AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 La Palestine meurtrie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17  Suivant
AuteurMessage
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mar Mar 10, 2009 12:30 pm

Qui a dit que poster sur Internet et diffuser de l'info palestinienne (et des photos) sur le web était inutile et ne pouvait rien changer?
Les israéliens eux ne sont pas de cete avis, ils travaillent à "embellir" leur image autant que possible sur le net... la bataille du net n'est pas virtuelle, pas du tout....



L'article cité dans le sujet http://www.thejewishweek.com/viewArticle/c36_a15107/News/New_York.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mer Mar 11, 2009 8:52 pm

Un media idéal pour un peuple sans Etat

Ali Abunimah

mardi 10 mars 2009 - 05h:59



Electronic Intifada, publication en ligne indépendante concernant la Palestine et le conflit israélo-palestinien, a célébré son huitième anniversaire en février.



A ses débuts, ses cofondateurs ne se sont pas rendu compte qu’ils entreprenaient une première expérience dans ce que l’on appelle maintenant les « nouveaux médias » ou le « journalisme citoyen », avant que ces termes ne soient inventés.

Avec Internet, les Palestiniens et leurs alliés avaient pour la première fois le moyen de communiquer entre eux et avec les Palestiniens vivant hors de la patrie, contournant leur séparation forcée et l’omniprésente censure de la presse. C’est à partir de là qu’Electronic Intifada s’est édifié. En tant que Palestinien ayant grandi dans la Diaspora, Internet m’a donné le sentiment d’appartenir véritablement à une communauté, d’arriver à communiquer et d’avoir un pouvoir. Internet est devenu, dans un sens, un pays virtuel où les Palestiniens pouvaient se rencontrer, discuter et même coordonner leurs actions pour la défense de leurs droits. C’est en ligne que j’ai fait la connaissance de nombre de personnes pour le travail desquelles j’ai la plus haute estime.

Les Palestiniens ont rapidement adopté Internet parce que leur narration et leurs analyses étaient - et sont toujours- systématiquement évincées des médias traditionnels. Internet a fait baisser le coût de la communication : il n’était plus nécessaire de posséder un réseau de télévision ou un journal pour publier un article. Au début, nous avons utilisé Internet pour réagir à ce que nous considérions comme des médias indifférents et partiaux, mais finalement nous y avons vu la possibilité de créer nos propres alternatives, de fournir une tribune à de nombreux écrivains talentueux en Palestine et hors de Palestine. Malgré l’importance cruciale des analyses et de la critique, EI a aussi cherché à encourager l’information sur tous les aspects de la vie et de la culture palestiniennes. C’est une lutte dure que nous menons avec des ressources limitées, mais l’accueil qui nous est réservé prouve qu’elle en vaut la peine.

Nous ne fournissons qu’une partie des nombreux efforts déployés en commun ; les Palestiniens vivant en Israël - souvent oubliés et exclus, même par les autres Palestiniens - ont aussi utilisé Internet pour créer des sites indépendants tels que bokra.net et arabs48.com, sites qui ont été d’importantes sources d’information, par exemple lors des pogromes anti Arabes de l’année dernière à Acre. Les blogueurs de Gaza ont réussi à toucher un public mondial en brisant le blocus médiatique imposé par Israël.

Quand Israël à commencé à massacrer les Palestiniens dans la Bande de Gaza occupée, le 27 décembre, EI a vu le nombre de ses lecteurs pratiquement décupler pour atteindre plus de 25.000 par jour, en provenance principalement des Etats-Unis et d’Europe. Beaucoup de nos lecteurs étaient des citoyens ordinaires cherchant une alternative à la couverture propagandiste et monotone trouvée dans la presse traditionnelle. En outre, nos lecteurs sont composés majoritairement d’éducateurs, de militants, de diplomates et de journalistes ; ces utilisateurs influents augmentent considérablement notre portée et notre impact en diffusant et en reproduisant nos articles. Nous jouons un rôle capital et largement invisible en servant de ressource pour les journalistes des grands médias qui nous contactent fréquemment pour obtenir de l’information et de l’aide quand ils veulent contacter des personnes sur le terrain.

Aujourd’hui, les médias traditionnels sont en crise avec la réduction de leurs effectifs et ils couvrent les questions internationales de manière de plus en plus superficielle et sommaire. Dans ce sens, EI et les autres projets d’information basés sur Internet ont un avantage. Nous ne cherchons pas à imiter l’ancien modèle des journaux - qui couvraient tout, depuis les mots-croisés jusqu’aux sports, aux affaires locales et internationales. Nous préférons nous spécialiser : nous couvrons la Palestine, mais nous essayons de le faire de façon approfondie, professionnelle et transparente. Ceci est d’autant plus important que des médias de référence, comme la BBC, semblent avoir succombé aux campagnes organisées par les groupes de pression pro-israéliens et qui, au lieu de renseigner véritablement leur public, présentent une information hyper prudente pour ne pas être accusés d’avoir un préjugé « pro-palestinien » .

Internet a été un important moyen d’information, mais aussi d’organisation. Les Palestiniens et les militants se plaignent souvent de l’absence d’un leadership centralisé diffusant un message unifié. C’est peut-être précisément parce que les Palestiniens constituent une communauté dispersée, sans État, qu’ils ont trouvé dans Internet un moyen idéal pour organiser et lier des contacts. Presque toute l’information que je reçois au sujet de la campagne grandissante de boycott, désinvestissement et sanctions me parvient via Internet. Et c’est en ligne, et non pas dans les médias traditionnels, que se déroule un vigoureux débat non censuré au sujet de questions stratégiques cruciales, comme par exemple ce que devraient être les objectifs nationaux palestiniens étant donné l’échec de la partition et de la "solution à deux états". Pendant l’attaque israélienne contre Gaza, Facebook et d’autres médias sociaux comme Twitter sont devenues importantes sources pour l’échange d’informations au sujet des manifestations et des événements de solidarité.

Par contre, les efforts médiatisés déployés par Israël pour utiliser Internet (par exemple via YouTube, site de vidéos) afin de diffuser la propagande officielle et militaire, n’ont guère capté l’attention. Ce n’est pas que parce que les Israéliens n’ont pas les compétences ou les ressources pour maîtriser le média, mais parce qu’en dernière analyse la véracité et les valeurs du message ont encore de l’importance, et sur ce front, Israël est engagé dans une bataille qu’il ne peut pas gagner.



* Ali Abunimah est co-fondateur de The Electronic Intifada, et l’auteur de « One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse » (Metropolitan Books, 2006).



Sources :

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6249

http://electronicintifada.net/v2/article10351.shtml
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Mar 12, 2009 10:58 am

Méthodes israéliennes 4
AlJazeeraEnglish
20 février 2009


Human rights investigators continue to look into allegations that Israeli soldiers may have committed crimes of war during their Gaza military campaign.

As the first Focus on Gaza A Crime of War? looks at the story of an alleged war crime that occurred during the war in the small village of Khuzaa, half a kilometre from the Israeli border.

Ayman Mohyeldin speaks with village residents who tell the story of a Gazan woman who was killed with a single shot to the head while waving a white flag as she led children to safety.


Rawhiya Annajar a été assassinée d'une seule balle dans la tête, en plein jour, alors qu'elle portait un drapeau blanc, dans le village de Khouzaâ le 13 janvier 2009...

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Mar 12, 2009 11:19 am

Cette "histoire" me rappelle un film : "One shot" de Nurit Kedar, réalisé en 2004, basé sur le témoignage des snipers de l'armée israélienne (visible ici mais en espagnol http://video.google.com/videoplay?docid=5626802336228332376)

The killer elite
"One Shot" is a tense, troubling look into the work and the minds of the snipers who carry out assassinations on behalf of the Israeli army.
Even when they claim to hate their work, the men of "One Shot" LOVE their work, which is killing people. They are snipers in the Israeli army, allowed to speak on film for the first time about what they do. At once heart-pounding and heart-rending, this is likely to be one of the most memorable documentaries of the year.
The film offers no opinions but continually invites us to form our own. Sometimes these men describe their profession in surprising ways — the word "peaceful" comes up a number of times because of the long periods of quiet waiting that precede a kill. All of them betray a thrill at the power they hold literally in their fingertips. But more often, what we hear is a kind of clinical detachment from the cold-blooded murder business. "Assassins," not "snipers," was the word that came to mind repeatedly — but one of the film's subjects rejects that label.

"I don't feel like an assassin. I feel that I've killed. There's a difference," he says. "Like, I suppose that if there were a car accident and somebody died, [the driver] feels like he killed someone. That's how I feel. I don't feel like someone who killed or murdered. There's a difference between killing and murdering, definition-wise. And I don't feel like a murderer. I feel like [pause] ... I don't have any conscience problems."
Every one of these men has some way of forestalling those conscience problems. All of them describe the extreme focus they achieve on "technical issues" — setting their scopes exactly right and rigidly controlling their bodies so even their breathing doesn't throw off their aim. They so regularly refer to their target as "the terrorist" that you wonder whether the label isn't just a blanket term they use reflexively to prevent moral complexity from creeping in.

One sniper remembers a mission that especially upset him. He had just gunned down two people drinking their morning coffee in a courtyard, when another man walked out unexpectedly. Stunned and motionless, the man just stared at the sprawled bodies while the sniper lined him up in his sights and poised his finger on the trigger.

"I said to myself, 'If this guy goes, he walks away with his life,' " the sniper recounts. "He didn't go. ... I got mad because he didn't go." The sniper takes a long, dismissive drag on his cigarette, not needing to tell what he did next.

His personal calculus is fascinating. Faced with a decision that could not be more stark and irreversible — whether, having already finished his mission, to kill, or not kill, an unidentified third party — he seems to see himself as an abstraction. He sets up a mental game in which the victim himself determines whether he'll live or die. The man pulling the trigger is an impersonal agent of destiny. The man in the crosshairs doesn't know there's a game and hasn't been told the rules.

Any country's army has snipers, but since this is an Israeli film about the Israeli army, this isn't any country. How are these knights in body armor different from all other knights?

The U.S., for example, has SWAT teams for hostage situations and military snipers for war, but nothing like what we see here. Among the most stunning footage in "One Shot" is taken by the soldiers themselves. Roving through the darkness with night-vision goggles, they close in on their urban targets, even breaking into people's apartments to set up shooting positions. Unlike infantrymen, they're not locked in battle with an armed adversary. Unlike an American SWAT team, they're not responding to deadly threats as they develop. They're waiting for unarmed, unexpecting people to expose themselves long enough for one long-distance shot.

We have the soldiers' word that the people they kill are all terrorists — that these operations are planned assiduously and the victims are monitored carefully for as much as a year before the hit. It's true that Israel is a nation under siege from terrorists, and if all of the snipers' targets are indeed responsible for blowing up civilians on buses and in cafes, then there's an arguable defense for what they do. It still may not pass the feel test — it's hard to get comfortable with the idea of hiding in the shadows and shooting unarmed people, as the soldiers' own words demonstrate — but you might be convinced that a greater good is being served. On the other hand, if they are more broadly eliminating political enemies, not to mention innocent bystanders, then it's hard to distinguish this band from, say, Latin American death squads.

The most heart-pounding sequences in the film come when the squad is on a different kind of a mission — trying to put down a live street mob. In what has become a familiar sight since the late 1980s, young Palestinians hurl rocks in one direction and Israeli soldiers fire bullets in the other. One soldier describes what they do in detail. Instructed to avoid vital areas, the soldiers fire at the legs whenever they have a clear shot; knowing the rules of this "game," the Palestinians crouch low or keep their legs protected behind a barricade. When a bullet finds its mark, the rock-thrower crumples instantly, we're told. The soldiers use a large-caliber bullet that blasts right through bone, which means that the leg is cut right off.

One of the older snipers says he's no longer boastful about these shootings. "There was a time when I would have said, 'I am responsible for a lot of legless Palestinians.' Why would I say such a thing today?"

Why would he ever have said such a thing, now or before? Because it's part of the ugly job he's been doing. Proud of it or not, these men are responsible for a one-sided hailstorm of death and dismemberment. The film is a dark, intense exploration of what that job — with its secret thrill and its psychological weight — demands of the people who carry it out. Different viewers will have different opinions about how justified this clandestine assassination program might be, but the story told in this film is disturbing if not thoroughly outrageous.
http://www.offoffoff.com/film/2004/oneshot.php

Une interview de la réalisatrice Nurit Kedar ici http://english.aljazeera.net/programmes/general/2008/04/2008615165954710853.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Mar 14, 2009 11:51 am

L'Empire Gaza
On pourrait le croire lorsqu'on apprend que Neuf pays (USA, Canada, France, Grande Bretagne, Norvège, Italie, Hollande, Danemark, Allemagne) des plus grandes nations, membres de l'Otan se réunissent pour décider de la meilleure manière de coopéreration et de coordination afin d'empêcher la "contrebande" d'armes vers la petite bande cotière de Ghazza... vers le Hamas qui par cette réunion est implicitement reconnu aussi "puissant" et "menaçant" que le seraient l'Iran ou la Corée du Nord???? Ghazza serait-elle devenue un Empire, alors que l'Etat palestinien promis et tant attendu tarde à voir le jour?

Nine nations agree plan to combat arms flow to Gaza
Fri Mar 13, 2009 7:50pm EDT

By Adrian Croft

LONDON (Reuters) - The United States, Canada and seven European nations agreed Friday to try to stop the flow of weapons to Gaza by methods such as interception at sea, information sharing and diplomatic pressure.
Experts from the nine nations, meeting in London, agreed on a program of action to prevent arms reaching the Palestinian enclave bordering the Mediterranean, a senior British diplomat said.
But states are not obliged to join any particular action and the diplomat said that naval vessels would not use force.
Britain, Denmark, France, Germany, Italy, the Netherlands and Norway signed up to the program, the diplomat said.
Stopping the flow of arms is seen as a crucial part of international efforts to bring a durable ceasefire to Gaza and persuade Israel to lift tough restrictions on humanitarian and reconstruction aid reaching the Palestinian territory.
The diplomat, speaking on condition of anonymity, said the program set guidelines for steps countries could take under international law. "What it does is provide a platform to start some form of practical cooperation," he said.
Israel and Hamas ordered ceasefires on January 18 after a 22-day Israeli offensive against the Islamist group which controls the territory. A Palestinian human rights group said this week 1,434 Gazans, including 960 civilians, were killed.
Thirteen Israelis were killed during the offensive, which Israel said it launched to force Hamas to stop firing rockets and mortars at southern Israeli towns.
The program read out by the diplomat says the nine countries, all NATO members, will "take action, to the extent that national legal authorities permit and consistent with international law, to support interdiction efforts."
"Such efforts may include enquiry, boarding, searching, stopping, seizing, or other efforts necessary to prevent transfers of arms, ammunition and weapons components," it said, but added that naval ships would not use force.
The program proposes sharing information about points of origin, carriers and transit routes of suspected arms shipments to Gaza, and cooperation to put diplomatic pressure on countries involved to stop weapons reaching Gaza.
(Editing by Tim Pearce)
http://www.reuters.com/article/worldNews/idUSLD9743320090313

Bien sur, j'ai voulu en avoir le coeur net, on ne sait jamais... et si Gaza était réellement un Empire... et quelle surprise !!! L'Empire Gaza existe effectivement (ou plutôt a déjà existé) en.... Afrique du Sud, plus exatement entre le Mozambique et le Zimbabwe, si je m'y attendais... Un Empire disparu et divisé par la colonisation européenne au 19ème siècle, charcuté à la Conférence de Berlin, Conférence dite du Congo, étranges similitudes de l'Histoire, étranges liens...

The Gaza empire was located in southeastern Africa in the area of southern Mozambique and southeastern Zimbabwe from the early 1820s up until its demise in 1895 with the capture and imprisonment of Gungunyana by the Portuguese.
In the later 1810s there arose many skirmishes among the Zulu clans. The chief rivals were Shaka, of the Zulu clan, and Zwide of the Ndwandwe clan. One of Zwide's top generals was Soshangane. In 1818 the Ndwandwe and Zulu fought at the Mhlatuze River and the Zulu were victorious. Soshangane, along with other Ndwandwe generals fled northward toward what is present-day Mozambique. As Soshangane moved northward into Mozambique he subjugated the Tsonga people and made them pay tribute to him. Eventually Soshangane established his capital in an area near the Save River in what is now Zimbabwe. Soshangane named his empire "Gaza" after his grandfather.
Soshangane died in 1858 and there was a bitter struggle for power between his sons Mawewe and Mzila. With help from the Portuguese, Mzila eventually gained power in 1861 and ruled until 1884. Gungunyana took over from his father Mzila and moved the capital southward to Manjakazi, putting him in closer proximity with the Portuguese.
At the Conference of Berlin in 1885, where Africa was carved up by the European States, the territory of the Gaza Empire was designated as Portuguese territory. Gungunyana fiercely resisted the encroachment of the Portuguese but was eventually defeated. Gungunyana was exiled to the Azores where he died in 1906.
http://en.wikipedia.org/wiki/Gaza_Empire

Ce sera bien difficile de se partager Ghazza comme l'a été l'Afrique, il suffira juste de la colorer en bleu et tout ira pour le mieux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Lun Mar 16, 2009 10:28 am

Un soldat israélien : « Nous traitons les Palestiniens comme des animaux »

Mundo Obrero
samedi 14 mars 2009 - 06h:48

Dans la société israélienne, les premières voix contre la guerre commencent à s’élever. Dimanche, une marche à Tel Aviv pour demander la fin des bombardements à Gaza et au Liban. Aujourd’hui, une nouvelle qui toucha l’opinion publique : le sergent Itzik Shabbat annonça qu’il refusait de participer à l’offensive contre Gaza. « Je le fais pour m’opposer à cette folie et pour mettre fin à l’illusion que nous sommes tous en faveur de cette guerre inutile basée sur des mensonges », affirma ce jeune réserviste de 28 ans qui vit à Sderot, ville proche de Gaza dans laquelle les missiles Qassam du Hamas tombent régulièrement.


L’heure du retour à Gaza approche [janvier 2009]. Je termine les dernières interviews à Jérusalem. Dans un café de Jaffa Road, je me trouve avec Yehuda Shaul, fondateur de l’ONG Breaking the Silence ( rompre le silence).

« Tout est pure folie : l’occupation, la forme inhumaine avec laquelle nous traitons les Palestiniens », me dit-il. En Israël, tu entres dans l’armée à 18 ans parce que tu veux combattre l’ennemi de ton pays, parce que tu veux laisser une trace dans l’histoire, et tu fais ce qu’on te dit de faire, sans penser. Et tout est fait pour que tu ne penses pas. Des missions à accomplir, des ordres à suivre ».

« Et tu ne vois pas les Palestiniens comme des être humains, tu les vois comme des animaux. Tu entres dans leur maison, la nuit, tu les réveilles, les femmes d’un côté, les hommes de l’autre, et tu casses tout. C’est le genre de choses que tu ne ferais pas ici, en Israël, mais tu le fais chez eux. Et, pour ce faire, tu refuses la réalité. C’est la seule manière. Tu crées entre toi et la réalité un mur de silence ».

« Voici un autre exemple : si, la nuit, tu trouves un paquet suspect qui pourrait être une bombe, tu appelles le premier Mohamed que tu trouves dans la rue et tu lui demandes de l’ouvrir. Tu pourrais appeler un expert qui le désactiverait, il mettrait dix minutes à venir, mais c’est beaucoup mieux qu’un Palestinien risque sa vie, puisque pour toi ça revient au même, tu ne le vois pas comme un être humain. Moi, je faisais ça avec mes soldats à Hebron ».

« De même à Naplouse, quand je voulais entrer dans une maison, si je pensais qu’il pouvait y avoir une bombe piégée, je prenais le Mohamed que j’avais sous la main et je l’obligeais à ouvrir la porte. Ça fait partie de la routine de l’armée : utiliser les Palestiniens tels des boucliers humains. »

« Pareil lorsque tu es à un check-point, tu les obliges à attendre beaucoup plus que le temps nécessaire, parfois pendant des heures, et tu choisis un Palestinien au hasard à qui tu donnes des coups, tous les quinze ou vingt qui passent, de sorte que les autres aient peur et restent tranquilles. C’est seulement ainsi que toi, avec quatre soldats, tu peux les dominer eux qui sont des milliers. »

« Et quand tu entres à Gaza avec ton char de combat et que tu vois une voiture neuve, même si tu as assez de place sur la route, tu passes dessus. De même, tu tires sur les réservoirs d’eau. Pour leur faire peur, pour qu’ils te respectent, parce que c’est ça la logique qu’on enseigne aux soldats israéliens ».

« De plus, tu es jeune et tu commences à profiter de ce pouvoir, que les gens fassent tout ce que tu leur dit de faire. C’est comme un jeu vidéo. Tu es à un check-point au milieu de la route, tu as vingt voitures qui attendent, et par un simple mouvement du doigt ils font ce que tu veux toi. Tu joues avec eux. Tu les fais avancer, reculer. Tu les rends fous. Tu as 18 ans et tu te sens puissant ».

« Trois mois avant d’abandonner l’armée, je dirigeais une unité à Hébron, j’avais fait une bonne carrière, de sorte que j’avais du temps libre. Un matin, je me suis regardé dans le miroir et j’ai compris que tout ceci était une erreur et j’ai su que je ne pourrais pas continuer à vivre si je ne faisais pas quelque chose. C’est pourquoi, à peine sorti, avec les soldats de mon unité, nous avons monté une exposition avec nos photos, elle s’appelait Amener Hébron à Tel Aviv ».

« Elle est tombée comme une bombe dans la société. Des parlementaires et des journalistes y sont venus. Donc, nous avons créé Breaking the Silence, où nous offrons de l’espace pour que les soldats racontent les abus qu’ils commettent systématiquement. Plus de 350 l’ont fait. A présent, nous avons des expositions et des vidéos en Europe, en Israël ».

« Certaines personnes disent que ce sont des cas isolés. Les mères disent : mon fils, qui fait son armée actuellement, est bon, il ne fait pas ce genre de choses, ce sont uniquement les soldats bédouins ou éthiopiens qui font ça. Mais ce n’est pas si sûr. On fait tous ce genre de choses, parce que c’est la logique de l’occupation israélienne : terroriser les Palestiniens ».

« Les Check-points ne servent pas à empêcher les Palestiniens d’entrer en Israël, c’est pour que la réalité n’entre pas en Israël. Parce que c’est une société de soldats, nous passons tous par l’armée pendant trois années quand nous sommes jeunes et ensuite un mois par an. Et nous le faisons tous. C’est pourquoi il existe le mur de silence, de négation, parce que nous sommes tous responsables et nous ne voulons pas l’admettre ».

« Eux sont les victimes, nous sommes les bourreaux. Mais en tant que bourreaux, nous payons également un prix. Ceci est une société qui ne s’encourage pas à regarder ni la vérité en face, ni ses propres actes. C’est une société, par conséquent, moralement malade ».

Sources :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6286
http://www.pce.es/q_pl.php?id=2837

Le site de Breaking the Silence http://www.shovrimshtika.org
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
medagan



Nombre de messages : 53
Date d'inscription : 25/11/2008

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Lun Mar 16, 2009 9:31 pm

.............israël est devenu, paradoxalement au nom de d'holocauste, une vaste usine à fabriquer des criminels de guerre, un chantier génocidaire à ciel ouvert fonctionnant au vu et au su de tout un chacun................
M. Benachenhou (extrait)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mar Mar 17, 2009 12:05 pm

Al Qods, au coeur de la tourmente... symbole de la Palestine meurtrie, son identité palestinienne est au centre des visées colonialistes israéliennes, elle est réellement menacée de disparition, les israéliens oeuvrent activement à transformer la réalité du terrain couverts par le silence de la communauté internationale.....
Ce qui suit est un rapport confidentiel (interne à l'Union Européenne) datant du 15 décembre 2008, qui vient juste d'être dévoilé....
http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L7321631.htm


Rapport des chefs de mission de l’Union Européenne sur Jérusalem-Est
Par Responsables de mission à Jérusalem et Ramallah
Jérusalem - 15-03-2009

1 – Les projets de longue date des Israéliens pour Jérusalem, qui sont actuellement mis en œuvre à un rythme accéléré, sont en train de saper les perspectives d'une capitale palestinienne à Jérusalem-Est et d’une solution durable à deux États. Même si Israël a des préoccupations légitimes en matière de sécurité à Jérusalem, beaucoup de ses actions illégales dans et autour de la ville ont des justifications sécuritaires limitées.
Les «faits sur le terrain» d’Israël - y compris les nouvelles colonies de peuplement, la construction du Mur, les politiques de logement discriminatoires, les démolitions de maisons, le régime de laissez-passer restrictifs et la fermeture continue des institutions palestiniennes - accroissent la présence juive israélienne à Jérusalem-Est, affaiblissent la communauté palestinienne dans la ville, entravent le développement urbain palestinien et séparent Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. Israël, par des moyens pratiques, poursuit activement l'annexion illégale de Jérusalem-Est.

2 - La création quotidienne de «faits sur le terrain» dans la ville nuit à la crédibilité de l'Autorité Palestinienne et affaiblit le soutien populaire pour les discussions de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. En outre, ces actions incessantes compliqueront davantage les accords déjà délicats sur le statut final de la Ville.
De plus en plus de colons israéliens – et de moins en moins de résidents palestiniens - à Jérusalem-Est ne fera que rendre plus difficiles les concessions israéliennes sur Jérusalem.
En outre, l’omniprésence d'Israéliens à Jérusalem-Est rendra la séparation entre Israéliens et Palestiniens beaucoup plus compliquée et difficile à réaliser dans la pratique.
Ainsi, les actions d'Israël dans et autour de Jérusalem constitue l'un des plus graves défis aux initiatives de paix entre Israéliens et Palestiniens.


I - POLITIQUE DE L'UNION EUROPEENNE SUR JERUSALEM EST

3 - La politique de l'Union Européenne sur Jérusalem est basée sur les principes énoncés dans la résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, notamment l'inadmissibilité de l'acquisition de territoire par la force.
En conséquence, l'UE n'a jamais reconnu l'annexion israélienne de Jérusalem-Est en 1967 ou la Loi fondamentale de 1980 (loi fondamentale sur Jérusalem, capitale d'Israël) qui a fait de Jérusalem la capitale "entière et unifiée» d'Israël.
Les États membres de l'UE ont donc installées leurs missions accréditées à Tel-Aviv.
L'UE s'oppose aux mesures qui pourraient porter préjudice au résultat des négociations sur le statut permanent, consignées dans la troisième phase de la Feuille de Route, telles que les actions visant à changer le statut de Jérusalem-Est.

4 - Dans les conférences tenues en 1999 et 2001, les Hautes Parties contractantes de la Quatrième Convention de Genève ont réaffirmé l'applicabilité de la Convention au Territoire Palestinien Occupé, y compris à Jérusalem-Est, et réitéré la nécessité de respecter pleinement les dispositions de la Convention dans ce territoire.

5 - En Juillet 2004, l'UE a reconnu l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice (CIJ) sur les «conséquences juridiques de la Construction d'un Mur dans le Territoire Palestinien Occupé» et a voté en faveur de la résolution de l'Assemblée Générale adoptée lors de sa dixième session extraordinaire d'urgence qui l’a reconnu.
Si l'UE reconnaît les préoccupations liées à la sécurité d'Israël et son droit à agir en légitime défense, la position de l'UE sur la légalité du Murde séparation coïncide avec l'avis consultatif de la CIJ.


II. COLONIES DANS ET AUTOUR DE JERASULEM-EST

RESUME

6 - La construction de colonies dans et autour de Jérusalem-Est continue à un rythme rapide, contrairement aux obligations d’Israël en vertu du droit international et de la Feuille de route, qui ont été réaffirmés à Annapolis. En 2008, le nombre d'offres à Jérusalem-Est a augmenté de près de 40% par rapport à 2007 [ii].
Sur un total d'environ 470.000 colons dans les territoires palestiniens occupés, il y a actuellement environ 190,000 colons israéliens (40%) qui vivent à l'intérieur de Jérusalem-Est [iii], et plus de 96.000 dans les colonies autour de Jérusalem, dont la majorité vivent dans les grands blocs de colonies tels que Givat Zeev, le bloc d’Etzion et
Maale Adumim.

7 - Israël continue à augmenter la colonisation dans et autour de Jérusalem-Est, à les relier par de nouvelles routes et une ligne de tramway:
L'expansion des colonies dans la vieille ville et le bassin historique voisin se poursuit, avec la plupart des efforts se concentrant sur un encerclement de la Vieille Ville à Silwan et dans le bassin historique. Les activités des organisations de colons, y compris l'occupation de maisons palestiniennes, l'achat de biens via des hommes de paille et des fouilles dans les zones sensibles, sont souvent menées en collaboration avec les autorités de l'Etat.
La construction et l’expansion prévues dans les principaux blocs de colonies existants à Jérusalem-Est. Depuis Annapolis, près de 5500 nouveaux logements ont été soumis à un examen public, dont près de 3000 ont été approuvés, ce qui les rapproche de façon significative de leur construction [iv];
La construction et l'expansion prévue du "Grand Jérusalem" - reliant la ville de Jérusalem aux blocs de colonies de Ma'ale Adumim à l'est (y compris le plan E1), Atarot et Neve Yaacov au nord et Beitar Illit au Sud .

La combinaison de ces mesures indique clairement l'intention de séparer l'ensemble de Jérusalem-Est et les blocs de colonies environnants de la Cisjordanie.


VIEILLE VILLE & BASIN HISTORIQUE

8 – Des colonies, relativement peu nombreuses, mais d'un intérêt particulier, sont implantées au cœur des quartiers palestiniens à l'intérieur de la vieille ville (surface totale: 0,9 km2) et dans les environs immédiats (
Silwan, Ras al-Amud, a-Tur, Wadi al -Joz, Sheikh Jarrah) avec l'aide du gouvernement. Des preuves écrites existent montrant la complaisance et l'aide monétaire de différents ministères pour la colonisation dans la vieille ville.

9 - Des groupes de colons juifs, tels que
El Ad et Ateret Cohanim, utilisent une variété de moyens pour étendre les colonies, souvent avec un financement étranger.
Une méthode utilisée pour l'expropriation de biens palestiniens est la «
Loi sur les Biens des Absents. [V] Auparavant appliquée seulement à l’intérieur de la Ligne Verte, la politique a changé au cours des années 1980», et cette loi a été utilisée dans une campagne déguisée du gouvernement dirigé par Ariel Sharon pour viser les propriétés palestiniennes dans la Vieille Ville et à Silwan, et donner ensuite ces propriétés aux colons.
En 1992, ces politiques ont été arrêtés à l'issue d'une enquête d’une commission gouvernementale, puis elle a été reprise par le gouvernement Sharon, en 2002.
Une décision définitive de la Cour suprême israélienne pour résoudre de décisions de justice contradictoires sur la légalité de cette pratique est en attente. [vi] En attendant, des propriétés telles que
l’Hôtel Shepherd à Sheikh Jarrah et plusieurs maisons dans la vieille ville restent sous le contrôle de colons.
Une autre méthode consiste à acheter des terres à des Palestiniens, soit directement, soit via des intermédiaires arabes. Dans les deux cas, les Palestiniens résidant dans la maison ne savent pas en général que la maison est vendue à des colons jusqu'à ce qu'ils soient expulsés.
Une troisième méthode consiste à construire dans les quartiers palestiniens. Certaines de ces colonies juives n'ont pas de permis de construire, mais sont rarement démolies- en contraste avec la situation des Palestiniens. [vii]

10 - Selon le Ministère israélien de la Construction et du Logement, il y a actuellement environ 75 familles et 600 étudiants de Yeshiva dans les enclaves de colons dans la Vieille Ville (en dehors du quartier juif).
Il existe également des plans pour construire une grande colonie juive dans le quartier musulman composée de 35 logements. Une nouvelle synagogue dans l'immédiate proximité d’Haram al Sharif/Mont du Temple a été inaugurée en Octobre 2008, augmentant les préoccupations palestiniennes sur les plans à long terme de s’emparer du sanctuaire musulman, ce qui est ouvertement encouragé par certains groupes de colons.
En outre, il existe environ 60 autres familles de colons à Silwan, juste à l'extérieur des remparts de la Vieille Ville (dont un certain nombre ont été acquises récemment) avec des activités récemment élargies au Mont des Oliviers, où l'année dernière, deux maisons ont été prises.
Une parcelle de 29 dounam (2,9 ha) connue sous le nom de "
Kerem Al-Mufti" a été confisquée par l'Administration des Terres Israélienne après que des promoteurs palestiniens aient coordonné un développement du secteur privé du site, et l’ait loué à l’organisation de colons, Ateret Cohanim. [viii]

11 – Les incursions dans le Haram Al Sharif, le Mont du Temple par des groupes de colons radicaux ont augmenté en 2008. En particulier pendant la haute saison des fêtes juives, les colons ont fréquemment défilé sur l’esplanade d’Haram Al Sharif, parfois avec la protection des forces de sécurité israéliennes, dans ce qui semblait être une démonstration de force, ce qui conduit parfois à des affrontements avec les Palestiniens.

12 – La colonisation actuelle autour de la vieille ville indique un projet afin de créer une contiguïté territoriale entre l’Anneau Intra-muros de colonies et la Vieille Ville. Plusieurs propriétés palestiniennes ont été ciblées par les différents groupes de colons, parmi lesquelles l’hôtel Shepherd Hotel et Kerem Al-Mufti à Sheikh Jarrah, ainsi que de nombreuses propriétés dans Silwan et ailleurs.
Le cas le plus frappant est celui de la famille Al-Kurd à Sheikh Jarrah, qui a été expulsée le 9 Novembre 2008 de sa maison, qui lui avait été attribuée par l'UNRWA en 1956, après que la Haute Cour israélienne ait publié un ordre d'expulsion.
Les colons, en faisant valoir leur droit à la propriété du terrain sur la base d'allégations de propriété avant 1948, a immédiatement pris le contrôle de la maison.


ANNEAU INTRA-MUROS DE COLONIES

13 - Il y a actuellement environ 190,000 colons israéliens vivant dans les grandes colonies situées à l’intérieur des limites municipales, [ix], tels que Pisgat Ze'ev, Har Homa et Gilo. L'expansion des colonies dans ces secteurs se poursuit à un rythme rapide.

14 - Depuis Annapolis, la construction de près de 3000 logements a été approuvée à Har Homa, Pisgat Ze'ev, Talpio Est, Gilo et Ramot, et 1700 d’entre eux ont obtenu des financements. D'autres projets ont été soumis à l'examen public, ce qui représenterait plus de 3000 nouveaux logements s’ils sont approuvés et financés.
Sur les projets approuvés et en attente, plus de 3000 logements sont destinés à Givat Hamatos [x]. Certains de ces colonies (comme Neve Ya'acov Est) se développeront au-delà même des frontières municipales de Jérusalem, et donc en Cisjordanie. Ces activités risquent de modifier le caractère et le statut de Jérusalem-Est.

15 - L'expansion des colonies se poursuit, elle aussi, au cœur de la population palestinienne, avec de nouvelles constructions dans la colonie de Ma'aleh Zeitim à Ras Al-Amoud et dans la colonie de Nof Zion à Jabal Mukabbar et des plans d'expansion à Sheikh Jarrah, Abu Dis et Silwan [xi]
(...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mar Mar 17, 2009 12:07 pm

ANNEAU EXTERIEUR DE COLONIES

16 -
Environ 96.000 Israéliens vivent dans les colonies de Cisjordanie autour de Jérusalem. La plus contestée de ces colonies est celle de Maale Adumim (31000 hab.), qui représente environ un tiers de la population de l'anneau extérieur de colonies (voir ci-dessous). D'autres colonies à l'extérieur des limites municipales comprennent Givat Ze'ev (11000 hab.) et Givat Benjamin (2850 hab.) également connue sous le nom d’"Adam").
Des rapports sur des projets d'expansion dans les colonies de Givat Benjamin et d’Har Gilo, ainsi que la construction de plusieurs milliers de logements dans la zone industrielle d'Atarot ont été publiés par des ONG informées mais n'ont pas encore été officiellement confirmés.

17 - La surface totale du bloc d’Adumim et du plan E1 inclus dans le tracé actuel de la barrière (tel qu'il a été approuvé par le gouvernement israélien en avril 2006) couvre 61 km2.
Le plan E1 prévoit la construction d'une nouvelle colonie israélienne en Cisjordanie (Eizariya Az-El Zaim, A-Tor et Issawiya) avec 3500 logements, une zone industrielles, deux postes de police, une infrastructure à grande échelle, un développement commercial et des installations de loisirs. La quasi-totalité de la construction a été interrompue en 2004 suite à une intense pression internationale - en particulier des États-Unis.
Cependant, la construction d'un poste de police et certaines infrastructures de transport a été achevée. En avril 2008, le quartier général de la police du District de "Judée et Samarie" a été transféré dans E1.
À cette époque, un projet gouvernemental destiné à remettre l'ancien siège de la police de Ras El Amud à des colons a été annulé, apparemment en raison de la pression internationale.

18 - Les mesures israéliennes dans et autour de la zone
Adumim/E1 sont l'un des défis les plus importants pour le processus de paix israélo-palestinien.
L'achèvement du Mur et du plan E1 établira une contiguïté territoriale israélienne entre le bloc de colonies d’Adumim et Jérusalem, tout en coupant en deux la Cisjordanie et séparera Jérusalem-Est de son arrière-pays.
En outre, la mise en œuvre de ce plan entravera encore plus le développement urbain palestinien, en privant Jérusalem-Est de la plupart des zones encore vacantes disponibles pour la croissance économique et démographique.


INFRASTRUCTURE DES TRANSPORTS

19 – La construction d'un tramway reliant les quartiers arabes de Jérusalem-Est et les colonies de peuplement israéliennes au centre de Jérusalem-Ouest s'est poursuivie sans relâche tout au long de 2008.
Le tracé actuel du tram passe par le quartier arabe de Shu'fat (environ 20000 hab.), et relie les colonies israéliennes de Pisgat Ze'ev et de Neve Yaacov (respectivement environ 40000 et 20000 habitants) au nord-est de Jérusalem.
Le tramway va considérablement augmenter les coûts de la séparation de ces zones de Jérusalem-Ouest et de la séparation entre elles.

20 - Israël construit également une route de contournement de Jérusalem-Est, qui reliera des agglomérations palestiniennes à l’extérieur du Mur au nord et au sud de Jérusalem. Le but apparent de cette route est d'assurer «une continuité des transports» pour les Palestiniens vivant au Nord et au Sud de la Cisjordanie qui iront de Ramallah à Bethléem en passant par des tunnels, sans passer par Jérusalem-Est.
Dans un avenir proche, l'achèvement de cette route de contournement pourrait être utilisé par Israël pour prétendre que la "continuité" entre le nord et le sud de la Cisjordanie a été établi, et que la construction de E1 n'est plus un problème pour le « tissu de vie des Palestiniens»

21 - La route est séparée par un mur parallèle à une route qui est réservée à l'utilisation des véhicules israéliens. Cette route parallèle relie la colonie de Cisjordanie, Ma'aleh Adumim à Jérusalem.

22 - En outre, des confiscations de terres pour une autre route de contournement réservée au trafic palestinien ont eu lieu au sud de la zone Adumim/E1. Cette route complètera celle en construction qui déviera le trafic entre Bethléem et Jéricho à l'extérieur de Ma'aleh Adumim. Source: Ir Amim

23 - L'effet cumulatif de ce nouveau quadrillage de routes permettra à Israël d'interdire la circulation de tous les Palestiniens dans la zone Adumim/E1. Les Bédouins ont déjà été déplacés de cette région.
III – BARRIERE DE SEPARATION/MUR

24 - La barrière de séparation et le régime de laissez-passer qui l’accompagne continue d’avoir de graves implications humanitaires, sociales et économiques sur la vie des Palestiniens.
En Juillet 2008, OCHA indiquait que 409 kilomètres (57%) sur la longueur totale prévue de 725 km pour le Mur (le double de la longueur de la Ligne Verte) étaient achevés et que 9 autres pour cent étaient en cours de construction.
Le Mur est constitué de dalles de béton de neuf mètres de haut autour des villes et des clôtures techniques dans les zones rurales avec tout le long des routes d’accès pour les militaires. En moyenne, le Mur/Clôture fait 60 mètres de large.


25 - Lorsque les plans de la barrière ont été approuvés en 2002, l'objectif était de fournir une barrière de sécurité temporaire pour empêcher les attentats-suicides en Israël par des militants palestiniens.
La présence du mur et le régime des laissez-passer sont destinés à limiter la circulation des Palestiniens en Israël. Toutefois, 86% du tracé prévu du Mur, y compris à Jérusalem-Est se trouve à l’intérieur de la ligne d'armistice de 1949 (Ligne Verte) c'est-à-dire en Cisjordanie.
Le Mur s'écarte de la Ligne Verte pour inclure près de 80 colonies de peuplement israéliennes, dont 12 à Jérusalem-Est, qui abritent 385.000 colons israéliens du côté israélien du Mur. Israël a à maintes reprises déclaré clairement qu'il avait l'intention de maintenir ces colonies et les 240 kilomètres carrés de terres qu’il a annexé (8,5% de la Cisjordanie) en vertu de tout accord sur le statut final.
Le Mur dans la région de Jérusalem annexe de facto 3,9% de la Cisjordanie. Ainsi, il n'est pas difficile de comprendre les préoccupations de nombreux Palestiniens que le Mur de séparation sera la future frontière avec l'État d'Israël.
En effet, en Septembre 2008, le vice-Premier ministre, Haim Ramon, a même déclaré que "[i]le Mur était la nouvelle frontière orientale d’Israël
».

26 - En englobant ces colonies de peuplement illégales, le mur de séparation sépare 285.000 Palestiniens, y compris Jérusalem-Est, de la Cisjordanie.
Bien qu'il ne soit pas terminé, le Mur est déjà en train de créer des difficultés géographiques et bureaucratiques pour des centaines de milliers de Palestiniens. Certaines villes à l'intérieur du Mur sont entourées sur trois ou quatre côtés par le mur, limitant ainsi l'accès de la population au reste de la Cisjordanie et rendant toute expansion naturelle presque impossible.
Dans d'autres secteurs, le Mur pénètre dans Jérusalem-Est en s'éloignant des frontières municipales pour laisser des zones palestiniennes densément peuplées, comme le camp de réfugiés de Shuafat, en Cisjordanie. Dans certains cas, il passe complètement dans le centre de villes comme à Abou Dis, à Jérusalem-Est pour séparer entre elles les communautés palestiniennes.

27 – Plus le Mur est construit, plus le régime de laissez-passer imposé aux Cisjordaniens est renforcé. Ces restrictions limitent la vie quotidienne des Palestiniens, ce qui en retour augmente la frustration et peut engendrer l'extrémisme.
Pour la minorité des laissez-passer accordés, l'accès à Jérusalem-Est et en Israël se fait par un nombre limité de portes désignées et de checkpoints actuellement ouverts sur une base quotidienne, hebdomadaire et/ou saisonnière.
Beaucoup de portes se trouvent dans les zones rurales afin de permettre aux agriculteurs d'accéder à leurs terres situées de l'autre côté du Mur.
Toutefois, seuls environ 20% des agriculteurs ont obtenu des laissez-passer et les horaires d'ouverture des portes sont limités, ce qui limite le temps pendant lequel ils peuvent travailler sur leurs terres. Cela a un grave impact sur les économies rurales.

28 - La zone entre le Mur et la Ligne Verte a été déclarée Zone Militaire Fermée. Tout Palestinien de plus de 12 ans vivant dans le secteur doit obtenir un permis de séjour permanent pour y séjourner.
Lorsque le Mur sera entièrement construit, on estime que 35.000 Palestiniens auront besoin d'un permis de séjour pour vivre dans leur propre maison.

29 - Le régime des laissez-passer a également eu des effets négatifs dans d'autres domaines. Depuis Septembre 2000, il y a eu une baisse de 70% du nombre d'étudiants inscrits dans le Campus de Beit Hanina de l'Université Al Quds à Jérusalem-Est.
De moins en moins de Palestiniens chrétiens et musulmans sont en mesure d'accéder aux sites religieux à Jérusalem.
Pendant le Ramadan, Israël met souvent en place des limites d'âge pour les Palestiniens qui souhaitent se rendre à Haram al Sharif.
Des preuves indiquent que l'économie de Jérusalem-Est et des villes cisjordaniennes telles que Bethléem a également diminué maintenant que les clients n’ont plus accès aux marchés et aux services.
Les marchandises pour l'exportation vers Israël et à l'étranger sont régulièrement retenues ou refoulées aux checkpoints et dans de nombreux cas les produits périssables pourrissent au soleil.
Récemment, le vin d'autel qui était produit depuis 125 ans par un ordre catholique romain dans une cave de Bethléem, n'a pas été autorisé à passer par crainte que cela constitue un risque pour la sécurité.

30 - Lles hôpitaux de Jérusalem-Est qui fournissent des soins de santé spécialisés, comme des soins contre le cancer et des dialyses, qui ne sont pas disponibles en Cisjordanie, ont également de plus en plus de difficultés à fournir des services aux malades. 70% de leurs patients sont des Cisjordaniens qui ont besoin d'un laissez-passer pour venir à Jérusalem afin de se faire soigner.
Ces laissez-passer sont souvent retardés ou accordés pour une seule journée quand des visites nocturnes ou répétées sont nécessaires.
Depuis Juillet 2008, l'ensemble du personnel médical et les malades qui vivent en Cisjordanie, mais qui ont des laissez-passer pour venir à Jérusalem, ne sont autorisés qu’à franchir les checkpoints de Qalandiya et Zeitun. Ce changement a été appliqué en réponse aux prétendues attaques terroristes à Jérusalem au cours de l'été.
Les Palestiniens doivent se rendre en voiture jusqu’aux checkpoints et attendre dans de longues fils d’attente pour les franchir à pied avant de trouver un moyen de transport de l'autre côté ou de voyager dans des bus spéciaux.
Ces politiques font rater de nombreux rendez-vous aux malades et au personnel médical et ont de graves répercussions sur les prestations de soins de santé aux Palestiniens.
(...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mar Mar 17, 2009 12:08 pm

IV – RESTRICTIONS IMPOSEES AU LOGEMENT DES PALESTINIENS ET DEMOLITIONS DE MAISONS

31 -
La municipalité de Jérusalem est responsable de la fourniture de services à Jérusalem-Est. Les Palestiniens de Jérusalem-Est représentent 34% de la population de Jérusalem, mais seuls entre 5 et 10% [xii] du budget municipal (selon le modèle qui est suivi) sont dépensés dans les zones palestiniennes.
Les zones palestiniennes de la ville sont caractérisées par de mauvaises routes, peu ou pas de nettoyage des rues, des systèmes d’égouts limités, peu de services publics comme des parcs, des trottoirs, des dispensaires, des bibliothèques, des centres communautaires, des clubs de jeunes, des terrains de sport, des terrains de jeux ou des salles de classes suffisantes et l'absence d’espaces publics bien entretenus.
C’est est en contraste avec les zones où vivent les Israéliens à Jérusalem Ouest et dans les colonies de Jérusalem-Est. La fourniture de services dans ce qui est, selon la définition d'Israël, une seule municipalité, reflète des pratiques discriminatoires.

32 - La municipalité impose de sévères restrictions à la construction de logements palestiniens à Jérusalem-Est. Elle ne délivre des permis de construire que pour les zones qui ont des plans d’urbanisme.
Depuis qu'Israël a annexé Jérusalem-Est, plus de 35% de son territoire a été exproprié (plus de 24 km ²). Parmi les autres secteurs, beaucoup ne sont pas classés comme zones résidentielles.
Dans les zones classées artificielles, le développement a été artificiellement "limité" - avec l'objectif de «maintenir un équilibre démographique», laissant seulement 12% de Jérusalem-Est (dont la plupart étaient des terrains appartenant à des Palestiniens) aux besoins résidentiels des Palestiniens.
Ces 12% de terrains palestiniens dont déjà fortement construits, et donc les Palestiniens construisent sur ces terrains (pour lesquels ils paient des taxes municipales et autres), sans permis de construire.
Ils n'ont pas d'autre choix que d'adopter des comportements illégaux contre leur gré, voire, dans certains cas, après avoir dépensé des milliers de dollars pour déposer des demandes aux autorités de l’urbanisme et embaucher des avocats afin de tenter de construire légalement.
Au cours des dernières années, les Palestiniens ont obtenu moins de 200 permis de construire par an, et même ils ont du attendre plusieurs années et sont souvent très coûteux.
L'augmentation de la population palestinienne signifie que de nombreuses nouvelles maisons palestiniennes sont construites sans permis de construire [xiii] et sont donc considérées comme "illégales" par les autorités israéliennes (bien que dans le cadre de la 4ème Convention de Genève, les puissances occupantes ne peuvent pas étendre leur juridiction au territoire occupé).

33 - Depuis 2004, environ 400 maisons ont été démolies. Les «démolitions administratives» se sont également intensifiées depuis Annapolis, en particulier dans et autour de Jérusalem.
Selon le Comité israélien Contre les Démolitions de Maisons (ICAHD), depuis Annapolis, les autorités israéliennes ont démoli 95 maisons à Jérusalem-Est, sur un total de 330 maisons démolies dans les territoires palestiniens occupés (ce qui représente une augmentation globale de 25% au cours de la période des 11 mois avant Annapolis).
420 maisons sont actuellement menacées de démolitions dans le quartier du Mont des Oliviers. Une procédure judiciaire temporairement a stoppé 300 démolitions.
Au cours de la première semaine de Novembre, de nouvelles démolitions ont eu lieu dans le quartier de Silwan, dans le cadre des 80 ordres de démolition prévue par les autorités israéliennes en Juin 2005, en affirmant que ce sont des structures illégales.
Si elles sont effectuées, ces démolitions déplaceront 1000 personnes, dont plus de 700 enfants à Silwan
. Le nombre d'ordres de démolition en suspens qui doivent encore être appliquées à Jérusalem-Est est d'environ 1000.

34 – Les démolitions de maisons dans Jérusalem-Est occupée sont illégales en vertu du droit international, n’ont aucun but évident, ont de graves répercussions humanitaires et alimentent l'amertume et l'extrémisme. L'UE a adopté une déclaration sur cette question le 10 Novembre 2008 et a exprimé sa préoccupation aux autorités israéliennes via une démarche officielle auprès du Ministère israélien des Affaires Etrangères le 1er Décembre 2008.


V- CARTES D’DENTITES, ACCES ET STATUT DE RÉSIDENCE

35 - Les Palestiniens de Jérusalem-Est possèdent des cartes d'identité israéliennes bleues qui leur donnent le droit de vivre en Israël (en pratique, à Jérusalem-Est), mais ni de voter aux élections nationales israéliennes ni d'avoir un passeport israélien.
Le renouvellement de ces cartes d'identité bleues est un long processus qui doit être effectuée auprès du bureau du Ministère israélien de l'Intérieur à Jérusalem-Est.
Contrairement à la citoyenneté, le statut de résident expire au bout de sept ans, pour les personnes résidant à l'étranger. Donc, les habitants de Jérusalem qui se déplacent à l'étranger risquent de perdre de façon permanente leur statut de résidents de Jérusalem et les droits qui vont avec.
Une nouvelle loi adoptée en Juillet 2007 par la Knesset israélienne refuse de façon explicite les droits sur la base de l'origine nationale. Selon des ONG israéliennes, telles que Hamoked et Betselem, cette loi est "raciste et discriminatoire» [xiv].


36 - Selon la politique israélienne du "centre de vie», les titulaires palestiniens de la carte d'identité bleue trouvés vivant ou travaillant à l’extérieur de Jérusalem-Est, par exemple à Ramallah, perdront leur carte d’identité (et donc leurs droits de résidence à Jérusalem).
Les titulaires palestiniens de la carte d'identité bleue se trouvant à l'extérieur du Mur ont de plus en plus de difficultés à accéder à Jérusalem-Est, ce qui les oblige à accéder à l'éducation, aux services médicaux et religieux dans le reste de la Cisjordanie. Cette politique a de graves conséquences humanitaires.
Les couples dont un conjoint possède une carte d'identité bleue de Jérusalem et l'autre une carte d’identité verte de Cisjordanie, se retrouvent dans une position précaire.
Bien que, techniquement, Israël autorise le transfert du statut de la carte d’identité bleue aux conjoints et aux enfants, le processus est trop lent et compliqué, ce qui met la famille sous une pression extrême. Depuis le début de la deuxième Intifada, Israël a gelé tous les programmes de regroupement familial.

37 - Une application grandissante de la politique du «centre de vie» et la construction du Mur autour de Jérusalem, a conduit à une deuxième vague d’"immigration" des titulaires de la carte d'identité bleue vers la ville.
Les détenteurs palestiniens de la carte d'identité de Jérusalem se déplacent vers des zones situées du côté ouest du mur et dans la vieille ville afin de préserver leurs droits de résidence, ce qui entraine une rapide augmentation des loyers dans les secteurs de Jérusalem-Est, à une surpopulation et à une pénurie de logements. Ces facteurs risquent de dégrader encore plus l'environnement urbain.

38 - Les Palestiniens qui ont des cartes d'identité vertes de Cisjordanie ou de Gaza doivent demander un laissez-passer pour entrer à Jérusalem-Est. Même Les habitants de Cisjordanie ou de Gaza qui travaillent régulièrement à Jérusalem-Est, doivent renouveler ces laissez-passer tous les trois mois.
Les titulaires d’une carte d'identité de Cisjordanie qui obtiennent des laissez-passer pour entrer à Jérusalem sont soumis à un certain nombre de conditions, par exemple, une limite de temps pour les heures qu'ils peuvent passer à Jérusalem, et une interdiction d’y conduire ou d’y passer la nuit.
L'accès entre Jérusalem et la Cisjordanie est devenu de plus en plus difficile aussi bien pour les détenteurs de carte d’identité de Cisjordanie que pour ceux qui ont une carte d’identité de Jérusalem.

39 – Une plus stricte application de la politique israélienne actuelle a entrainé également le refus d’entrée par Israël à des épouses étrangères de Palestiniens et à des étrangers désireux de visiter ou de travailler dans les territoires occupés sur les passages frontaliers avec Israël et les Territoires occupés.
En outre, et au mépris du principe général de réciprocité, certains des étrangers à qui Israël a refusé l’entrée sont des titulaires de passeports de l'UE, alors que les citoyens israéliens ne font face à aucune restriction quand ils circulent dans l’Union Européenne.
(...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mar Mar 17, 2009 12:09 pm

VI- INSTITUTIONS PALESTINIENNES

40 -
Au mépris des dispositions de la Feuille de Route, qui prévoit leur réouverture [xv], le Ministère israélien de la Sécurité intérieure a renouvelé, le 8 Février 2008 et le 5 août 2008, l'ordre de fermeture des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est qui ont été fermées en 2001, en affirmant qu'elles étaient affiliées à l'Autorité Palestinienne, et donc en violation des accords d'Oslo.

41 - Depuis 2001, une dizaine d'institutions palestiniennes à Jérusalem-Est sont toujours fermées, alors qu'elles jouent un rôle essentiel pour la société civile palestinienne, dans les domaines économiques, sociaux et culturels, en particulier: la Maison d'Orient, la Société des Etudes Arabes, la Chambre de Commerce et d'Industrie Arabe, le Centre Palestinien pour le Développement de micro-projets, le Haut Conseil Arabe du Tourisme.

42 - La «Nouvelle Maison d’Orient", communément appelée "Maison d'Orient" qui a été créée à la fin des années 70, sous la direction du philanthrope palestinien Faisal Husseini, a été la principale institution de la société civile à Jérusalem-Est.
Elle servait de siège officieux de l'OLP à Jérusalem, et comprenait 12 départements, couvrant une variété de domaines (caritatif, social, culturel, économique).
Elle fournissait également une assistance financière et matérielle aux Palestiniens de Jérusalem qui étaient exclus des systèmes de santé et de sécurité sociale israéliens, à ceux qui ne s’en sortaient pas pour payer des taxes ou des frais d'éducation, ainsi que ceux qui étaient victimes de démolitions de maisons.

43 - Créée en 1936, la Chambre de Commerce et d'Industrie Arabe a joué un rôle important dans le domaine économique, en fournissant des services juridiques et administratifs, en facilitant la participation des entreprises et des hommes d'affaires locaux aux foires et expositions nationales et internationales, en promouvant les produits locaux et en créant des opportunités d'investissements.

44 - En outre, les autorités israéliennes ont fermé en 2008 plusieurs autres institutions palestiniennes à Jérusalem-Est, en particulier le Culture Forum Organization à Sur Baher, fermé le 4 Février 2008, et le Conseil Palestinien du Logement, spécialisé dans le financement du logement social, fermé le 2 Juillet 2008.

45 - Même si certaines d'entre elles ont réussi à poursuivre leurs activités en déplaçant leur siège en dehors de Jérusalem, la fermeture de ces institutions ont de très profonds effets négatifs sur la société palestinienne à Jérusalem-Est, en particulier depuis que les manifestations publiques organisées par la société civile palestinienne dans Jérusalem-Est sont régulièrement interdites.
Depuis Annapolis, les autorités israéliennes ont interdit une trentaine d'événements et de rencontres palestiniennes à Jérusalem-Est.
En particulier, en Mars 2008, une réunion pour le lancement de la manifestation "Jérusalem, capitale culturelle du monde arabe 2009», a été interdite par les autorités israéliennes.
Le fait de viser la plupart des institutions et activités palestiniennes laïques et modérées dans la ville contribue à créer un vide institutionnel à Jérusalem-Est en laissant la place aux forces radicales et religieuses.
En outre, la fermeture prolongée des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est préjuge le résultat final des négociations sur le statut de la ville.


VII - LIBERTE RELIGIEUSE

46 - Comme indiqué ci-dessus, les Chrétiens et Musulmans vivant à l’Est de la barrière/Mur de séparation sont de moins en moins capables d'accéder aux lieux saints de Jérusalem-Est. Les laissez-passer ne sont accordés qu’en nombre limité, à l'occasion d'une grande fête.
De plus, les hommes de moins de 45 ans, même s’ils peuvent entrer dans Jérusalem, sont rarement autorisés à accéder à Haram Al-Sharif dans la Vieille Ville (un site considéré comme le troisième lieu le plus saint de l'islam). En fait, Israël exerce effectivement un droit de veto sur qui entre dans le complexe.
Des caméras ont été placées à l'entrée des autres portes d’Haram Al-Sharif, pointant vers l'intérieur de l’esplanade et des membres de la sécurité israélienne sont postés à l'entrée de toutes les portes afin de déterminer qui peut y accéder.
En outre, de par leur contrôle de la Porte des Maghrébins, Israël impose un afflux de touristes irrégulier sur le Haram, sans négociation préalable avec le Waqf, l'Autorité Islamique Jordanienne qui a juridiction sur l’esplanade.

47 - La Vieille Ville et le Bassin Saint sont soumis à d’importantes fouilles israéliennes unilatérales, y compris à Haram Al-Sharif/Mont du Temple. En outre, au cours des dernières années, les Autorités des Antiquités Israéliennes ont de plus en plus "privatisé" les droits aux excavations en les confiant à des organisations non-gouvernementales israéliennes associées aux organisations de colons extrémistes.
Plusieurs sites de fouilles dans le bassin Saint sont désormais exploités et co-financés par des organisations de colons privées ou à des institutions extrémistes, dont Ateret Cohanim, le Fonds du Patrimoine du Mur des Lamentations, le Mont du Temple et El Ad.[xvi] Les liens entre l'expansion des colonies et les excavations de "tunnels archéologiques" dans des zones sensibles sont particulièrement préoccupantes.
Ces entités privées ou quasi-privées ont obtenu des responsabilités souveraines pour les activités de fouilles dans plusieurs zones sensibles au niveau religieux du Saint-bassin, y compris à la Porte des Maghrébins, sous la Porte de Damas, près du Mur des Lamentations et à Silwan.
Ces pratiques privatisées et, souvent opaques, risquent d'ébranler le statu quo archéologique dans et autour de la vieille ville, ainsi que de contribuer à l'accroissement de la méfiance et des tensions entre les communautés religieuses dans la ville.
Les projets en cours ne tiennent pas compte des lieux saints chrétiens et musulmans. Même s’ils ne nuisent pas directement à ces lieux saints, ils menacent leur viabilité, leur intégrité et le domaine public à proximité immédiate.
L'UNESCO a toujours encouragé Israël à se conformer aux déclarations internationales sur la protection du patrimoine mondial sous occupation. [xvii] De cette manière, l'archéologie devient un outil de motivation idéologique dans une lutte nationale et religieuse menée d'une manière qui modifie l'identité et le caractère de la ville et menace de compromettre sa stabilité.

48 - En Janvier 2008, les fouilles ont commencé en vue de la construction d'une synagogue dans le tunnel du Mur des Lamentations, à sept mètres sous le quartier musulman, au niveau de la route de l'époque romaine. Il est immédiatement adjacent au Haram Al Sharif/Mont du Temple. Les Autorités des Antiquités Israéliennes sont profondément impliquées dans sa planification et sa construction.

49 - En 2008, la construction de la synagogue Ohel Yitzhak a commencé sur la place du Mur des Lamentations, dans l'immédiate proximité du Haram al Sharif/Mont du Temple. Un tunnel déjà creusé reliera cette synagogue au tunnel du Mur des Lamentations.

50 - En 2005, Israël a annoncé la construction d'une nouvelle rampe à la Porte des Maghrébins, officiellement pour améliorer l'accès aux touristes, mais suffisamment solide et large pour assurer la sécurité des véhicules. Le travail a commencé, malgré les protestations du Waqf.
La commission d’urbanisme régional israélienne a décidé en Juillet 2008 de modifier le projet initial afin de conserver toutes les strates historiques ou les vestiges archéologiques situées sous la nouvelle rampe - y compris les restes du quartier moderne des Maghrébins - et de ne pas de construire une synagogue à cet endroit, comme prévu initialement.
Toutefois, la procédure d’urbanisme est toujours en cours, et l'on pourrait craindre que - même si la politique actuelle est maintenue - la zone de prière du Mur des Lamentations pourrait être étendue à proximité de la nouvelle rampe d'accès, au lieu de mettre en évidence les vestiges musulmans.
L'autorité islamique craint également un agenda caché du Fonds du Patrimoine du Mur des Lamentations qui pourrait changer le modèle de circulation par la Porte des Maghrébins et augmenterait l'accès des Israéliens à Haram Al-Sharif/Mont du Temple, sans coordination préalable avec le Waqf.

51 - En outre, Israël a empiété sur les droits des Églises chrétiennes pour opérer librement à Jérusalem, dans un certain nombre de façons.

52 –
Les Églises chrétiennes ont, pour diverses raisons, des difficultés dans l'obtention ou l'extension de visas à long terme, surtout pour les prêtres. Depuis 2002, les prêtres et les membres de communautés religieuses catholiques demandant des visas à long terme aux autorités israéliennes, en particulier les ressortissants des pays du Tiers Monde, et encore plus en particulier ceux d'origine arabe, sont soumis à des procédures longues et compliquées avec des résultats très limités.
Dernièrement, la durée du visa a été réduite à une période maximale d'un an. De plus, des visas à entrées multiples ont été progressivement supprimés, sauf pour les dignitaires qui nécessitent une demande spéciale.
Ces mesures restrictives affectent fortement le fonctionnement des institutions des Eglises qui ont plus de difficultés à faire venir des membres de la communauté venant d'Etats arabes. Aucune des demandes présentées par le Patriarcat Latin n’a reçu de réponse à ce jour.

53 – La Résolution 181 de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1947 ( "le Plan de Partage") précise qu’aucune taxe ne doit être perçue pour un lieu saint, un édifice ou un site religieux qui a été exempté de l'impôt à la date de la création de l'Etat.
En décembre 2008, Israël a adopté une loi imposant des taxes aux propriétés religieuses qui en avaient été exonérées jusqu'à présent mais à taux réduit pour les locaux utilisés exclusivement pour le culte.
Dans certains cas, Israël demande le paiement rétroactif des taxes
. La plupart des Eglises ne seraient pas en mesure de les payer.
Par exemple, si les différents hôpitaux et institutions sociales, géré par les Eglises de Jérusalem étaient forcés de le faire, leur avenir est incertain. Bon nombre de ces hôpitaux offrent des soins spécialisés pour les Palestiniens qui ne sont pas disponibles dans les autres parties de la Cisjordanie.

54 - La capacité des Eglises locales à orienter les pèlerins et les fidèles à l'intérieur des lieux saints, n'a jamais été sérieusement remise en question jusqu'à récemment.
Pour l'accomplissement de cette mission, les Eglises délivrent depuis de nombreuses années des "cartes vertes" au clergé et aux principaux guides des pèlerins dans les lieux saints.
Le Ministère israélien du Tourisme remet de plus en plus en question cette pratique et essaye de la réduire ou de la supprimer par diverses mesures administratives.
Il semble que le Ministère israélien du Tourisme considère les lieux saints comme toute autre attraction touristique ou «patrimoine national» et, par conséquent, veut mettre en place les règles appliquées à tout site du "patrimoine national", en refusant de reconnaître le caractère essentiellement religieux des lieux saints pour les chrétiens.
À l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre, les fonctionnaires du Ministère israélien du Tourisme, ont tenté, à diverses reprises, d'empêcher des étrangers ou des locaux de guider les groupes de pèlerins qu'ils accompagnaient, sous prétexte qu'ils n’étaient pas officiellement enregistrés comme guides israéliens.


55 - La vitalité des petites communautés et institutions religieuses dévoilent des questions qui transcendent celles de la liberté religieuse, aussi importantes soit-elles. Le déclin des minorités religieuses, à Jérusalem, menace sa diversité historique, son héritage, et son importance emblématique en tant que lieu où les civilisations se rencontrent au lieu de se confronter.

Sources :
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11455&type=analyse&lesujet=Rapports
http://www.poica.org/editor/case_studies/view.php?recordID=1844
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Mar 19, 2009 10:39 am

Algérie, Palestine, même combat 3

Aujourd'hui 19 mars, l'Algérie se souvient des négociations et accords d'Evian et célèbre sa Victoire sur un colonialisme acharné, qui n'a accepté de lacher sa proie que sous les coups de la résistance, et la difficulté à se maintenir plus encore sans subir de lourdes, très lourdes pertes....
Et pourtant, on se souvient que bien avant d'en arriver aux accords définitifs, à la Victoire et à l'Indépendance, les négociations ont été très difficiles, et très longues... et qu'au début, il n'était pas question pour la France d'entamer des négociations avec les "rebelles" avant que ceux-là ne renoncent d'abord à la "violence", c'est à dire à la résistance, et ne déposent les armes.... d'où l'appel de De Gaulle en 58 à une "Paix des Braves" lancé à "ceux qui ont ouvert le feu" pour qu'ils "le cessent"....
http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I00012415
Un appel alors rejeté par le FLN, et pourtant les négociations se feront quand-même, sous le feu justement....

Aujourd'hui comme hier, et en Palestine comme en Algérie (et ailleurs avant), Israel autant que tous ses alliés, demandent à la résistance palestinienne, au Hamas surtout de "renoncer à la violence" et de "reconnaitre Israel" avant toute négociation de "Paix", et avant même que celui-ci ne les reconnaisse (même s'ils sont plus en Droit de l'être).... le pire c'est que ces exigences deviennent aujourd'hui une condition à la réconciliation inter-palestinienne...

Clinton a-t-elle saboté une réconciliation palestinienne ?

Hasan Abu Nimah et Ali Abunimah
mercredi 11 mars 2009 - 06h:31

A peine remis des massacres israéliens dans la Bande de Gaza occupée, les Palestiniens n’ont guère eu l’occasion de se réjouir ces derniers temps. Aussi le début fort des discussions de réconciliation intra-palestinienne au Caire la semaine dernière a-t-il marqué une lueur d’espoir.

On a pu croire que la fin du schisme entre d’une part la résistance et le gouvernement du Hamas élu mais boycotté par le monde et d’autre part la faction du Fatah soutenue par l’Occident était à portée de la main. Mais cette bonne impression s’est brusquement dissipée après ce qui ressemble à un assaut coordonné par la Secrétaire d’état des USA Hillary Clinton, le Haut Représentant de l’UE Javier Solana et le dirigeant du Fatah Mahmoud Abbas, dont le mandat de président de l’Autorité Palestinienne (AP) expirait le 9 janvier.

Le vendredi 27 février, les dirigeants de 13 factions palestiniennes, notamment les principales, Hamas et Fatah, annonçaient qu’ils avaient élaboré un cadre pour la réconciliation. Les Palestiniens, dialoguant sous la présidence du puissant chef des services secrets égyptiens Omar Suleiman, ont créé des commissions pour discuter de la formation d’un « gouvernement d’unité nationale », réformer l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) afin d’y intégrer toutes les factions, prévoir des élections législatives et présidentielles, réorganiser les forces de sécurité sur une base non politique et un groupe pilote comprenant tous les dirigeants de faction. Dans une atmosphère jubilatoire, les discussions ont été ajournées au 10 mars.

Ensuite, le fragile édifice politique palestinien a commencé à être ébranlé. Le premier coup est venu de Clinton juste avant qu’elle prenne l’avion pour assister à un sommet dans la station balnéaire égyptienne de Sharm el-Sheikh, avec la promesse ostensible de milliards d’aide à la reconstruction de Gaza.

Voice of America (VOA) a demandé à Clinton si les discussions d’unité au Caire l’encourageaient. Elle a répondu que dans toute réconciliation ou « progrès en vue d’une Autorité [Palestinienne] unifiée », le Hamas devrait être lié par « les conditions édictées par le Quartette », le groupe auto-constitué de représentants des USA, de l’UE, de l’ONU et de la Russie. Ces conditions, a déclaré Clinton, requièrent que le Hamas « doit renoncer à la violence, reconnaître Israël et respecter les engagements antérieurs ». Sans quoi, a averti la Secrétaire, « Je ne pense pas qu’il en résultera un quelconque pas en avant positif, ni pour le peuple palestinien, ni en tant que moyen de renforcer l’effort en vue d’une paix qui mènerait à un état palestinien ».

Les coups suivants sont venus de Ramallah. Abbas, flanqué du haut diplomate européen Solana, a insisté sur le fait que tout gouvernement d’unité nationale aurait à adhérer à la « vision des deux états » et à respecter « les conditions internationales et les accords signés ». Il a ensuite réclamé que l’aide à la reconstruction de Gaza transite exclusivement via l’AP - soutenue par l’Occident mais financièrement en faillite et politiquement très affaiblie. Solana a affirmé : « Jetiens à déclarer, en accord avec [Abbas] que le mécanisme utilisé pour déployer l’argent est celui-là même qui représente l’Autorité Palestinienne ». Solana a entièrement approuvé la campagne menée par Abbas depuis la destruction de Gaza, pour que l’AP, rongée par une corruption endémique et qui ne paie que les salaires des travailleurs jugés politiquement loyaux, soit seule en charge des fonds, plutôt que des organisations internationales neutres, comme le Hamas et d’autres l’ont suggéré.

Alors, le sommet de Sharm el-Sheikh visait-il vraiment à aider le peuple de Gaza ou s’agissait-il d’exploiter leurs souffrances pour continuer la longue guerre contre le Hamas par d’autres moyens ? En effet, Clinton avait déjà confirmé la politisation de l’aide à la reconstruction lorsqu’elle déclarait à VOA : « Nous voulons conforter un partenaire palestinien disposé à accepter les conditions tracées par le Quartette » et « notre aide en dollars sera versée sur la base de ces principes ».

Le Hamas a averti que les déclarations de Clinton et d’Abbas renvoyaient les efforts de réconciliation palestiniens à la case départ. « Le Hamas ne reconnaîtra pas Israël ni les conditions du Quartette » a dit l’un de ses porte-parole Ismail Radwan, tandis qu’un autre, Ayman Taha, affirmait que le Hamas « rejetterait toute condition préalable à la formation du gouvernement d’unité ». Khaled Meshal, chef du bureau politique du mouvement, a souligné que la base de l’unité nationale devait rester « la protection de la résistance et des droits du peuple palestinien ».

De telles déclarations seront bien sûr utilisées pour dépeindre le Hamas comme extrémiste, intransigeant et anti-paix. Après tout, quoi de plus raisonnable que d’exiger de toute partie impliquée dans un processus de paix qu’elle s’engage à renoncer à la violence, à reconnaître son ennemi et à respecter les accords préalables ? Le problème est que les conditions du Quartette sont conçues pour éliminer les rares concessions faites aux Palestiniennes et pour les laisser démunis devant la poursuite de l’occupation, la colonisation, le blocus et les attaques armées d’Israël.

Aucun des diplomates occidentaux imposant des conditions au Hamas n’a réclamé qu’Israël renonce à sa violence agressive. En effet, comme Amnesty International le rapportait le 20 février, les armes utilisées par Israël pour tuer, blesser et incinérer 7.000 personnes à Gaza, dont une moitié de femmes et d’enfants, ont largement été fournies par des pays occidentaux, essentiellement les USA. En guise d’illustration frappante, Amnesty rapportait que ses enquêteurs sur le terrain avaient « trouvé des fragments et des composants de munitions utilisées par l’armée israélienne - dont beaucoup fabriquées aux USA - jonchant des cours de récréation, des hôpitaux et des maisons de particuliers ».

Pour les Palestiniens, « renoncer à la violence » dans de telles conditions c’est renoncer au droit de se défendre, ce que peuvent faire des peuples non occupés. Les Palestiniens noteront certainement que tandis qu’Abbas se contente de rester un spectateur impuissant, ni les USA ni l’UE ne se sont précipités pour défendre des Palestiniens pacifiques, non armés, mitraillés chaque jour par les forces d’occupation israéliennes lorsqu’ils tentent de protéger leurs terres saisies en Cisjordanie. Et la renonciation d’Abbas à la résistance n’a pas davantage aidé les 1.500 habitants du quartier de Silwan dans Jérusalem-Est, dont les autorités d’occupation israéliennes ont récemment confirmé la prochaine démolition des maisons afin de faire place à un parc à thème juif. Une cessation de la violence doit être mutuelle, totale et réciproque - chose que le Hamas a offerte à plusieurs reprises et qu’Israël a farouchement rejetée.

Pendant que la violence israélienne est tolérée voire applaudie, aucune condition politique préalable n’est réclamée aux dirigeants d’Israël. Le Premier ministre Netanyahou a catégoriquement rejeté un état souverain palestinien et - tout comme ses prédécesseurs - il a rejeté tous les autres droits palestiniens consacrés par le droit international et les résolutions de l’ONU. Sommé de mettre un terme à la construction d’implantations illégales en territoire occupé, Israël répond simplement que c’est sujet à négociation, et pour prouver ce point, il révélait en février le projet d’ajouter des milliers de maisons exclusivement juives dans les colonies de Cisjordanie.

Mais quand Al-Jazeera International demandait le 1er mars à Tony Blair, émissaire du Quartette, comment ses maîtres traiteraient un gouvernement israélien rejectionniste, il répondait : « Nous devons travailler avec tous ceux que le peuple israélien élira, il faut essayer et ne pas simplement affirmer que cela ne marchera pas ». A moins que les Palestiniens ne soient considérés comme une race inférieure, la même logique devrait s’appliquer à leurs dirigeants élus, mais jamais on ne leur en a donné la chance.

Il est grotesque d’exiger que les Palestiniens privés d’état reconnaissent inconditionnellement la légitimité de l’entité qui les a dépossédés et qui les occupe, qui lui-même n’a pas de frontières déclarées et qui continue d’étendre son territoire par la violence à leurs dépens. Si les Palestiniens doivent un jour reconnaître Israël sous une forme quelconque, ce ne pourra être que le résultat de négociations dans lesquelles les droits des Palestiniens sont pleinement reconnus, et non une condition préalable qui leur est imposée.

Au cours de la campagne électorale étatsunienne de l’an dernier, Clinton a clamé qu’elle avait aidé à apporter la paix en Irlande du Nord sous l’administration de son mari. Mais les conditions qu’elle impose à présent au Hamas sont exactement celles que les Britanniques ont longtemps imposées au parti nationaliste irlandais Sinn Fein, bloquant ainsi les négociations de paix. Le Président Bill Clinton - à l’encontre des vigoureuses objections britanniques - a aidé à contourner ces obstacles en garantissant notamment un visa US au président du Sinn Fein Gerry Adams, dont le parti avait été diabolisé par les Britanniques comme Israël diabolise à présent le Hamas. Tout comme Tony Blair qui, alors Premier ministre, autorisa le premier des négociations avec le Sinn Fein, Hillary Clinton sait que les négociations en Irlande n’auraient pas abouti si l’une des parties avait été obligée de se soumettre aux conditions préalables de ses adversaires.

Une lettre du 26 février dernier, cosignée dans le Times de Londres par d’anciens négociateurs de paix britanniques et irlandais, notamment le lauréat du Nobel John Hume et l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami, soulignait ces mêmes points. « Que cela nous plaise ou non » dit la lettre, « Le Hamas ne s’en ira pas. Depuis sa victoire aux élections démocratiques de 2006, le Hamas a renforcé son appui dans la société palestinienne malgré les tentatives de le détruire par des blocus économiques, des boycotts politiques et des incursions militaires ». Les signataires appelaient à s’engager avec le mouvement, affirmant que « Les conditions du Quartette imposées au Hamas tracent un seuil inopérant à partir duquel commencer des négociations ».

Ceux qui se prétendent « faiseurs de paix » devraient tenir compte de ce conseil. Ils devraient permettre aux Palestiniens de former un consensus national sans interférence ni chantage externes. Ils devraient cesser d’imposer des conditions scandaleusement inéquitables à la partie la plus faible tout en tremblant devant la plus forte, et ils devraient arrêter l’exploitation cynique de l’aide humanitaire aux fins de manipulation et de subversion politique.

Ils sont nombreux dans la région à avoir été encouragés par la nomination par le Président Obama de l’ancien médiateur nord-irlandais, le sénateur George Mitchell, comme émissaire au Moyen-Orient. Mais à bien d’autres égards, le nouveau président a poursuivi les désastreuses politiques de l’administration Bush. Il n’est pas trop tard pour changer de cap, car persister dans l’erreur ne ferait qu’assurer la poursuite de l’échec et du bain de sang.



* Hasan Abu Nimah est l’ancien représentant permanent de la Jordanie aux Nations-Unies.

* Ali Abunimah, Cofondateur de The Electronic Intifada, est l’auteur de “One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse” (Metropolitan Books, 2006).



Sources :

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6270

http://electronicintifada.net/v2/article10367.shtml
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
ych

avatar

Nombre de messages : 1181
Age : 27
Localisation : constantine
Date d'inscription : 01/02/2008

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Mar 19, 2009 11:37 am

Citation :
Aujourd'hui 19 mars, l'Algérie se souvient des négociations et accords d'Evian et célèbre sa Victoire

moi je me souviens surtout des charognards qui ont rejoint la révolution le 18 mars à 23h59 et qui aujourd'hui encore eux et leurs progénitures nous arrachent la peau jusqu'à celle des f....

sources: la dépêche de constantine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Mar 20, 2009 10:45 am

Analyses
Gaza 2009 : Dé-osloïser l’esprit des Palestiniens
Par Dr. Haidar Eid
Palestine - 16-03-2009

Non seulement les Blancs sont coupables d’être passés à l’offensive, mais, par certaines manœuvres habiles, ils ont réussi à contrôler les réponses que les Noirs apportaient à leurs provocations.
Non seulement ils ont donné des coups de pied aux Noirs, mais ils leur ont aussi dicté de quelle manière ils devaient réagir à ces coups de pied. Depuis longtemps, le Noir écoutait patiemment les avis qu’on lui prodiguait quant à la meilleure façon de répliquer aux coups de pied.
Avec une lenteur douloureuse, il commence aujourd’hui à montrer des signes qu’il relève de son droit, que dis-je, de son devoir, de répliquer aux coups de pied de la manière qui lui paraît appropriée.
Steve Biko.

Un des aspects les plus importants du massacre de Gaza (2009), c’est ce déversement sans précédent, et stupéfiant, de soutien populaire à la cause palestinienne ; c’est là quelque chose qui aurait dû remplir de joie les signataires des accords d’Oslo (en 1993).
Le retour des slogans de libération, d’avant Oslo, par opposition à l’indépendance, ont, sans l’ombre d’un doute, créé un nouveau dilemme, non seulement pour les élites politiques d’Oslo, mais aussi pour la Gauche, stalinisée et oennegéïsée [sur ONG, ndt].

Le processus d’"osloïsation", c’est-à-dire cette combinatoire de corruption, d’oennegéïsation, de bradage des principes révolutionnaires et de logorrhée sloganique, ainsi que la fiction de la «solution» à deux prisons, ont reçu un coup magistral avec les élections de 2006.

A en juger aux déclarations non seulement des officiels de l’Autorité palestinienne, mais aussi de la Gauche, et même du gouvernement Hamas, le but ultime de l’actuelle rivière de sang est désormais la création d’un Etat palestinien, quel qu’en soit la forme, c’est-à-dire la soi-disant «solution à deux Etats».

La contradiction entre un soutien international formidable, la renaissance de la campagne «Boycott-Désinvestissement-Sanctions», la marée des manifestations contre l’Israël de l’Apartheid et ses crimes de guerre contre les Palestiniens de Gaza, ainsi que la réitération, par la plupart des organisations politiques, du mantra des deux Etats, est un signe puissant du besoin d’un programme alternatif qui fasse de la dé-osloïsation de la Palestine la toute première de ses priorités.

Pour comprendre les Accords d’Oslo et le dommage extrême qu’ils ont causé à la cause palestinienne, il faut recourir à la contextualisation historique de l’ainsi dit «processus de paix», ou plutôt de ce que nombre de penseurs critiques ont qualifié d’industrie de la paix. Cette compréhension est une étape indispensable sur la voie d’un processus de dé-osloïsation, un terme auquel je reviendrai ultérieurement plus en détail.

Il avait été prétendu que l’Accord d’Oslo aurait représenté le premier pas sur la voie de l’autodétermination et d’un Etat (palestinien) indépendant. Mais il est clair, désormais, seize ans après la célèbre poignée de mains sur la pelouse de la Maison-Blanche, à Washington, qu’aucun Etat ne sera établi, à court terme, en raison du fait qu’Oslo a tout simplement ignoré l’existence du peuple palestinien en tant que peuple. Autrement dit, ces accords ont offert au sionisme ce qu’il s’ingéniait à obtenir depuis toujours. L’infâme déclaration de Golda Meir, pour qui les Palestiniens n’existent pas, est à cet égard hautement significative.

Pourtant, affirmer qu’"Oslo" et "Camp David" auraient été de grandes opportunités manquées, et des "percées", et que le soi-disant "processus de paix" était sur les rails, jusqu’à ce que les Palestiniens (lire : les victimes colonisées) ne l’ait fait voler en éclats, c’est une déformation idéologique délibérée d’une réalité alléguée à seule fin de préparer les Palestiniens à encore plus de concessions. Aucune paix véritablement complète n’a été créée, ni à Oslo, ni à Washington ; ce qui a été mis sur pied, en lieu et place, c’est bien davantage un plan américano-israélien visant à résoudre le conflit, après la destruction de l’Irak et l’effondrement de l’Union soviétique, ainsi que leur tentative de construire un «nouveau Moyen-Orient», pour reprendre l’expression de Condooleeza Rice – un Moyen-Orient se caractérisant par une hégémonie américano-sioniste, soutenue par des régimes (arabes) despotiques.

L’Accord d’Oslo était mort-né, parce qu’il ne garantissait pas les droits nationaux et politiques minimaux de quelque dix millions de Palestiniens. Tant qu’il y aura des réfugiés, des cantons, des détenus, des blocus, des colonies, la «torture légalisée» des prisonniers, la dépossession, les assassinats ciblés et l’occupation, aucune paix globale ne sera possible. C’est une illusion qui s’est emparée des esprits des signataires des accords d’Oslo.

Ces accords ont conduit à la création d’une «autonomie administrative» limitée, dans la bande de Gaza et dans certaines parties de la Cisjordanie. La population locale s’est vu reconnaître le «droit» d’élire une autorité qu’elle serait autorisée à qualifier de «nationale».
Aujourd’hui, la question posée est de savoir ce qui peut bien faire que l’Autorité nationale palestinienne serait au-dessus de toute question ?
Quel est le fondement «légitime» sur lequel elle a été établie ?
C’est très simple : les Accords d’Oslo ! Il est aujourd’hui devenu évident qu’en dépit de la célèbre poignée de mains sur la pelouse de la Maison-Blanche et à Annapolis, ainsi que le discours optimiste au sujet d’un «Nouveau Moyen-Orient», ces accords, contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu, n’ont pas garanti la création d’un du moindre Etat palestinien indépendant, ni le retour chez eux des réfugiés, ni même la démolition des colonies juives, ni des compensations pour les Palestiniens qui ont perdu – et qui continuent à perdre – leur maison, leurs terres, leurs propriétés, ni la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, ni l’ouverture de tous les checkpoints, qui sont devenus des cauchemars quotidiens pour les résidents de la Cisjordanie et de la bande de Gaza,… etc.

En dépit de toutes ces poignées de mains, de ces embrassades et de ces conférences de presse feutrées, Israël a lancé une des guerres les plus sanglantes de toute l’histoire du conflit contre la population civile de Gaza, tuant en vingt-deux jours plus de 1 400 personnes, dont 438 enfants, 120 femmes, 95 vieillards, 16 médecins, 5 journalistes, 5 femmes étrangères, et détruisant plus de 40 000 bâtiments (institutions et logements privés), laissant nombre de familles sans abri. Cela, bien entendu, n’a pas été mentionné en tant qu’objectif des Accords d’Oslo, mais rien, non plus, n’a été mentionné, dans ces Accords, qui eût pu empêcher un tel bain de sang de se produire…

Telle est la réalité politique que les officiels palestiniens qui ont signé cet accord n’aiment pas se voir rappeler.
En réalité, ce qui a été créé, dans certaines parties de Gaza et de la Cisjordanie, c’est une entité extrêmement étrange – une sorte de bantoustan avalisé par la communauté internationale.
Gaza, en 2009, est par conséquent le reflet au miroir d’Oslo.

(...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Mar 20, 2009 10:46 am

Quand nous avons à l’esprit que de 75 à 80 % des habitants de la bande de Gaza sont des réfugiés, les résultats des élections de 2006 deviennent plus compréhensibles non seulement dans leur contexte anticolonial, mais également en termes sociopolitiques.
Ce qu’Oslo a créé, à Gaza, ainsi d’ailleurs qu’en Cisjordanie, ce sont, littéralement, deux mondes différents, dont les deux ont été gouvernés par des institutions non-démocratiques, une pléthore d’appareils de sécurité, un tribunal militaire digne du tiers-monde (réclamé par l’administration Clinton), la corruption, la mauvaise gouvernance, l’inefficacité et le népotisme – pour ne mentionner qu’un petit nombre de caractéristiques néocoloniales, parmi d’autres.

En gagnant les guerres de 1948, 1956 et 1967, et en obtenant la reconnaissance internationale, arabe et palestinienne, Israël – en tant qu’Etat colonial de peuplement pratiquant l’apartheid – espérait passer à un nouveau stade, un stade requérant la constitution d’une «nouvelle conscience» chez les Palestiniens colonisés.

C’est précisément en cela que réside le danger d’Oslo : l’osloïsation, dans ce contexte néo-sioniste, signifie la création d’un paradigme nouveau, au travers duquel vous faites disparaître la conscience de votre supposé ennemi – «l’Autre» -, après quoi vous y substituez une mentalité unidimensionnelle, via la construction d’une fiction (« deux Etats, pour deux peuples ») dont l’idéal est inatteignable. Même le fasciste Lieberman entonne désormais la même chanson.

Autrement dit, viser à la création du Palestinien des deux Etats revient à viser à créer une fausse conscience, sous l’impulsion d’une intelligentsia assimilée, dont certains des membres ont un passé révolutionnaire. Chanter les slogans de la «solution à deux Etats», des «deux Etats, pour deux peuples», du «retour aux frontières de 1967», - voire même d’une «hudnah [trêve] de longue durée» (comme l’a proposé le Hamas) – vise à garantir la subordination et la conformité des Palestiniens, en particulier de ceux qui nourrissent des idées révolutionnaires. Fini, le droit au retour des six millions de réfugiés palestiniens et leur dédommagement ; même chose, en ce qui concerne les droits nationaux et culturels de la population indigène de la Palestine de 1948.

Cet objectif, toutefois, ne voit jamais l’antithèse qu’il génère comme le résultat d’un déplacement, d’une exploitation et d’une oppression ; il ignore la conscience révolutionnaire qui a été formulée tout au long des différentes phases de la lutte des Palestiniens. Il ne prend pas non plus en compte le legs de résistance civique et politique qui est devenu la marque de fabrique du combat des Palestiniens. Il en découle la nécessité de formuler une politique palestinienne alternative.
La prise de conscience de la corruption de l’Autorité palestinienne et de l’énorme gouffre interclasses que les Accords d’Oslo ont créé ont été à l’origine de la dé-osloïsation qu’ont représentée l’Intifada d’Al-Aqça et le résultat des élections de 2006. C’est là une prise de conscience oppositionnelle que les signataires d’Oslo n’ont pas prise en compte. Ces deux événements (Intifada d’Al-Aqça et élections de 2006, ndt) représentent un rejet total des Accords d’Oslo, et de leurs conséquences (néfastes).


La bande de Gaza, toutefois, est vue par l’Autorité palestinienne comme un des trois blocs d’immeubles d’un Etat indépendant, bien que ce bloc soit séparé, géographiquement, du deuxième, à savoir la Cisjordanie.
Le troisième bloc, Jérusalem, étant sous contrôle israélien total. Aucun Palestinien vivant dans les territoires occupés ne croit que les « zones semi-autonomes, la bande de Gaza et la Cisjordanie – c’est-à-dire les zones se trouvant classées en catégorie A – ne sauraient représenter les fondations d’un Etat indépendant.
Ce à quoi Oslo a abouti, en réalité, c’est à une Afrique du Sud-bis. Quand les Noirs Sud-africains voulaient quitter leurs townships pour aller s’installer dans des villes « blanches », ils devaient obtenir un pass.

Durant la période dite « de paix », les Palestiniens – non pas seulement ceux qui travaillaient en Israël, mais aussi ceux qui voulaient se rendre en Cisjordanie à partir de Gaza, ou vice-versa, avait besoin de demander une «autorisation». En plus de ladite (hypothétique) autorisation, les Palestiniens devaient détenir une «carte magnétique», c’est-à-dire une carte informatisée, contenant un mot de passe aboutissant directement au dossier sécuritaire de son porteur.

Aucun d’entre eux ne pouvait aller travailler en Israël, ou se rendre en Cisjordanie, voire même aller à l’hôpital à l’intérieur de la «ligne verte» sans un tel «permis» et sans détenir la fameuse «carte magnétique».
Si l’un d’entre eux se voyait décerner ces papiers d’une valeur inestimable, il n’en était pas, pour autant, autorisé à aller visiter une quelconque région autre que celle dont l’accès lui avait été concédé.
S’il se faisait éventuellement «pincer» dans une autre zone, son permis et sa carte lui étaient immédiatement confisqués, sans parler de la torture, auquel il se trouvait exposé. De nos jours, plus personne ne se voit remettre ces luxueux «permis» et «carte». En quoi l’apartheid, en Afrique du Sud, était-il différent ?

Les chefs tribaux des bantoustans sud-africains croyaient généralement qu’ils étaient à la tête d’Etats indépendants. Heureusement, l’ANC, en dépit de ses innombrables compromis avec le National Party (raciste, ndt), n’avait jamais accepté l’idée d’une séparation et de bantoustans.

La direction palestinienne officielle, par ailleurs, vers la fin du millénaire, se vante d’avoir obtenu la création d’un bantoustan, affirmant qu’il se serait agi d’un Etat indépendant en puissance. A n’en pas douter, c’est là le prix suprême que le sionisme soit en mesure de décerner à son «Autrui», après en avoir dénié l’existence un siècle durant, et après que ce même «Autre» ait démontré qu’il était humain.
Pour que le sionisme puisse poursuivre sa présence en Palestine, l’"Autre" doit être assimilé et réduit en esclavage sans être conscient de sa servitude. D’où la garantie d’une gouvernance « semi-autonome » sur les villes palestiniennes les plus peuplées, et d’où la logique qui a présidé aux Accords d’Oslo.

Oslo, dès lors, a apporté un niveau de corruption sans aucun précédent en Palestine, et la coordination sécuritaire avec Israël, sous la supervision d’un général – la mère de toutes les ironies – américain est devenue la norme. Répéter le mantra des deux Etats, agiter le drapeau palestinien, chanter l’hymne national palestinien et – plus important – reconnaître Israël, en ignorant les droits des deux-tiers du peuple palestinien : voilà Oslo…

La leçon que nous avons retenu de Gaza 2009, c’est l’impérieuse nécessité de fédérer tous les efforts afin de lutter contre les conséquences des Accords d’Oslo, et de former un Front Uni, sur une plateforme de résistance et de réformes. Cela ne pourra être obtenu sans démanteler l’Autorité palestinienne et sans prendre conscience du fait que les ministères, les premiers ministres et les présidences, à Gaza et à Ramallah, ne sont que des façades non sans ressemblance avec les Homelands sud-africains dit « indépendants », avec à leur têtes leurs chefs tribaux.
Le programme national classique, inventé et adopté par la bourgeoisie palestinienne, à touché à sa fin sans parvenir à ses fins.
La plupart des forces politiques, y compris le parti au pouvoir a Gaza (le Hamas, ndt), ne parviennent pas à expliquer de quelle façon six millions de réfugiés palestiniens pourraient retourner à l’intérieur de l’Etat israélien des (seuls) juifs, et comment un Etat palestinien indépendant pourrait être créé, concomitamment ?

D’où la nécessité d’un paradigme alternatif, qui se départisse de la fiction de la solution à deux prisons, un paradigme qui fasse des sacrifices de la population de Gaza un tournant dans la lutte pour la libération, une lutte pour la libération qui fasse fond sur le mouvement mondial anti-apartheid qu’a initialisé Gaza 2009.

La dé-osloïsation de la Palestine est, par conséquent, la pré-condition sine qua non de l’instauration d’une paix dans la justice.

Dr. Haidar Eid > haidareid@yahoo.com
Professeur associé à la Faculté de Littérature anglaise, Université Al-Aqsa, Gaza.
Membre de l’Association Pour Un Seul Etat Démocratique http://www.odsg.org/co/

Sources :
http://palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=14912
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11458&type=analyse&lesujet=Résistances
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Mar 21, 2009 11:54 am

Que compte faire la Ligue arabe contre ça? Que va-t-elle faire effectivement?
Jérusalem "capitale de la culture arabe": Israël dit non

La police israélienne empêchera l'organisation des activités marquant samedi le coup d'envoi de l'opération "Jérusalem, capitale de la culture arabe" en 2009.
La cérémonie d'ouverture officielle aura lieu à... Bethléem.

Depuis 1996, les ministres de la Culture arabes désignent chaque année une ville dans le monde arabe comme "capitale de la culture arabe". Après Damas en 2008, c'est Jérusalem (en l'occurrence, la partie arabe, donc Est, de la cité) qui a été désignée pour 2009. Ce choix était évidemment politique puisque Israël occupe la partie-Est de la ville depuis 1967.

Le coup d'envoi des festivités a eu lieu ce samedi. Mais Israël, qui considère Jérusalem comme sa capitale "une et indivisible" alors que les Palestiniens la revendiquent comme capitale de leur futur état, y interdit toute activité officielle palestinienne. Les manifestations prévues dans le cadre de "Jérusalem, capitale de la culture arabe" entrent dans ce cadre. Résultat : elles ont été interdites et la police va déployer des renforts pour empêcher leur tenue. La tension sera donc vive toute la journée et plus globalement pendant la durée de l'opération.

Conséquence : le coup d'envoi officiel des célébrations, lancées par le président palestinien Mahmoud Abbas, sera donné à Bethléem, en Cisjordanie.
http://tf1.lci.fr/infos/monde/moyen-orient/0,,4311918,00-jerusalem-capitale-de-la-culture-arabe-israel-dit-non-.html
__________________________________________________________________________________
Le festival Jérusalem capitale de la culture arabe 2009 commence samedi.



Le président palestinien Mahmoud Abbas va officiellement lancer la célébration, qui durera toute l’année, de Jérusalem, capitale de la culture arabe 2009, lors d’une cérémonie dans la ville de Bethlehem en Cisjordanie samedi prochain.

Des cérémonies simultanées auront lieu a Jérusalem, Gaza, Nazareth et le camp de refugies Mar Ilias au Liban. Ces célébrations synchronisées dans cinq lieux différents reflètent le désir de construire un lien culturel entre les peuples palestiniens en Palestine et dans la Diaspora.

Le festival de Jérusalem, Capitale de la Culture Arabe 2009 a dû livrer une bataille acharnée pour organiser les événements dans la ville de Jérusalem, occupée par Israël. La municipalité de la ville, également contrôlée par Israël, n’a pas délivré de permis pour les événements qui devaient y avoir lieu.

Certains Etats du Monde Arabe vont envoyer leurs ministres de la culture respectifs pour participer à la cérémonie, ainsi que de nombreux intellectuels et artistes arabes.

La cérémonie débutera à Bethlehem à 17 :00. Un cerf-volant avec une étoile à 8 branches sera lancé dans le ciel. Il y aura une minute de silence pour les « martyrs » qui ont sacrifiés leurs vies à la cause palestinienne. Ensuite, la Chorale de Jérusalem chantera l’hymne national palestinien « Fida’i ». Il y aura une récitation du Coran de la ville de Jérusalem, et les cloches des églises sonneront.

Puis, un discours sera prononcé au nom de l’Organisation pour L’Education Scientifique et Culturelle Arabe par son directeur, Muhammad Bin Aashour.

Le président palestinien Mahmoud Abbas allumera la torche qui sera le signal de l’ouverture des célébrations, après que le groupe renommé Arts Palestiniens Populaires (Firqat Al-Funoun Ash-Sha’biyya) présentera l’héritage palestinien, dans un spectacle intitulé « Nous dansons pour la Liberté ».
Source : le site officiel de l'evenement http://www.alquds2009.org/fprintnews.php?id=155



Le site d'une Campagne (non-gouvernementale) des festivités d'Al Quds Capitale de la Culture Arabe 2009 http://www.alquds09.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Oumelkheir

avatar

Nombre de messages : 2299
Date d'inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Mar 21, 2009 11:59 am

Communiqués
Les organisateurs du Festival de la Culture Arabe à Jérusalem envisagent de braver l’interdiction de la police israélienne
Par Maan News
Jerusalem -20-03-2009

Les organisateurs de Al-Quds Capitale de la Culture Arabe 2009 n’ont aucune intention de changer les événements envisagés à la lumière de la décision de la police israélienne d’empêcher la tenue du festival culturel.

Des forces de police et de gardes frontières supplémentaires seront déployées, avec pour mission de bloquer la célébration de Jérusalem (Al-Qods en arabe) et de la culture palestinienne. La police dit que le festival est illégal parce qu’il est parrainé par l’Autorité Palestinienne. Israël a interdit toute activité de l’AP dans la ville en 2000.

Les menaces n’ont pas modifié les projets pour autant. “Les gens continuent,” a dit Najwa Silwadi, directeur du Centre d’Action Communautaire, un organisme très actif pour le soutien de la communauté de Jérusalem et les droits légaux pour les Jérusalémites.

Silwadi a expliqué que les organisateurs étaient prêts à agir en fonction des réalités de Jérusalem, y compris le refus d’autorisations de tenir de grands événements célébrant la culture palestinienne. Elle note que des événements de petite taille basés sur la communauté seront accueillis par des dizaines de centres communautaires comme le sien dans la Vieille Ville.

Une des activités prévues est une série de jeux traditionnels pour les enfants, encadrés par des dizaines de volontaires, qui doivent avoir lieu devant la Porte de Damas, la principale entrée de la Vieille Ville, l’après-midi du jour de l’ouverture.

« Ce sont des jeux pour les enfants, » dit Silwadi, « Que va faire la police ? »

Le porte-parole de la police israélien, Mickey Rosenfeld, a cependant déclaré que « toute activité (sic) palestinienne à l’intérieur de Jérusalem est illégale… (et) que le festival culturel n’aura pas lieu, pour ce qui concerne les tribunaux et la police. » Il a dit que la police serait déployée aux premières heures, samedi.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a donné l’assaut à l’Hôtel Christmas à Jérusalem où les organisateurs discutaient de l’organisation du festival, qui doit commencer demain samedi. Les policiers ont saisi un ordinateur portable, des documents et les cartes d’identité des organisateurs.

Parce que le festival est interdit dans la ville qu’il est censé honorer, le lancement officiel de l’événement aura lieu à Bethléem, à dix kilomètres au sud de Jérusalem, derrière le mur de béton israélien et à l’intérieur de la juridiction de l’AP.

Israël occupe Jérusalem depuis 1967 et a annexé ensuite le secteur comme faisant partie de « sa capitale éternelle et indivisible. » Les Palestiniens continuent de considérer la ville comme leur capitale et la communauté internationale ne reconnaît pas le contrôle israélien sur le secteur.

Un porte-parole de la municipalité de Jérusalem sous contrôle israélien a dit que la police en Israël est contrôlée par le gouvernement fédéral, et que l’interdiction du festival n’était pas une décision de la municipalité.

Israël déploie des équipes de police supplémentaires à Jérusalem pour interdire un festival culturel
Ma'an News, 10h

Israël a déployé des équipes de police et des forces militaires supplémentaires à Jérusalem pour tenter de bloquer la célébration de la ville (al-Quds, en Arabe) comme Capitale de la Culture Arabe 2009.

Selon la police israélienne, le festival est illégal parce qu’il est parrainé par l’Autorité Palestinienne. La police ajoute que toute activité de l’AP est interdite dans la ville.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la police a donné l’assaut à l’Hôtel Christmas à Jérusalem où les organisateurs discutaient de l’organisation du festival, qui doit commencer demain samedi. Les policiers ont saisi un ordinateur portable, des documents et les cartes d’identité des organisateurs.

Parce que le festival est interdit dans la ville qu’il est censé honorer, le lancement officiel de l’événement aura lieu à Bethléem, à dix kilomètres au sud de Jérusalem, derrière le mur de béton israélien et à l’intérieur de la juridiction de l’AP.

Israël occupe Jérusalem depuis 1967 et a annexé ensuite le secteur comme faisant partie de « sa capitale éternelle et indivisible. » Les Palestiniens continuent de considérer la ville comme leur capitale et la communauté internationale ne reconnaît pas le contrôle israélien sur le secteur.

Sources :
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11489&type=communique&lesujet=Sionisme
http://www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&ID=36565
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://historywillteachusnothing.blogspot.com/
Aicha

avatar

Nombre de messages : 505
Localisation : Alger
Date d'inscription : 04/01/2009

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Mar 21, 2009 12:20 pm

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
khalid

avatar

Nombre de messages : 59
Date d'inscription : 26/03/2007

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Mar 26, 2009 11:33 am

التضامن مع فلسطين لا يكون بهزّ الخصر..


نزلت الأربعاء صباحا الفنانة الفلسطينية الملتزمة، صاحبة الصوت الشجي والإحساس المرهف والمشاعر المنطلقة مع زخات هواء فلسطين المطربة الملتزمة برسالة الفن "ريما بنا" على منتدى الشروق.

http://www.pressealgerie.fr/echoroukonline.htm
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
khalid

avatar

Nombre de messages : 59
Date d'inscription : 26/03/2007

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Mar 27, 2009 6:01 pm

la palestine vivra
http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=3908
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sangi

avatar

Nombre de messages : 1019
Date d'inscription : 09/01/2009

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Avr 02, 2009 11:52 pm

Grande Mosquée de Paris : Dalil Boubakeur glorifie Israël et justifie la guerre à Ghaza

Citation :

« Concernant les derniers événements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d'Israël, elles suscitent forcément des réactions d'Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsable et dangereux ».

Celui qui s'exprime ainsi n'est pas membre d'un lobby pro-israélien en France ni un élément de la communauté juive de ce pays. Ces propos ont été tenus par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, dans une interview, publiée mercredi 1er avril, par magazine israélien « SVP-Israël ».

« J'ai grandi en Algérie. Je me rappelle que nous disions alors - lorsque des juifs s'installaient dans un village - que la richesse venait avec eux et que s'ils partaient, la misère revenait. Il faut savoir que l'antisémitisme n'est pas une invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour un arabe n'a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à se tenir la main, poursuit M. Boubakeur.

Puis le recteur évoque un projet de voyage en Israël et glorifie ce pays et l'intelligence de ses hommes, comparés à leurs voisins des pays arabes. « Concernant Israël, je le voie et l'admire comme un pays en pleine expansion et qui a d'énormes ­possibilités grâce à l'intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins... Israël est l'expression même de l'homme livré à la nature. D'où l'importance à mes yeux, de la connaissance et de l'intelligence humaine ».

Au lendemain de sa publication, l'entretien suscite déjà un malaise au sein de la communauté musulmane en France et pourrait mettre le gouvernement algérien dans l'embarras dans le contexte des élections présidentielles qui démarre le samedi 4 avril dans l'Hexagone. Le journal, qui se présente comme le guide magazine israélien du tourisme et des affaires, insiste en effet sur l'appartenance de la Grande Mosquée de Paris à l'Algérie. Certains passages laissent entendre que le recteur s'exprime officiellement au nom d'Alger.

Mais il y a aussi le contexte de la publication de cet entretien. Elle intervient le jour de la prise de fonctions en Israël du gouvernement de coalition de droite et d'extrême droite, dirigée par Benyamin Netanyahou. Les propos de M. Boubakeur interviennent également dans un contexte international où même les défenseurs habituels d'Israël en France se montrent discrets, après les massacres et les crimes de guerre commis par l'Etat hébreu à Ghaza.

« Le recteur de la Mosquée de Paris a toujours cherché à plaire aux associations communautaires juives en France. Mais cette fois, il est allé trop loin », souligne un responsable d'une association communautaire algérienne.
http://www.tsa-algerie.com/Grande-Mosquee-de-Paris---Dalil-Boubakeur-glorifie-Israel-et_6496.html
sa s'arrange pas ....... qu'est ce qui arrive aicha scratch
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chems Eddine

avatar

Nombre de messages : 726
Age : 35
Localisation : Alger-Ouest
Date d'inscription : 16/01/2008

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Avr 03, 2009 2:56 am

ça ne m'étonne guère... Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sangi

avatar

Nombre de messages : 1019
Date d'inscription : 09/01/2009

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Avr 03, 2009 5:40 am

j'attends surtout sa réaction et celle du gouvernement algérien après cette article.... niera ou niera pas Exclamation Question
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chems Eddine

avatar

Nombre de messages : 726
Age : 35
Localisation : Alger-Ouest
Date d'inscription : 16/01/2008

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Avr 03, 2009 11:38 am

une fois j'ai vu un documentaire de M6 qui parlais de "1830 - 1962, quand l'Algérie était française". et on a parlé de lui... disons... qu'il n'était pas très d'accord avec l'idée de la guerre de libération... mais après la diffusion du dit documentaire il a nié!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
RyMantys

avatar

Nombre de messages : 655
Age : 38
Localisation : Alger
Date d'inscription : 29/07/2007

MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Avr 03, 2009 1:37 pm

No No No No No No No No No No No

En arriver là....................................

Jusqu'où il est prêt à aller pour assurer sa position? Je sais qu'il doit y avoir des pressions énormes en France pour faire plaisir au lobby mais à ce point?

Je suis d'accord avec la première phrase, mais elle aurait de être suivie d'une condamnation ferme et non équivoque de la réaction barbare d'Israel.

Quant à la suite... "je le voie et l'admire comme un pays en pleine expansion". Une expansion qui se fait sur le dos des palestiniens! Dalil vient de se dénoncer comme un traître aux principes de l'Algérie (et du musulman de base, et de l'humain de base). J'espère qu'il va se faire virer de son poste et rayer de la liste des Algériens. Il pourra toujours aller demander à faire partie de la grande et respectable nation d'Israel...

Maintenant, si vous le permettez, je vais aller vomir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rymantys.canalblog.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Palestine meurtrie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 16 sur 17Aller à la page : Précédent  1 ... 9 ... 15, 16, 17  Suivant
 Sujets similaires
-
» bonjour a partir de husam en palestine
» La Palestine c-rêve l’écran du 25 au 31 Mars à Nanterre
» Enfant de Palestine
» Israel/Palestine : une vendetta
» La peur de l'autre : Québec, Israël, Palestine, Liban, Iran

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: REC :: Réactions à l'actualité-
Sauter vers: