d'après la majorité des oulémas, il englobe aussi « l'intérêt sous toutes ses formes ».

Il faut donc aller plus loin que l'intérêt pour comprendre la signification de l'interdiction du riba. L'islam a prohibé toute activité liée au riba (production, témoignage, consommation, contractualisation, etc.) car c'est un crime moral et un désordre économique qui sape les valeurs qui créent la cohésion sociale, la solidarité de classes et la miséricorde dans les relations humaines. Le riba dans sa face cachée et subtile est une entropie dont le summum est le capitalisme arrogant. Toute pratique économique et commerciale fondée sur l'injustice, la spéculation est du riba. Toute globalisation de l'économie et toute financiarisation de l'économie qui prive le producteur de ses moyens de production et des fruits de son travail est du riba. Dans sa forme capitaliste le riba est la transformation de la monnaie qui au lieu d'être un moyen d'échange et de régulation du marché par la concurrence devient elle-même une marchandise sans contrepartie productive. La sophistication des mathématiques financières, le consumérisme excessif, les montages complexes financiers rendent le riba sournois mais plus dangereux pour l'humanité, car c'est un instrument de domination économique et politique. Le riba c'est le service de la dette d'un pays qui atteint le triple du montant de la dette ou plus, au point de faire perdre à un pays sa souveraineté et à un paysan ses moyens de production et de subsistance.

Face à la crise que connaît notre monde post-moderne, marqué entre autres par l'économie mondialisée il est nécessaire de trouver un consensus fondamental. Le salut de l'humanité repose sur l'impérieuse nécessité d'adopter une éthique universelle. Toute tentative d'élaboration de cette éthique universelle ne peut cependant se passer des religions, car elles seules fondent l'inconditionnalité et l'universalité du devoir éthique. Malgré le désaccord des religions sur bien des points, il semble possible de s'accorder sur des exigences éthiques élémentaires de l'humanité, sur des vices et des vertus universels.
Par: Moussa Ould Ebnou
Source: http://fr.allafrica.com/stories/200810090583.html
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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Mer Mar 11, 2009 4:34 pm

L’économie algérienne en 2008 : D’incertitudes en incertitudes

Certes, l’Algérie n’a été que légèrement secouée par la crise financière internationale, née des suites des crédits hypothécaires (subprimes), mais le bateau n’est pas pour autant à l’abri d’une tempête eu égard aux fondements pour le moins fragiles de l’économie algérienne.
Celle-ci ne tient qu’à un seul fil : le prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux. Les cours du pétrole, qui affichaient hier 39 dollars le baril sur le marché new-yorkais, ont perdu plus de 100% de leur valeur en l’espace à peine de cinq mois (près de 150 dollars le baril en juillet 2008). Cet effondrement des prix du pétrole, combiné à une récession économique mondiale, aura, à coup sûr, pour conséquences une révision à la baisse des exportations algériennes en hydrocarbures et, logiquement, une réduction du volume des réserves de changes (138 milliards de dollars à fin novembre 2008), dont la moitié est placée en bons de Trésor à l’étranger. Le 21 décembre, le gouverneur de la Banque d’Algérie a reconnu ouvertement que « l’importante chute des prix du pétrole réduit de manière considérable les recettes d’exportation du pays et, partant, la capacité d’épargne budgétaire ». Et de prévenir : « Une faiblesse durable des prix du pétrole se traduirait donc par un fort amenuisement de l’épargne accumulée ainsi que par une baisse corrélative des réserves de changes. » L’effondrement des cours mondiaux du pétrole s’est traduit déjà pour l’Algérie par une baisse de ses recettes.

Cette décroissance est évaluée à 5 milliards de dollars depuis juillet jusqu’à maintenant, si l’on se réfère à des statistiques fournies début décembre par Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines. Les exportations hors hydrocarbures, elles, stagnent depuis déjà des années ainsi que le secteur de la recherche et du développement. Le taux de création d’entreprises en Algérie est des plus bas, soit 90 pour 100 000 habitants, alors que des pays voisins, à savoir la Tunisie et le Maroc, touchent la barre des 300 entreprises pour la même proportion d’habitants. Ce sont des chiffres fournis par des experts algériens qui démontrent que les indicateurs fondamentaux de l’économie demeuraient très fragiles en 2008, affaiblis davantage par la chute des prix du pétrole et la crise financière internationale. Au tableau de bord, une productivité à l’état de stagnation, un taux d’utilisation des capacités insignifiant, une croissance très faible en comparaison avec les ressources injectées. Le taux de croissance hors hydrocarbures, estimé par Ahmed Ouyahia, Premier ministre, à 6,3% en 2007, 6% en 2008 et 2009, égalise à peine la moyenne africaine qui est de 6,2%, se référant au dernier rapport économique sur l’Afrique, publié conjointement par l’Union africaine et la Commission économique pour l’Afrique. Cela dit, des pays africains développent une meilleure croissance que celle réalisée par l’Algérie, sans pour autant faire appel à des plans de relance. Dans l’édition 2008 des Perspectives économique globales, la Banque mondiale a prévu une « croissance à deux chiffres dans des pays qui ont su diversifier leurs exportations, comme la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ». Dans ces pays, « la croissance devrait faire un bond en 2008 pour atteindre 6,3%, contre 5,4% 2007 », si l’on se réfère à la même source.

Cela dit, tous les plans de relance décidés depuis déjà une décennie n’ont pu servir qu’à atteindre la moyenne africaine de croissance économique. L’Algérie « injecte 15% de son PIB pour faire 5% de recettes. Cet état de fait prouve que l’Algérie a une économie mal gérée, avec une mauvaise croissance », disent des experts algériens. Les responsables en charge des dossiers économiques, eux, continuent à nourrir l’optimisme démesuré, à l’heure où la crise financière internationale fait trembler les Etats les plus puissants.

Par Ali Titouche
Source: http://www.elwatan.com/L-economie-algerienne-en-2008-D
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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Mer Mar 11, 2009 5:53 pm

La finance islamique comme alternative au système de Wall Street

Jakarta, la capitale de l’Indonésie, a abrité au cours de la première semaine du mois en cours, la 5e édition du Forum économique islamique mondial.Le Forum a été une opportunité pour vulgariser les principes de la finance islamique, qui interdit les transactions ayant recours à l’intérêt et à la spéculation. Dans la déclaration finale, le Forum a appelé à «la promotion de la finance islamique en tant qu’alternative viable au système financier conventionnel». Il a notamment demandé «aux gouvernements et aux banques islamiques de développer les micro-crédits conformes à la charia» (la loi islamique) pour en faire bénéficier les entreprises des pays en voie de développement. En outre, les participants du Forum ont estimé que la finance et les banques islamiques doivent être développées comme une alternative au modèle financier de Wall Street, discrédité par la crise mondiale. Par ailleurs, une série de proposition a été recommandée pour sauver l’environnement économique mondial. Près de 1 500 représentants de 38 pays et des hommes d’affaires et investisseurs ont mis en cause le système financier actuel, présenté symboliquement comme étant celui de “Wall Street”, dans la crise mondiale. Contre “l’avidité débridée” du marché, selon le Premier ministre malaisien, Abdullah Ahmad Badawi, la Banque islamique de développement (IDB) est appelée à jouer un rôle moteur pour sa promotion alors que les encours de la finance islamique sont estimés entre 700 millions et un milliard de dollars. Le Forum a également appelé, dans sa déclaration, à maintenir l’élan pour l’ouverture des marchés face à la tentation du protectionnisme. “Tout le monde serait perdant dans une guerre commerciale”, a averti le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Pour des experts économiques, la montée de la finance islamique n’est pas le fait du hasard, c’est une conséquence directe de la crise financière et économique qui sévit actuellement. Contrairement à la finance conventionnelle, qui est périodiquement frappée par des crises plus ou moins sévères, la finance islamique est maintenant considérée comme un système financier stable capable de promouvoir la croissance et la création d’emplois stables. Elle exclut l’intérêt, la spéculation, le marché secondaire de la dette et se base sur les activités de production et de commerce réelles. Elle est immunisée contre l’expansion de l’usure et la spéculation, qui sont des caractéristiques de la finance conventionnelle et qui ont déstabilisé même les systèmes financiers les plus avancés. En effet, l’incertitude économique n’a jamais été aussi grave, l’instabilité financière a été un phénomène récurrent de l’histoire économique contemporaine, affectant divers pays de manière plus ou moins intense. La crise la plus dure a été la Grande dépression de 1929. D’éminents économistes qui ont vécu la période de la Grande Dépression ont tout fait pour établir un système bancaire capable de préserver la stabilité financière. A ce propos, les participants au Forum estiment que seul un système financier basé sur les principes islamiques pouvait être immunisé contre l’instabilité financière. La finance islamique est stable par nature Deux principes fondamentaux sous-tendent la finance islamique : le premier est qu’un système financier islamique est basé sur le commerce et la production et non sur l’intérêt, qui est banni ; le deuxième est qu’un système financier islamique basé sur le commerce sera immunisé contre l’instabilité, alors qu’un système basé sur l’intérêt est en soi instable et sujet à des pertes et à des crises répétitives. Un système financier islamique est défini comme un système où il n’y a pas d’actifs sans risque et où toutes les transactions sont basées sur le partage du risque et par conséquent du profit ou de la perte. De ce fait tous les actifs financiers sont des créances courantes et il n’y a pas d’instruments de dette avec un taux d’intérêt fixe ou variable. De ce fait le taux de rendement des actifs financiers est en premier lieu déterminé par le rendement du secteur réel. Dans une économie en croissance, les banques islamiques obtiennent toujours des rendements nets positifs. Dans un tel système seule la Banque centrale a le monopole de la création monétaire. Le taux d’intérêt ne peut être utilisé comme instrument de politique monétaire. La Banque centrale ne refinance pas les banques, comme c’est le cas en finance conventionnelle. Elle n’achète pas et ne vend pas d’instruments financiers aux banques. La Banque centrale doit appliquer des plafonds quantitatifs aux agrégats monétaires. Une telle politique a été efficace pour le maintien de la stabilité financière et l’exclusion des booms spéculatifs et de l’inflation même pour un système financier conventionnel. L’injection de liquidités se fait lorsque la Banque centrale procède à l’achat de devises, de l’or, ou de la dette de l’Etat non basée sur l’intérêt, mais indexée sur l’or, ou sur un panier de produits de base, ou sur un portefeuille d’actifs réels créés par l’Etat. Enfin, en finance islamique le crédit doit être basé sur l’épargne réelle. Les flux monétaires sont générés par les ventes de biens et services et transitent par le système bancaire pour les besoins des paiements ou des investissements. Les banques ne se concurrencent que pour les opportunités d’investissement réel, leurs ressources sont réinvesties dans des activités réelles. De ce fait la croissance économique est durable et ne comporte pas d’impact négatif sur la justice sociale puisque l’inflation ne peut pas être utilisée pour appauvrir les créanciers et les salariés et enrichir les débiteurs et les spéculateurs.
Synthèse Hamid Si Salem Le 11/03/2009
Source: LE MAGHREB Le Quotidien de l'Economie
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=16797
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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Jeu Mar 12, 2009 2:32 pm

COLLOQUE MAGHRÉBIN SUR LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES
Objectif : établir un rapprochement entre les banques et les PME

LES BANQUES de la place confèrent une importance capitale au financement des entreprises et notamment les PME. Elles ne cessent d'améliorer le catalogue de leurs produits et de leurs services à destination de cette catégorie de clientèle en engageant, aux côtés des pouvoirs publics, des institutions de soutien aux entreprises et des organismes de garantie, des politiques actives de crédit et d'accompagnement, notamment quand on sait que ce sont les entraves liées au financement qui sont la cause principale de la mortalité, souvent précoce de ces PME. C'est, dans ce contexte, que l'Association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef) a organisé,hier, conjointement avec l'Union des Banques maghrébines (UBM), sous le patronage de M. Karim Djoudi, ministre des Finances, un colloque maghrébin sur le financement de la PME à l'hôtel El Aurassi à Alger. En effet, la ligne de mire de ce colloque se résume à la consolidation de ces stratégies bancaires à l'adresse des PME et enrichir les instruments d'intervention des banques. Une rencontre technique et professionnelle permettant aux acteurs de la place bancaire algérienne et leurs partenaires de confronter leurs expériences avec leurs confrères maghrébins et européens, d'apprécier les évolutions récentes en la matière et de tirer les enseignements appropriés pour conforter leurs stratégies de financement des PME. Par ailleurs, ce colloque a regroupé plus de 130 banquiers et spécialistes dont une quarantaine venant des pays du Maghreb et d'Europe. Il s'est articulé autour des outils de financement de la PME et l'évaluation des risques, les mesures et techniques d'accompagnement des PME, les dispositifs de garantie des financements des PME ainsi que les expériences réussies de certaines banques dans le financement du tissu PME. Il est nécessaire de signaler, dans le même contexte, que l'Algérie semble être déterminée à apporter des solutions concrètes dans ce sens. A ce titre, il est utile de rappeler que les banques publiques sont susceptibles de recourir à des partenariats avec des étrangers pour les accompagner en matière de management afin de créer une filiale de capital investissement. Une annonce qui a été faite par le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, jeudi dernier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. L'objectif de cette mesure, selon lui, est de solutionner les problèmes de financement des petites et moyennes entreprises. D'autres mécanismes de financement ont été mis en place à l'image de la microfinance, qui a contribué à hauteur de 100 milliards de dinars au financement de l'économie, le leasing ou encore le marché obligataire qui a atteint un volume de financement de 200 milliards de dinars. Néanmoins, les besoins en financement nécessitaient, selon M. Djoudi, un nouveau mécanisme susceptible de garantir des financements à long terme. C'est dans ce cadre qu'a été créé le Fonds national d'investissement, dont les financements sont assurés par un capital de 150 milliards de dinars et avances du Trésor ainsi que les levées de fonds sur le marché obligataire. Ainsi le FNI assurera des financements, à long terme, à des projets publics ou privés considérés par les pouvoirs publics comme étant prioritaires, assurant une croissance des exportations hors hydrocarbures ou fortement pourvoyeur d'emplois. Le colloque, qui s'achèvera aujourd'hui, constituera une opportunité pour les établissements membres de l'Abef et de l'UBM en vue d'examiner ensemble l'impact des stratégies bancaires de financement et de développement des PME et de consolider ainsi l'espace de dialogue et de coopération technique qui lie la communauté bancaire algérienne à tous ses partenaires du Maghreb et d'Europe.
Zohir M.
Source: http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=16822
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MessageSujet: Re: Bourse vs Pas Bourse   Mar Mar 17, 2009 4:44 pm

Création de PME et résorption du chômage
Les banques joueront-elles enfin le jeu ?

Le 02-03-2009

Par Samira Imadalou

Au moment où le chômage continue d’affecter sérieusement les pays en développement en raison de la crise économique qui ne fait que s’aggraver, l’Algérie cherche à mettre en place une politique d’emploi et de lutte contre le chômage. Plusieurs mécanismes sont proposés à ce sujet. Le cap est principalement mis sur la création d’entreprises. L’option n’est donc plus à la prise en charge sociale des jeunes chômeurs mais à l’encouragement de l’investissement pour la création de PME. Une manière aussi d’assurer l’après- pétrole. «La PME en tant que génératrice de richesses et créatrice d’emplois est à même d’assurer l’avenir du pays.»
«Nous sommes le premier secteur interpellé pour assurer l’après-pétrole», a d’ailleurs déclaré un représentant du ministère de la PME et de l’Artisanat récemment. Et de rappeler les efforts du gouvernement pour la facilitation de la création et du renforcement des PME. Les responsables chargés du dossier de l’emploi n’ont cessé pour leur part de souligner la nécessité d’accorder plus de place et plus d’importance aux dispositifs de lancement d’investissements par les jeunes diplômés. Le salon de l’emploi organisé, à Alger, la
semaine dernière a été l’occasion de revenir sur cet épineux dossier. Les banques ont été à nouveau interpellées pour contribuer efficacement à la résorption du chômage. Lequel affecte davantage les zones rurales. Car, même si les chiffres officiels parlent de la baisse du taux de chômage à 11% en 2009, la situation sur le terrain reste critique puisque l’informel l’emporte sur le formel. En d’autres termes, la grande majorité des emplois pris en considération dans le calcul du taux de chômage sont précaires. Le défi consiste donc à améliorer l’emploi sur le plan qualitatif et non seulement en termes de quantités. La solution qui se présente pour le gouvernement reste le soutien financier aux jeunes porteurs de projets. Dans ce cadre, des conventions ont été signées
mercredi dernier à l’occasion du Salon sur l’emploi entre les dispositifs d’emploi relevant du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et les cinq banques publiques.
Ces conventions ont été conclues entre l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) d’une part, et la Banque nationale d’Algérie (BNA), la Banque de développement local (BDL), la Banque extérieure d’Algérie (BEA), le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Banque de l’agriculture et de développement rural (BADR). Conformément à ces accords, les banques sont appelés à accompagner les jeunes promoteurs lors des différentes étapes de la création de la microentreprise, notamment celle du montage financier du projet. Les nouvelles mesures prévoient ainsi de réduire à moins de deux mois la durée de traitement des dossiers des jeunes promoteurs au niveau des banques. Ces dernières ont en effet souvent mises à l’index par les porteurs de projets et même par les grands investisseurs. «Elles ne nous facilitent pas la tâche. Elles bloquent nos projets.» Cette phrase revient comme un leitmotiv chez les opérateurs économiques. La situation se présente d’autant plus difficile chez les jeunes promoteurs dont les dossiers tardent à être traités et remis en fin de compte aux calendes grecques. Verra-t-on à moyen terme l’élimination des obstacles bureaucratiques et autres entraves pour permettre aux jeunes chômeurs de créer leurs propres entreprises et de contribuer ainsi au développement économique ? Les banques joueront-elles enfin le jeu ? Ciblera-t-on les projets innovants ? Mettra-t-on réellement le paquet pour la formation des promoteurs ? Ce sont des solutions qui s’imposent pour mener à bon port cette politique et l’ensemble des acteurs sont appelés à y contribuer en respectant les accords. Car, les accords et directives, ce n’est pas ce qui manque mais c’est l’application efficace qui fait cruellement défaut.

Source: http://www.latribune-online.com/suplements/economiesup/12729.html
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