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 L'Algérie meurtrie

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widedangel

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mar Juin 23, 2009 11:28 pm

Allah yerhemhoum w y seber leur famille.
A quand cette boucherie.......est ce que ca finira un jour????
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Parodie

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mer Juin 24, 2009 8:38 am

Comme avant 1999, sinon pire !

Par Hakim Laâlam

Scandales en série pour le Onze égyptien. Après avoir
perdu face à l’Algérie, plusieurs joueurs se sont fait
dépouiller par des prostituées en Afrique du Sud.
Décidément, les Pharaons sont dans une mauvaise…


…passe !

J’étais en train de lire des dizaines de messages en provenance de citoyennes et de citoyens de Bordj- Bou-Arréridj. Tous tenaient à communiquer une information, forcément recoupée puisque ces amis racontaient le même fait, à un ou deux détails insignifiants près : les Bordjiens sont peu, très peu sortis fêter leur équipe nationale. Quelques voitures ont bien effectué deux ou trois tours, mais ont dû rentrer dare-dare au garage devant l’ambiance morose, terne, endeuillée qui régnait dans cette ville et dans toute la région. Les Bordjiens n’avaient visiblement pas le cœur à la fête. Et leur retenue, leur élan respectueux et honorable envers la mémoire des gendarmes et des citoyens tués par Al-Qaïda à Bordj me poussaient à évoquer tout cela ici, dans cet espace. J’allais donc y consacrer ma chronique. J’allais le faire. Je ne l’ai pas fait. Parce que dans le flux de mes messages, s’est soudain glissée cette dépêche : «5 gardes communaux assassinés lundi à l’aube par un groupe terroriste dans la région de Khenchela.». J’ai laissé tomber Bordj. J’ai lorgné ma calculette. Celle qu’Abdekka et sa cour m’ont demandé il y a plusieurs années déjà de ranger définitivement, parce que, expliquaient-ils pleins d’enthousiasme vrai ou feint, «il n’y a plus de compte morbide à faire, la paix est revenue et le terrorisme n’est plus ce qu’il était». Et puis, merde ! C’est ma calculette. J’en fais ce que je veux. Et mes doigts courent sur les touches. 24+10+5+2+4+… Bon Dieu ! Mais qu’est-ce que je suis en train de faire ? Je compte les morts ? Et la paix ? La paix enfin revenue ? Désolé, mais la mort est là tous les matins. Les morts. Quelle est la différence entre les nombreux morts d’avant 1999 et les nombreux morts d’après 1999 ? Une petite différence. Une seule différence. Depuis 1999, y a juste un monsieur moustachu, les yeux sévères quand il nous regarde et attendris lorsqu’il les pose sur son petit neveu, et ce monsieur sévère pique des colères très sévères dès que des gens qui ne sont ni ses neveux ni des membres de sa famille osent lui dire que la situation sécuritaire ne s’est franchement pas améliorée. Bien au contraire, elle aurait tendance à s’aggraver à la vitesse grand V. Eh ben tant pis pour Monsieur Sévère ! Nous sommes en 2009. L’Algérie compte ses morts tous les matins. Et dire, oser dire aujourd’hui, entre deux djanazat à B.B.A. et à Khenchela, que «la situation aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle d’avant 1999», c’est, à mes yeux, proprement scandaleux. Et même assassin ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/24/hakim.php
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Parodie

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mer Juin 24, 2009 8:42 am

Actualités : INDEMNISATIONS
Même pour les terroristes en activité


L’Etat algérien n’est vraiment pas avare en largesses à l’endroit des terroristes. A en croire Echourouk, qui a tendu le dictaphone à Merouane Aâzi, le président de la cellule d’assistance juridique dans le cadre de l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, les indemnisations des victimes de «la tragédie nationale» viennent d’être étendues aux terroristes qui ne sont ni déclarés morts, ni disparus. Autrement dit, y compris ceux qui sont toujours en activité. Ahurissant !
Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - Selon l’interlocuteur d’ Echourouk, ce nouvel état de fait est établi par une instruction présidentielle, laquelle a statué sur des indemnisations tous azimuts. C’est-à- dire, qui bénéficient sans distinction aux familles des terroristes. Que ces derniers aient été éliminés, portés disparus, repentis ou toujours sévissant dans les maquis. L’instruction présidentielle dont il est question élargit également l’éventail des familles éligibles aux indemnisations. Dans un premier temps, les indemnisations n’étaient octroyées qu’aux familles des «victimes de la tragédie nationale» dont le revenu mensuel était inférieur au salaire national minimum garanti (SNMG). L’instruction présidentielle est venue, explique Merouane Aâzi, corriger cette situation, en statuant que les indemnisations englobent toutes les familles des «victimes de la tragédie nationale», indépendamment de leur situation sociale et de leurs revenus mensuels. Selon Merouane Aâzi, l’instruction présidentielle permet également d’alléger les procédures administratives que les familles postulant aux compensations financières doivent accomplir. Ainsi, contrairement aux dispositions passées, les familles demandeuses d’indemnisations ne se tracasseraient plus à fournir le fameux procès-verbal établissant le décès ou la disparition de leurs enfants. «Une intervention directe du président de la République a permis de régler le problème des personnes dont les noms ne sont ni inscrits sur les listes des terroristes abattus dans le cadre de la lutte antiterroriste ni portés sur les listes des disparus », a soutenu le président de la cellule d’assistance juridique instituée dans le cadre de l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui officie en tant que structure de médiation entre les familles des «victimes de la tragédie nationale» et les pouvoirs publics. D’après Merouane Aâzi, l’instruction présidentielle a permis d’indemniser 4 000 autres familles de «victimes de la tragédie nationale», ce qui porte leur nombre à 11 000 au total. Cette diligence à chérir les familles des terroristes contraste, malheureusement, avec l’extrême insouciance à l’endroit des Patriotes et de leurs familles dont la majorité se débat dans les pires difficultés du quotidien. Pendant que les familles des terroristes qui ne se sont pas repentis, ni portés morts ou disparus, c'est-à-dire ceux pouvant être encore en activité, empochent le pactole, les familles, des Patriotes, les Patriotes eux-mêmes, se contentent de faire avec la promesse qui leur est faite d’examiner leur situation. Le Premier ministre, présentant le plan d’action devant le Parlement, avait réitéré la promesse de cette prise en charge. Sans plus. C’est comme si, s’agissant de ces valeureux Algériens qui ont vaillamment défendu la République contre les assauts des hordes terroristes, rien n’urgeait. Toute l’attention est braquée sur les terroristes et leurs familles. L’Etat agit comme s’il est tenu d’honorer un deal passé avec le terrorisme. Il fait pire, en modulant la charte pour la paix et la réconciliation nationale selon l’exigence de la compromission. Pour ce faire, il faut le dire, le président de la République avait pris le soin d’épiloguer le texte de la loi par un article lui conférant la prérogative d’énoncer toute mesure qu’il jugera à même de restaurer la paix. L’instruction qu’il vient de promulguer fait partie de ces mesures. En effet, la décision prise d’indemniser, sans discernement, les familles des terroristes ne saurait se comprendre comme un simple texte d’application pris dans le cadre de l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. C’est une mesure qui va au-delà des dispositions de la loi en question. Une loi dont le délai de vigueur a, il y a lieu de le répéter, expiré il y a belle lurette. Et, à notre connaissance, elle n’a pas fait officiellement l’objet de prorogation. La loi portant charte pour la paix et la réconciliation nationale vit de reconduction tacite. Maintenue en vigueur, en dépit de l’expiration des délais qui lui étaient impartis, cette loi ne semble pas pousser au dégarnissement des maquis terroristes. L’horrible carnage qui a coûté la vie à 18 gendarmes à Bordj-Bou-Arréridj le mercredi dernier, l’assassinat, lundi, de cinq gardes communaux à Khenchela et les attentats tout aussi sanglants qui ont marqué le début de l’été attestent, en tout cas, du contraire. Alors une seule question se pose : jusqu’à quand l’Etat continuera-t-il à accorder une prime à la nuisance terroriste ?
S. A. I.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/24/article.php?sid=84909&cid=2
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chichi

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mer Juin 24, 2009 12:41 pm

Actualités : DANS UN ENREGISTREMENT VIDÉO D’UN DE SES RESPONSABLES
Al-Qaïda veut mettre l’Algérie à feu et à sang

Al-Qaïda a diffusé, hier, sur Internet sur les sites partisans de son terrorisme à travers le monde, l’enregistrement vidéo d’un discours de l’un de ses principaux dirigeants centraux, Abou Yahia Al-Libi, particulièrement venimeux à l’égard de l’Algérie.
D’une durée de 35 minutes, l’intervention, intitulée «L’Algérie, entre le sacrifice des parents et la fidélité des enfants», est exclusivement axée sur l’Algérie et à travers laquelle Al-Qaïda appelle, sans détour et de la manière la plus brutale, à mettre le pays à feu et à sang. Après des généralités d’usage sur les vertus et la nécessité du «djihad» de manière générale, le chef terroriste, d’origine libyenne, s’adresse directement au «peuple algérien». Il commence par caresser dans le sens du poil en glorifiant la résistance du peuple algérien et la guerre de Libération nationale sur fond d’images de la répression coloniale contre des civils. Comme tout islamiste qui ne craint pas le ridicule, il marche sur les traces du FIS dissous en attribuant le recouvrement de l’indépendance à un djihad basé, orienté et mené sur un fondement strictement religieux dans le but d’instaurer un «Etat islamique» ; lequel Etat n’a pas été édifié à cause des «héritiers de la France» qui sont au pouvoir. Et c’est, selon lui, la raison du «djihad d’aujourd’hui» que conduit Al-Qaïda au Maghreb pour restituer l’Algérie à l’Islam, amenant le «sang d’aujourd’hui à rencontrer celui d’hier». Ce discours, dont a usé et abusé le FIS et qui était omniprésent dans la littérature de l’AIS et de la Djaz’ara, n’a jamais trouvé de contradicteurs crédibles parmi les historiens ou les autorités officielles pour y mettre un terme définitif afin que des énergumènes du genre de Abou Yahia Al-Libi n’aient plus à y puiser sans que n’apparaisse clairement leur imposture. Pourtant, au moins deux arguments existent et sont à portée de la main pour leur apporter la contradiction une fois pour toute. Le premier est la sentence du plus grand partisan de l’islamisme post-indépendance en Algérie que tous les islamistes algériens reconnaissent comme leur maître : Abdellatif Soltani. Il avait, dès le début des années 1970, dans son livre Sihem elislam (les flèches de l’islam), édité au Maroc, cassé à sa manière le tabou. Il a écrit que la guerre de Libération nationale n’a pas été un «djihad» au sens religieux. Selon sa formule, elle a été faite au nom d’un arbre et une pierre (entendre la patrie) et non de «Allah Akbar» et les maquisards de la guerre de Libération nationale ne doivent pas être considérés comme des «moudjahidine» et idem pour les «chouhada» (martyrs). Le deuxième argument sur lequel personne n’a encore sérieusement travaillé est le fait que le «groupe des 22», qui a été à l’origine du déclenchement de la guerre de Libération nationale, était issu de l’OS (Organisation secrète), créée par le PPA lors de son dernier congrès. Ce même congrès a adopté une résolution par rapport à la religion. Il est dit textuellement que le nationalisme algérien n’est pas une sorte de contre-croisade. Si la lutte nationale tend à libérer le culte musulman des entraves colonialistes, le Mouvement national algérien ne doit pas être confondu avec une organisation religieuse ; de même, il ne faut pas confondre nationalisme et islam. Il faut dissocier la conscience nationale de la conscience religieuse. La qualité d’Algérien ne dérive pas de la religion, pas plus qu’elle ne dérive de la race. Le silence entretenu sur cette question par les autorités officielles et académiques, aussi bien du temps du FIS ou aujourd’hui avec Al-Qaïda, n’a que trop duré alors que l’abcès aurait dû être crevé, au moins depuis la parution du livre de Abdellatif Soltani. C’est parce que les islamistes se sont autoconvaincus que l’indépendance nationale a été arrachée grâce à leur idéologie, qu’un Abou Yahia Al-Libi s’autorise dans son discours diffusé hier de faire le parallèle entre les valeureux maquisards de la guerre de Libération nationale et ses terroristes criminels d’Al-Qaïda au Maghreb, qualifiés des «meilleurs fils du peuple algérien ». Leur adressant un profond «salut» d’une manière qui se veut retentissante, et particulièrement à Droukdel, il lance un appel aux jeunes pour les rejoindre tout en les encourageant à accentuer les activités terroristes et à tuer à ne plus en finir : «Poursuivez votre campagne contre les ennemis de Dieu parmi les héritiers de la France et ses esclaves. Attaquez-les dans leurs casernes et détruisez-les sur leurs têtes. Ciblez-les dans leurs camps et leurs citadelles, et particulièrement les services de renseignement». Et tout autant, il appelle tous les «musulmans de l’ensemble du Maghreb à soutenir leurs frères moudjahidine dans l’Algérie du sacrifice et de tout faire pour éviter la dispersion qui ne profite qu’aux régimes en place qui s’en réjouissent». «Le djihad en Algérie est la porte de l’espoir pour en finir avec les régimes injustes qui ont rempli leurs prisons avec vos jeunes, vos enfants et même vos femmes et qui vous font subir leurs armées, leur police et leurs services de renseignements ». Il considère que «l’Algérie n’est qu’une étape» et c’est Dieu qui a fait de Droukdel un dirigeant pour mener ce combat. Il appelle les Maghrébins à rejoindre en masse les terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb : «Unifiez-vous à eux vos efforts, intégrez à eux vos forces, rassemblez vos rangs sous leur bannière, sous leur commandement et leur émirat». Interpellant les «oulémas, poètes, littérateurs de la Mauritanie de la science religieuse », pour soutenir leurs «frères et voisins» envers qui ils ont le devoir de le faire. Il appellera la jeunesse du Maroc à «secouer le trône du roi et à détruire son pouvoir» et d’être pour ses «frères en Algérie un soutien et une assistance ». «Rangez-vous derrière eux», ils sont la porte de la conquête pour vous et pour eux.» Il lancera le même appel aux autres pays du Maghreb auxquels il ajoutera le Mali et le Niger. Ce discours, qui en lui-même est un grand satisfecit adressé à Droukdel, n’est pas seulement une totale approbation des crimes ignobles d’Al- Qaïda au Maghreb. Etant le premier du genre, appuyé par des interludes religieux tout au long des 35 minutes qu’a duré l’intervention, dit par une voix aux intonations qui ressemblent à celles de la voix de Zawahiri, ce discours a tout l’air de marquer le début d’un tournant dans le parcours d’Al-Qaïda au Maghreb. Il est tout simplement annonciateur de nouveaux drames à venir.
Mohamed Issami

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/24/article.php?sid=84918&cid=2
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BlackJack

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mer Juin 24, 2009 1:10 pm

chichi a écrit:
Actualités : DANS UN ENREGISTREMENT VIDÉO D’UN DE SES RESPONSABLES
Al-Qaïda veut mettre l’Algérie à feu et à sang

Al-Qaïda a diffusé, hier, sur Internet sur les sites partisans, bla bla bla...

Mohamed Issami

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/24/article.php?sid=84918&cid=2


Je trouve cet article ignoble, ce journaliste (ISSAMI) ne fait que relayer la propagande et arguments d'El Qaida pour justifier le Djihad. Il aurait pu s'abstenir d'aller dans le détail des dires de l'enturbanné terroriste ou alors il aurait dû répliquer aux arguments justifiant le Djihad.
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sangi

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Jeu Juin 25, 2009 1:14 am

j'ai lu il y a quelques jours un article sur TSA ou madani mezrag menaçait dans sa dernière sortie médiatique de prendre les armes parce que l'état algerien n'a pas tenu ses promesses par rapport aux lois régissant la charte..... ahhhh les affairistes et vive le chantage, comment voulez vous que la populass n'en fasse pas autant ....... Exclamation
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Jeu Juin 25, 2009 7:43 am

Actualités : Pause-Café
Vox Populi : Ne banalisons pas la mort…

Les tangos continuent leurs carnages à l’encontre des enfants de ce pays, en face un Etat pas du tout avare de largesses pour ces énergumènes de la pire espèce, mais ce qui est ahurissant, c’est le silence des officiels.
Niet pas un mot de condoléances, pas une déclaration de compassion pour les familles de ces braves qui sont morts ; bonté divine, ce sont des Algériens qui ont péri en servant leur patrie, des vies brisées à jamais, des veuves, des orphelins et des parents qui auront tout le mal du monde à étancher leur chagrin ; alors un mot de soutien du président n’aurait pas été de trop. Je me demande combien nous devrons encore payer pour la politique de réconciliation, surtout qu’on a touché le fond en déconsidérant totalement nos morts ?
A toutes les familles des martyrs de BBA et de Khenchela ; Allah yarhamhoum. Courage.
Habib (Aokas)
P. S. : Vous êtes nombreux à continuer à réagir aux carnages de BBA et Chachar. Cela prouve que vous n’êtes pas morts !

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/25/article.php?sid=84961&cid=2


Dernière édition par Parodie le Jeu Juin 25, 2009 8:27 am, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Jeu Juin 25, 2009 7:46 am

Aâlay’ha nah’ya, aâlay’ha namout !

Par Hakim Laâlam

Affaire des joueurs égyptiens dépouillés par des prostituées en
Afrique du Sud. Témoignage accablant des péripatéticiennes
incriminées : «les Pharaons n’ont…


…cadré aucun tir !»

Maintenant, les choses sont claires, car dites officiellement. Le régime indemnisait les tangos morts, les tangos disparus. Aujourd’hui, il nous annonce, la fleur au fusil déchargé, qu’il indemnise aussi les tangos en activité. Pas d’équivoque possible. Le terrorisme en activité est donc rémunéré par la république. Mais, si c’est clair comme de l’eau de roche du maquis, il reste tout de même des difficultés à aplanir. Des difficultés qui pourrissent la vie déjà assez dure comme ça de nos frères des montagnes. A quel moment du mois doivent-ils aller toucher leur indemnité ? Avant une descente dans un bar, au beau milieu d’un raid contre un village ou après avoir trucidé une section de gardes communaux et les avoir dépouillés de leurs tenues, de leurs armes et de leurs appareils de transmission ? Plus problématique encore ! Lorsque les frères des montagnes attaquent un bureau de poste pour le dévaliser, doivent- ils en profiter pour demander à l’opératrice de leur verser leurs indemnités, ce qui leur éviterait de revenir par la suite le faire, ou doivent-ils faire montre de discipline et de sens civique en ne mélangeant pas les missions, l’attaque à main armée et la perception d’un mandat indemnitaire ? Autre volet non moins embarrassant pour nos frères indemnisés : si pour leurs collègues morts ou disparus la question ne se pose plus vraiment, est-ce que pour eux, tangos vivants, bien vivants, bons vivants et hyperactifs des primes sont prévues ? Eh oui ! On ne peut pas indemniser de la même manière, selon les mêmes barèmes un terroriste mort, disparu ou en exercice. Un frère actif est en droit de réclamer des primes. Le code du travail, les conventions collectives et les documents ayant sanctionné les différentes tripartites sont très clairs. Il y a des primes de pénibilité. Il y a des primes de risques. Il y a des primes de travail posté. Il y a des primes de rendement. Individuel et collectif. Il y a des primes de fin d’année. Il y a des primes d’assiduité. Et je dois avoir oublié quelques autres primes en route. En fait, il ne suffit pas de venir nous dire que les tangos en activité ont eux aussi droit à une indemnisation. Il faut nous en donner le détail afin que nous soyons rassurés quant à l’avenir de cette frange indissociable de notre société. Car, s’il parvenait à mes oreilles de citoyen chatouilleux qu’un des droits ou qu’une des primes de mes frères des montagnes n’aurait pas été pris en compte dans le calcul de leurs indemnités, je serais prêt à sortir dans la rue pour leur manifester tout mon soutien. Aâlay’ha nah’ya, aâlay’ha namout ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/25/hakim.php
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Jeu Juin 25, 2009 8:07 am

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/25/article.php?sid=85004&cid=8

Extraits:
(...) «Comment assurer une bonne transition en gardant l’Algérie entre de bonnes mains et en chargeant M. Belkhadouyahi d’endormir le peuple en lui racontant que le frère n’est pas le fils, ni le saint esprit d’ailleurs» La formule choqua le représentant du parti islamiste, un certain Bou Guerre Et Conflis En Tout Genre qui hurla au complot chrétien :
- Mais vous êtes dingue ! Il n’est pas question de parler de trinité dans le titre de ce rapport !
- Et que proposez-vous, ya si El fahem ?
- Quelque chose de plus simple, comme «Khouk khouk, la yoghor bik sahbek» (Ton frère restera ton frère, quoiqu’en dise ton ami !)
- C’est du n’importe quoi !
- Alors, je propose : «Belkhadouyahi, on connaît ! Parions sur le frère : il y a 50% de chances qu’il soit bon ! - Et les autres 50% ?
- On s’en fout ! Car, avec Belkhadouyahi, ont est sûr que ce n’est bon qu’à 20% ! Et encore ».
(...)
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Sam Juin 27, 2009 8:50 am

Plaidoyer pour le libre exercice syndical

Par Hakim Laâlam

Michael Jackson est mort.


Tchao Bambi !

L’affaire commence à faire grand bruit. Des terroristes repentis se sont vu refuser la création d’un syndicat autonome afin de garantir leurs droits inaliénables. C’est terrible ! L’Algérie régresse ! De quel droit interdit-on à des tangos de pratiquer de manière autonome l’exercice syndical ? D’autant plus que les frères des montagnes, à l’origine de cette initiative pour l’heure bloquée, ont fait montre d’une ouverture d’esprit assez frappante pour être signalée ici. Ainsi, ils ne se disent pas opposés au fait que certains de leurs compagnons d’armes optent pour le syndicat officiel, l’UGTA. Tout en reconnaissant le libre choix pour tous, ils précisent juste qu’eux, anciens du GIA, du GSPC et d’Al-Qaïda, préfèrent inscrire leur action dans le cadre d’un syndicat autonome. Un syndicat qu’ils disent ouvert à toutes les bonnes volontés, ces mêmes bonnes volontés qui ont animé des années durant, de manière aussi remarquable la vie au maquis. Alors, pourquoi ces blocages inexplicables pour le commun des mortels ? Les tangos sont prêts à se conformer aux textes en vigueur en matière de création d’une association à vocation socioprofessionnelle. Ainsi, ils ont d’ores et déjà désigné un bureau afin de préparer comme il se doit leur premier congrès et l’élection des différentes structures devant constituer leur futur syndicat. Ils espèrent surtout une évolution rapide de la position de l’administration sur cette question, car la date de la prochaine tripartite Gouvernement, Syndicats et Patronat, même si elle n’a pas été officiellement annoncée, approche à grands pas, et le syndicat des frères des montagnes espère siéger ce jour-là au même titre que la Centrale. Car ces animateurs estiment, à juste titre, que des questions aussi brûlantes que la revalorisation de leurs indemnités indexées sur un coût de la vie réactualisé sur ces deux dernières années — période marquée par une flambée des prix elle-même accentuée par la crise financière mondiale — ne peuvent se traiter ni être examinées sans leur présence à la table des négociations. Ce qui me semble être une revendication raisonnable, logique et correspondant tout à fait à l’esprit et à l’air du temps. Cet air qui peut vous sembler vicié et pourri aujourd’hui, mais que l’on vous obligera quand même à respirer demain. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/06/27/hakim.php
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mer Juil 01, 2009 8:07 am

Le pays T'chekoupi et sa gravité

par Kamel Daoud
Il y a l'Utopie, il y a l'Uchronie et il y a le T'chekoupi. Un mot algérien pour désigner un univers né du croisement d'un jeu de dés et d'un piège à rats.

L'Utopie, depuis les rêves grecs, le fantasme d'El Farabi ou la cité d'Augustin le Saint, est le pays sans lieu, ni géographie. Le pays qui descend du ciel mais n'arrive jamais à terre. Le but du voyage sans bout. Le rêve de la raison sans rivale.

L'Uchronie est le pays sans temps ou hors du Temps. Le pays connu du « Il était une fois... », le lieu virtuel du delta X mathématique, l'endroit des couples amoureux qui deviennent éternels et des poèmes qui ne peuvent plus toucher le sol tellement ils sont beaux. C'est le monde décalé des archétypes, des éternels platoniciens, des Chiffres absolus, le monde de « l'en soi », des noumènes de Kant.

Le T'chekoupi est un pays sans les deux (Sans la géographie et sans le Temps), mais qui existe quand même. Pour être clair, c'est le pays perpendiculaire et parallèle où vit désormais Khalifa Abdelmoumène. Car, Khalifa n'est plus à Londres et n'y sera plus jamais, selon de succulentes rumeurs. Même rapatrié en Algérie, ce ne sera jamais lui, mais une doublure affligeante repêchée en mer, et payée pour grimacer lors de l'extradition supposée réelle. Le pays de T'chekoupi est même vaste et très miséricordieux pour les gens comme Khalifa. Des gens l'y attendent, d'autres lui y rendront visite dans peu de temps. T'chekoupi accueille comme le Paradis, toujours vaste pour ceux qui ont perdu la vie en espérant gagner le droit d'être éternisé comme un arôme. On y retrouve Rafik, mais aussi Boumâarafi, Boulemia le tueur de Hachani, quelques ex-directeurs de banque des années 90, l'avion qui a rapatrié Nezzar à l'époque de sa fuite de France vers l'Algérie, le tueur de Melici, des ministre liquidés par Boumediene, l'empoisonneur supposé de Boumedienne lui-même et l'assassin de Hasni et de Mâatoub, et encore le Colombien Zendjabil et quelques Emirs de l'AIS. Un pays VIP avec l'immunité et l'impossibilité pour la Justice et la Vérité d'y entrer et de demander leurs noms aux habitants choisis de ce lieu.

T'chekoupi existe même s'il est indétectable. Tout le monde en ressent l'ombre glissante sur les sols quand il s'interpose entre nous et le soleil. Il ressemble un peu à l'île volante de Oliver Swift et de Mayasaki le visionneur japonais. C'est un peu Alâm El Mithal des mystiques perses, un peu la banque suisse des ex-dictateurs, un peu les Caraïbes pour les gens gênants. Car, sans l'utopie, l'histoire n'a pas de sens et sans le pays de T'chekoupi, rien n'expliquera pourquoi on n'a jamais vu Boumâarafi, par exemple, depuis son procès. C'est là qu'il vit, encore derrière un rideau auquel nous tournons tous le dos imprudemment.

Dans le pays de T'chekoupi, la gravité est nulle, même si les actes commis sont très graves, tout est gratuit comme une figue mûre qui tombe dans la bouche d'un passant, il n'y a plus de dossiers mais seulement des chaises longues, les cartes d'identité sont toutes neuves, les bouches sont cousues. On n'y fait rien d'autre que d'oublier lentement en se faisant oublier. Tout le monde y est invisible, car le pays de T'chekoupi est invisible. C'est son trait de génie : être en même temps perpendiculaire mais ne jamais croiser personne. Mami a failli y entrer sur recommandations mais, en dernière minute, les Français l'ont réclamé.

La seule dynamique de groupe des gens qui vivent dans ce pays gratuit, c'est la moquerie. On s'y moque de nous les Algériens comme pas possible : on y rit parfois si longuement et si haut qu'on se sent, en bas, chez nous, les réels au forfait, comme les singes de la Chiffa, mais en plus nombreux.

L'utopie explique l'Histoire.

L'uchronie explique les contes et le reste des histoires.

T'chekoupi explique l'Algérie, l'impunité, la complicité et tout ce qui commence par un meurtre ou un hold-up et se termine par un thé.
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5123277
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Sam Juil 04, 2009 6:21 pm

Pause-Café
Gavroches des mers

Je comprends que des chômeurs, des jeunes en proie à la mal-vie, en soient réduits à courir derrière le rêve de l’eldorado européen !
Je comprends ces quinquagénaires qui veulent aller là où l’on reconnaîtra leur vraie valeur et qui tentent, pour cela, l’incroyable aventure de la harga !
Je comprends ces médecins qui achètent une place dans les barques de la mort pour aller faire soignants ou aidesoignants dans un pays «normal» !
Je comprends ces footballeurs, ces femmes, ces Algériens de tous bords et de tous les horizons, qui peuplent les rivages de l’espoir…
Mais, dites-moi, s’il vous plaît, dites-moi ce que fait un môme de 14 ans dans l’embarcation qui voguait, l’autre jour, vers la Sardaigne ? Pourquoi, à cet âge là, vouloir quitter son pays ?
Un pays que fuient même ses enfants de 14 ans est un pays qui a son avenir derrière lui. Un jour, même les bébés qui viendront au monde seront miraculeusement dotés de la parole pour crier : «Harga ! Harga ! Harga !»
Ils auront compris, déjà, ce qui les attend !

«La force et la faiblesse des dictateurs est d'avoir fait un pacte avec le désespoir des peuples.»
Bernanos (Georges)


http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/07/04/article.php?sid=85328&cid=2
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Ven Juil 10, 2009 11:22 am

Si seulement...

par Ahmed Saïfi Benziane.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5123735
Extraits :
Citation :
Si l’on pouvait se réveiller chaque matin dans une ville propre, sans ruisseaux chargés de saleté, dégoulinant le long des trottoirs et débordant sur la chaussée, sortant des commerces soucieux de la seule propreté de leurs locaux.

Si l’on pouvait éviter le squattage des trottoirs par des cageots nous obligeant à marcher hors normes, au risque de se faire renverser par un fou du volant ou un autobus privé de normes. Si l’on pouvait faire travailler des équipes de nettoyage habillées de gilets orange visibles de loin, les mains posées sur leurs instruments par manque de chefs ou assis tailleur le dos au moindre mur de passage sur leurs parcours, palabrant à longueur de journée. Si l’on pouvait faire cesser les odeurs nauséabondes de poissonniers qui passent leur journée à arroser d’eau leurs poissons en pleine chaleur d’été. Si l’on pouvait seulement placer des buses plus larges pour évacuer nos eaux usées à récupérer aux embouchures pour les recycler et les réutiliser. Si les poubelles vertes d’importation étaient régulièrement vidées par les services communaux. Si chaque quartier était doté d’une piscine municipale entre un stade de football grillagé et une mosquée. Si, si et encore si... on aurait des visages rayonnants qui n’auront pas peur de bien s’habiller par peur de se salir ou de plisser les sourcils à chaque image mal vue. On aurait des arbres et des fleurs partout et tout le temps sans avoir besoin de les faire pousser uniquement lorsqu’un dignitaire d’un régime bananier passe par la région. On aurait des enfants qui ne manifestent aucune violence dans leurs regards juvéniles faits pour la curiosité d’en savoir plus et plus encore. On aurait des visages d’hommes bien rasés et ceux de femmes superbement et discrètement maquillés, les cheveux aux quatre vents. On aurait des rues qui invitent le passant à s’y attarder parce que belles et alignant des immeubles maintes fois repeints pour le bonheur du regard et pour le malheur des cafards et autres insectes qui aspirent notre sang. On aurait des anges parmi nous sur une terre paradisiaque et des écoles moins bruyantes, sentant l’encre et la craie. Mais pour lever les réserves de tous les si et de l’espoir qui les accompagne, il faut aussi des responsables à la place des chefs qui arrêtent de jouer à la course au trésor, cachant mal leurs incompétences ou se souciant de leurs seuls quartiers résidentiels, des routes qu’ils empruntent pour rejoindre leurs bureaux inhumains. Il faut un peuple qui cesse de geindre et qui commence par dénoncer dans le cadre qui lui sied tous les abus et autres mépris affichés contre lui. Dire combien cette terre lui revient sans penser à la quitter un jour pour aller savourer le parfum des autres, faits pour les autres et seulement pour eux.
(...)

Citation :
Car l’Algérie ne peut plus appartenir aux mêmes plus longtemps, plus aux mêmes discours qui ont légitimé les maux auxquels elle s’est exposée. Plus à la même Histoire racontée par des meddahs sans bendirs. Plus aux mêmes pratiques sans Etat par cécité qui empêche de voir d’autres horizons devant et plus loin derrière. Beaucoup plus loin. Et c’est ce qui peut expliquer pourquoi nos villes sentent si mauvais, que nos façades sont si sales, que nos rues se tordent, puisque personne n’en veut.
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Ven Juil 10, 2009 3:25 pm

mais c'est notre voeu à tous que de vivre dans un cadre agréable mais nous ne faisons rien pour.je viens de rentrer chez moi et que vois je sur le palier le pot de la petite du couple d'en face
hauts cadres de la nation, pourquoi, comment, allez savoir que fait cette petite chose sur le palier.
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Eos

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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Ven Juil 10, 2009 6:52 pm

Un pot de fleur ?
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Ven Juil 10, 2009 7:41 pm

Parodie a écrit:
Si seulement...

par Ahmed Saïfi Benziane.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5123735
Extraits :
Citation :
Si l’on pouvait se réveiller chaque matin dans une ville propre, sans ruisseaux chargés de saleté, dégoulinant le long des trottoirs et débordant sur la chaussée, sortant des commerces soucieux de la seule propreté de leurs locaux.

Si l’on pouvait éviter le squattage des trottoirs par des cageots nous obligeant à marcher hors normes, au risque de se faire renverser par un fou du volant ou un autobus privé de normes. Si l’on pouvait faire travailler des équipes de nettoyage habillées de gilets orange visibles de loin, les mains posées sur leurs instruments par manque de chefs ou assis tailleur le dos au moindre mur de passage sur leurs parcours, palabrant à longueur de journée. Si l’on pouvait faire cesser les odeurs nauséabondes de poissonniers qui passent leur journée à arroser d’eau leurs poissons en pleine chaleur d’été. Si l’on pouvait seulement placer des buses plus larges pour évacuer nos eaux usées à récupérer aux embouchures pour les recycler et les réutiliser. Si les poubelles vertes d’importation étaient régulièrement vidées par les services communaux. Si chaque quartier était doté d’une piscine municipale entre un stade de football grillagé et une mosquée. Si, si et encore si... on aurait des visages rayonnants qui n’auront pas peur de bien s’habiller par peur de se salir ou de plisser les sourcils à chaque image mal vue. On aurait des arbres et des fleurs partout et tout le temps sans avoir besoin de les faire pousser uniquement lorsqu’un dignitaire d’un régime bananier passe par la région. On aurait des enfants qui ne manifestent aucune violence dans leurs regards juvéniles faits pour la curiosité d’en savoir plus et plus encore. On aurait des visages d’hommes bien rasés et ceux de femmes superbement et discrètement maquillés, les cheveux aux quatre vents. On aurait des rues qui invitent le passant à s’y attarder parce que belles et alignant des immeubles maintes fois repeints pour le bonheur du regard et pour le malheur des cafards et autres insectes qui aspirent notre sang. On aurait des anges parmi nous sur une terre paradisiaque et des écoles moins bruyantes, sentant l’encre et la craie. Mais pour lever les réserves de tous les si et de l’espoir qui les accompagne, il faut aussi des responsables à la place des chefs qui arrêtent de jouer à la course au trésor, cachant mal leurs incompétences ou se souciant de leurs seuls quartiers résidentiels, des routes qu’ils empruntent pour rejoindre leurs bureaux inhumains. Il faut un peuple qui cesse de geindre et qui commence par dénoncer dans le cadre qui lui sied tous les abus et autres mépris affichés contre lui. Dire combien cette terre lui revient sans penser à la quitter un jour pour aller savourer le parfum des autres, faits pour les autres et seulement pour eux.
(...)

Citation :
Car l’Algérie ne peut plus appartenir aux mêmes plus longtemps, plus aux mêmes discours qui ont légitimé les maux auxquels elle s’est exposée. Plus à la même Histoire racontée par des meddahs sans bendirs. Plus aux mêmes pratiques sans Etat par cécité qui empêche de voir d’autres horizons devant et plus loin derrière. Beaucoup plus loin. Et c’est ce qui peut expliquer pourquoi nos villes sentent si mauvais, que nos façades sont si sales, que nos rues se tordent, puisque personne n’en veut.



ce serai"the wonderful world"
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Ven Juil 10, 2009 7:43 pm

Eos a écrit:
Un pot de fleur ?

un pot de pipi ,
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Sam Juil 11, 2009 11:54 am

Un militaire tué et huit blessés dans deux attaques terroristes près de Tizi Ouzou
Par ameziane athali , le 10/07/2009 |

Deux bombes ont explosé, vendredi 10 juillet aux environs de midi, au passage d'un convoi militaire sur la route nationale RN 12 à hauteur de la forêt de Yakouran, située à 45 kilomètres à l'est de la wilaya de Tizi Ouzou a appris tsa-algerie.com de sources sécuritaires locales. Un bilan fourni par les mêmes sources fait état de six blessés parmi les militaires dont un dans un état grave. Il a été évacué vers l'unité médicale de l'armée à Bordj-Menail. Les deux engins explosifs, enfouis sous terre non loin de l'hôpital de Azazga, ont été actionnés à distance, ajoutent les mêmes sources.

Cette attaque est la deuxième contre les forces de sécurité dans la même zone en moins de 24 heures. Jeudi, aux environs 18 heures, une autre bombe a ciblé des militaires qui effectuaient une opération de ratissage contre les maquis terroristes près d'Azzefoun. Elle a explosé au passage d'un convoi de l'armée au village Issoumathene, faisant un mort et deux blessés parmi les militaires.

http://www.tsa-algerie.com/Un-militaire-tue-et-huit-blesses-dans-deux-attaques-terroris_7413.html
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Dim Juil 12, 2009 10:28 am

Actualités : EXPLOSION DE DEUX BOMBES À LAKHDARIA
Un citoyen, un pompier et un policier blessés


Hier, aux environs de huit heures du matin, une bombe de fabrication artisanale a explosé sur le chemin communal menant vers Hezzama, village situé au nord de Lakhdaria, causant des blessures graves à un citoyen qui a perdu sa jambe droite.
D’après les informations en notre possession, l’explosion a eu lieu lorsque la victime, un déficient mental, a marché sur la bombe enfouie dans le sol par les terroristes du GSPC. Moins d’une demi-heure après, au moment où les éléments de la BMPJ ainsi que ceux de la Protection civile, étaient sur les lieux pour secourir la victime, une autre bombe, probablement actionnée à distance — un procédé maintes fois utilisé par les terroristes du GSPC — a explosé, blessant grièvement un policier et un élément de la Protection civile qui a été, lui aussi, amputé de la jambe. Les deux blessés ont été transportés vers l’hôpital de Lakhdaria. Comme leur état a été jugé très grave, ils ont été transférés vers l’hôpital militaire de Aïn- Naâdja. Rappelons que les forces de l’ANP sont depuis plus d’une semaine sur les traces d’un groupe terroriste qui activait sur les hauteurs de Lalla Mossaâd, non loin du village Hezzama.

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/07/12/article.php?sid=85660&cid=2
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Dim Juil 12, 2009 10:35 am

Pause-Café
Un été algérien (6)

Je t’écris ces quelques lignes pour te dire que les gens du village sont devenus totalement arriérés : ils n’achètent plus rien dans les magasins. Ils attendent le jour du souk pour aller, comme à Peshawar, se fondre dans la poussière afin de faire leurs emplettes. Le type qui a récemment créé une supérette comme on en faisait il y a 50 ans dans les pays développés semble avoir eu une très mauvaise idée. Et ce n’est pas tout : beaucoup de familles ne veulent plus aller chez le médecin. Elles préfèrent confier leurs malades aux talebs qui pratiquent la «rokia». Elles sont aussi contre toute forme de progrès. Elles refusent la science, et la raison est leur ennemi mortel.

Tata Aldjia a dit que c’est la faute à l’Etat qui ne veut pas moderniser l’école et introduire la culture dans nos patelins où la seule animation réside dans les mariages (et pas tous !), où il y a un peu de folklore qui se manifeste.
Tonton Khemissi a dit que nous avons pourtant un ministère de la Culture. «Non, a répondu Tata, dis plutôt que nous avons un ministère des carnavals et autres bals masqués !»
farahmaamar

«Le maître montre à l'imbécile la lune et l'imbécile regarde le doigt...»


http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2009/07/12/article.php?sid=85703&cid=37
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Mer Juil 15, 2009 10:45 am

Harraga avant même que de naître !

Par Hakim Laâlam


Sports. Equitation. L’Algérie domine les championnats
maghrébins en saut d’obstacles.


Forcément ! Les obstacles, on connaît !

J’ai une pensée émue ce mercredi pour cet enfant. Je ne sais même pas de quel sexe il est. Fille ? Garçon ? Je ne sais pas. L’enfant est encore dans le ventre de sa maman, et cette maman-là, harraga parmi tant d’autres, vient d’être interceptée par la Guardia civile espagnole et réembarquée vers son point de départ, Mostaganem, Algérie. Il faudrait que je demande un jour aux psychologues de l’enfance — je ne sais s’il existe des psy spécialisés dans le fœtus — si un enfant, dans le ventre de sa maman, garde le souvenir, les réminiscences d’un tel voyage. Partir malgré soi, planqué dans le liquide amniotique de sa maman vers une destination inconnue, balloté par les vagues, tapi au fond d’un ventre lui-même noué par la peur et calé au fond d’une barque fendant péniblement vers une côte incertaine. Destin inouï d’un fœtus qui aura vécu autre chose, se sera évadé le temps d’une traversée, d’un débarquement houleux et d’un réembarquement musclé vers la côte d’origine, Mostaganem. Se souvient-on avoir «foulé» le sol espagnol à l’état d’embryon une fois que votre maman vous a mis au monde, vous aura fait grandir jusqu’à l’âge de raison ? Sujet intéressant à débattre dans le cadre d’un colloque de psycho-pédiatrie. Je ne suis pas pédiatre. Pas plus que je ne suis psy. Et l’ambiance des colloques m’étouffe, moi qui souffre de claustrophobie depuis ma plus tendre enfance. C’est donc loin des cénacles savants que je note ceci : les mamans enceintes algériennes elles aussi prennent maintenant la mer. Elles succèdent aux enfants pré-pubères. Lesquels avaient eux-mêmes succédé aux septuagénaires. Lesquels avaient eux-mêmes succédé aux cadres et aux fonctionnaires en poste. Lesquels avaient eux-mêmes succédé aux chômeurs sans âge. L’Algérie multiforme vogue à la recherche du bonheur. Ou juste d’un mieux, pas forcément le bonheur tel que défini par les spécialistes du bonheur. Et pendant que l’Algérie, hommes, femmes, jeunes, vieillards, enfants et maintenant fœtus et embryons prend le large, en Algérie, ici même, le pays débourse près de 7 millions de dollars en un seul trimestre pour importer de la friperie, des vêtements usagers (chiffres pris dans l’excellent dossier publié hier par El Watan). Quel rapport entre la mère enceinte harraga, son enfant à naître et la fripe ? Aucun rapport ! Faut-il donc qu’il y ait toujours et nécessairement un rapport entre tout pour arriver à expliquer qu’une femme enceinte embarque en direction de l’Espagne, dans une barque déglinguée, avec son enfant accroché à ses entrailles déchirées par la peur et l’angoisse ? Je sais juste que dans tout ça, y a vraiment un truc qui ne tourne pas rond. Ça, je le sais ! Oh ! Oui ! Je le sais ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
ps: nous n'avons pas encore ...avalé le fait qu'un gosse de 14 ans yehrag ....une femme enceinte ??? donc ...un fœtus harrag ! Sad Sad Sad
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Jeu Juil 16, 2009 8:58 am

Tout est dans la vitesse, pas dans la balance

par Kamel Daoud
19 accusés dont huit femmes. Le groupe a été récemment condamné près d'Oran par la Justice, pour accusation de fraude lors des dernières élections législatives. La justice est souveraine, l'humour l'est aussi. Lorsque les deux se croisent, ils ouvrent droit à une sorte de réflexion par le rire retenu. D'où, ce genre de questions : peut-on condamner un homme pour avoir cassé une vitre durant les dix secondes que dure un séisme ? Un groupe de harraga peut-il être arrêté pour défaut de port de gilet de sauvetage ? Quelqu'un peut-il être emprisonné pour avoir volé un stylo lors d'un hold-up de banque ? Un Algérien peut-il être jugé pour avoir grillé un feu rouge en plein bombardement préventif de l'OTAN sur Aïn Oussara ?

C'est-à-dire la Justice a-t-elle un sens lorsqu'elle n'est pas absolue, totale, valable pour tous et entièrement entière et donc impossible à découper en petits morceaux ? C'est-à-dire peut-on, du point de vue de la philosophie et pas celui des procédures, condamner un groupe d'Algériens pour avoir fraudé lors d'élections législatives que tout le monde sait gonflées au gaz hilarant ? Doivent-il payer pour une carte parlementaire décidée anté-élections et pour les besoins de l'Alliance et pas celui de la représentativité réelle ? Y a-t-il des degrés dans l'échelle des fraudes, allant du bourrage d'urnes non centralisé, à la fraude statistique procédant par les éliminations des candidatures et filtrages des heureux élus à la source, lors du dépôt des dossiers ? Les questions sont un puits sans eau et sans fin. Cette mauvaise synchronisation entre l'inculpation et le crime laisse songeur. On y devinera l'ébahissement premier de gens qui se voient condamnés eux, uniquement, pour un crime commis par tous, et surtout, par l'Etat lui-même, en personne et durant les nuits du décompte et de suffrage lunaire, pendant que le peuple se faisait filmer par l'ENTV. Même Bouteflika s'est moqué du peu de crédibilité des dernières législatives et même l'Etat avait reconnu que le un cinquième de ce peuple n'avait pas voté. Reste que la justice est là. Selon la règle universelle, elle rattrape tout le monde. Sauf les ex-maquisards de la décennie 90. Ceux-là courent plus vite ou sont exempts de la course entre eux, la vérité et la responsabilité. Tout est problème de concordance : un Benbella a été un héros de guerre française à un certain moment, un terroriste, puis un Président. A la fin, il a fait plus d'années de prison que ne l'a fait n'importe quel émir de Zbarbar qui a tué, en une matinée, quatre fois plus que la campagne d'Italie. Un Aït Ahmed est plus inquiété au sol de l'Algérie que n'importe quel repenti du GSPC. Pourquoi ? A cause de la concordance justement.
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5124036
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Sam Juil 18, 2009 9:06 am

Notre pays est sale

par Boudaoud Mohamed*
Le pays est sale, très sale, et les immondices sont là, exposées à la vue et aux nez, et les gens et les responsables vaquent à leurs «occupations» comme si de rien n'était, nullement incommodés par les odeurs nauséabondes qui s'en dégagent. En somme, l'Algérien, qu'il soit un responsable ou un citoyen lambda, ne semble pas du tout gêné par les ordures qui s'amoncellent un peu partout dans le pays. Il paraît s'en accommoder. C'est la preuve que les leçons de morale sur la propreté, qui foisonnent dans le discours politique, les prêches religieux, les cafés et les livres scolaires, ne sont que des mots. (...)

La saleté sert aussi d'aires de jeux pour des élèves à qui des instituteurs ressassent les dangers de la pollution et les vertus de la propreté. C'est que l'école algérienne est une école qui apprend à ses écoliers les bienfaits de l'hygiène dans un environnement d'une saleté repoussante. Il suffit de visiter les toilettes de cette école pour avoir une idée des dangers que courent nos enfants et particulièrement nos filles.
(...)
C'est que là aussi on parle. La réforme du système éducatif. Joli assemblage de mots. Très joli. Même des universitaires qui sont censés avoir un peu de jugeote font dans le discours avec une jubilation contagieuse. Ils ont la bouche et la plume bourrées de mots qui sonnent bien mais creux. Comme les amandes de tout à l'heure. Des mots qu'on est allé glaner dans le Canada et la Belgique, confondant l'environnement du petit Canadien et l'environnement du petit Belge avec celui du pauvre petit Algérien. Ils sont tellement fascinés par ces mots importés qu'ils ont oublié que le petit Canadien et le petit Belge ne risqueront jamais de rencontrer sur leur chemin une benne à ordures où des ordures pourrissent sous le soleil. Mais le petit Algérien n'est pas un idiot. Il a compris depuis longtemps, le malin, que les adultes qui s'occupent de son avenir à tous les niveaux vivent dans le discours, et qu'ils lui demandent de reproduire ce discours dans sa copie,(...)

De deux choses l'une: soit que ces responsables sont incapables de produire des idées pour nettoyer ce pays, soit ils sont fascinés par autre chose qui les empêche de bosser et de faire le travail pour lequel ils sont payés grassement. Dans les deux cas, on les plaint sincèrement et leur souhaite un prompt rétablissement. (...)

Pourtant la chose est facile. Le pays a beaucoup d'argent et l'Algérien peut vivre avec l'aumône qu'on appelle chez nous un salaire. Il s'est tellement habitué le pauvre qu'il pourrait trimer une journée complète pour quelques sous. Les sceptiques n'ont qu'à faire un tour dans les chantiers que chante sans répit une certaine presse. Là-dedans, des bougres bossent comme des mulets, bouffent de la carentita infecte arrosée de limonade infecte, dans une poussière suffocante et infecte, et rentrent chez eux le soir, le corps esquinté, dans un foyer où il n'y a pas suffisamment d'eau pour se nettoyer convenablement, pour percevoir à la fin du mois une misère qui leur bousille les nerfs, tellement ils ne savent pas comment la gérer. S'ils n'avaient Dieu vers Qui ils lèvent leurs mains et leurs yeux chaque fois qu'ils désespèrent, ils auraient été détraqués par ces calculs inextricables.

tout l'article:
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5124029

ps: Samhouniiiiiiiiiiiiii pour le c/c.....
Du reste ..... une chose me préoccupe :je ne me rends compte que c'est sale que lorsque je vais ailleurs ! c'est bien triste je sais ! je m'explique ..la saleté de ma ville je ne la vois presque plus car je suis en plein dedans !!!!...en allant dans une autre ville la premiere chose qui me saute aux yeux c'est la crasse des rues et des quartiers ....comme je rentre d'un trajet Alger/constantine ....la seule ville qui me semble assez propre reste Setif! ya t-il des setifiens parmi nous pour nous expliquer ça ?
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Sam Juil 18, 2009 9:14 am

Profession verrouilleur !

Par Hakim Laâlam


Dans son discours au sommet des non-alignés à Charm El-Cheikh, en Egypte, Boutef’ a appelé à un nouvel ordre international.


Un appel en PCV !

Il fallait voir ses yeux lorsqu’il a prononcé la phrase ! Des yeux mi-ouverts. Donc mi-fermés. Comme des lames de couteaux prêtes à déchiqueter. Il fallait aussi voir ses dents. Visibles entre des lèvres mi-fermées. Donc mi-ouvertes. Comme des pilons prêts à broyer. Et je ne vous dis pas ses mains ! Les vingt doigts entrelacés. Comme autour d’un cou invisible qu’ils enserreraient jusqu’à l’étouffement, jusqu’à la mort. L’empastillé était impressionnant à voir l’autre jour, lorsqu’il a annoncé que son parti-otage, le FLN, allait militer pour une révision de la loi sur les partis politiques et sur l’information. Il y avait de la gourmandise dans sa voix. De la cruauté gourmande pour être plus exact. Tenez ! Belkhadem aurait prononcé la même phrase, dissimulé sous la soutane et le chapeau d’un bourreau que je l’aurai tout de même reconnu entre mille. Donnez-lui un champ des libertés à réduire, et Abdelaziz 2 jouit littéralement. Il bave. Il salive. Il éructe de bonheur impossible à contenir. Chargez-le de promouvoir le «moins de partis moins de presse libre» et le bonhomme entre en transe, défaille de plaisir soudain débridé et piaffe comme un prédateur sûr de faire un festin dans les toutes prochaines heures. Il en est ainsi de certains destins étroits. Ils sont là pour empêcher les autres de respirer, pour restreindre leur droit au soleil, pour réduire, leur cacher la lumière, pour assécher leurs espoirs et pour assombrir leur horizon. C’est simple ! Avec des gens comme l’empastillé, il ne vous viendrait jamais à l’esprit de l’imaginer un jour déboulant devant vous et lancer à la cantonade : «Il y a des partis politiques en Algérie, mais cela ne suffit pas. Il en faut plus ! Il y a aussi des journaux indépendants, mais cela ne suffit pas. Il en faut beaucoup plus !» Inimaginable. Inconcevable. Non ! Abdelaziz, c’est le cauchemar institutionnalisé des libertés. C’est le chargé de mission officiel du verrouillage. Dans le trousseau de clés, l’empastillé, c’est la plus grosse, la plus blindée, la plus compliquée du pêne, la moins avenante des clés ! Des fois, je me dis que dans une vie antérieure, Abdelaziz 2 a dû être un cadenas, de ces gros cadenas du Moyen-Age que l’on mettait aux pieds des bagnards, des galériens ou des proscrits. Demain, des partis politiques indociles et des journaux pas très exemplaires seront fermés que lui, Belkhadem, serait capable de sortir manifester sa joie dans les rues. Ça ne le gênerait nullement de sortir tout seul. Même si je sais qu’au fond, il ne sera jamais seul tant l’entreprise de verrouillage et de fermeture des libertés compte de nombreux salariés en Algérie. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
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MessageSujet: Re: L'Algérie meurtrie   Sam Juil 18, 2009 10:02 am

L’avenir du plastique


On vient de l’apprendre, l’arrière-grand-mère Lucy actuellement exposée au musée d’Alger, ou plutôt notre arrière grand-tante pour être dans la théorie paléoanthropologiste, n’est pas la vraie. Celle qui est exposée à Alger est une réplique en plastique. Il n’y a pas de problème, sauf que l’on aurait aimé en être informés avant, sachant que pour payer l’assurance d’une telle relique, il faut débourser beaucoup d’argent, ce qu’a fait l’Amérique, là où est actuellement exposée la vraie Lucy. Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? Parce que. De la même manière, Abdelaziz Belkhadem n’est pas notre père, tout comme le FLN version post-indépendance n’est pas notre grand-père et nous ne lui devons rien. Il y a deux jours, le secrétaire général a expliqué qu’il fallait ne pas tout prendre de la démocratie occidentale parce qu’elle ne nous correspondait pas. D’accord, Lucy n’est pas notre grand-mère et l’Occident n’est pas notre mère. Sauf que Belkhadem n’a pas expliqué quel était notre modèle.

S’il faut s’écarter de l’Occident de la représentativité, pourquoi alors accepter le multipartisme et les élections, fruits de l’Occident ? M. Belkhadem n’a rien dit, se contentant comme d’habitude de jouer au démocrate en se démarquant de la démocratie sans proposer d’alternative algérienne. Il faut rappeler que le FLN n’a accepté le multipartisme que de force et si on l’avait attendu, l’on serait encore aujourd’hui dans un système de type libyen ou coréen du Nord. Il faut rappeler que Lucy s’est adaptée de force à l’environnement mondial et que c’est ainsi qu’elle a fait prospérer ses enfants. Il faut rappeler qu’au Xe siècle, les Occidentaux copiaient le modèle musulman et venaient apprendre les sciences à Cordoue et à Béjaïa sans aucun complexe. Il serait temps que Belkhadem nous explique quel modèle appliquer s’il veut survivre. Le plastique n’a aucun avenir politique.


Par Chawki Amari

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