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 La Palestine meurtrie

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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mer Fév 25, 2009 10:30 am

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BlackJack

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mer Fév 25, 2009 2:26 pm

Great Job miss OEK !

Cela te fais quoi quand tu te vides de la sorte?

Aussi je ne pense pas que ce soit le bon forum, car on est tous Algérien et conscient de la cause palestinienne, pourquoi tu n'irai pas poster sur des sites européens ou autre?
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Aicha

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Mer Fév 25, 2009 5:33 pm

BlackJack a écrit:
Great Job miss OEK !

Cela te fais quoi quand tu te vides de la sorte?

Aussi je ne pense pas que ce soit le bon forum, car on est tous Algérien et conscient de la cause palestinienne, pourquoi tu n'irai pas poster sur des sites européens ou autre?
Cela te fais quoi quand tu te vides de la sorte?
Ce que tu ne comprends pas est que notre force est inépuisable et plus précisément pour la cause palestinienne. C'est même l'une des sources de notre force.

Aussi je ne pense pas que ce soit le bon forum, car on est tous Algérien et conscient de la cause palestinienne, pourquoi tu n'irai pas poster sur des sites européens ou autre?
Là tu fais erreur!!! Certains européens sont beaucoup plus engagés pour la cause palestinienne que beaucoup d'algériens et le malheur c'est qu'ils disent qu'il faudrait laisser la cause palestinienne aux palestiniens!!!
Pire encore, d'autes algériens disent que ce que fait la Mouqawama est du terrorisme!!!!

Bravo Oumelkheir!!! Ton travail est bénéfique pour beaucoup d'entre nous.
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Fév 26, 2009 11:43 am

Bien sur on l'a beaucoup vu du coeur même de Ghazza (j'ai posté des articles et des vidéos plus haut le concernant), et de l'hopital As-Shifa'. Il a témoigné de l'Horreur de l'agression israélienne contre la population de Ghazza.... Mads Gilbert et son confrère Erik Fosse, deux médecins norvégiens étaient là pendant les jours de l'agression criminelle israélienne, et ils ont témoigné.... le monde les a vus, mais les a-t-il entendu?....
Et comme Mohamed Abed Khouidmi, dont j'ai parlé ici même aussi, médecin algérien qui a témoigné en pleurant sur les ondes de la Chaine3, Mads Gilbert pleure en se remémorant Ghazza... les larmes de médecins, chirurgiens, urgentistes, habitués à "l'Horreur" doivent faire réflechir....

Cet entretien a été diffusé sur Aljazeera le 22 janvier dernier, après le retour de Mads Gilbert chez lui en Norvège.... il vient d'être mis en ligne, heureusement...

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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Jeu Fév 26, 2009 11:49 am

Gaza : Un laboratoire de la mort
Par Conn Hallinan
Gaza - 15-02-2009

Erik Fosse, un cardiologue norvégien, a travaillé dans les hôpitaux de Gaza au cours de la dernière guerre. "C'était comme s'il avait marché sur une mine", explique-t-il au sujet de certains de ses patients palestiniens. "Mais il n'y a pas d'éclats d'obus dans la plaie. Certains avaient perdu leurs jambes. C’est comme si elles avaient été coupées net. J'ai été dans des zones de guerre depuis 30 ans, mais je n'ai jamais vu de telles blessures auparavant."
Le Dr. Fosse décrit les effets d'une arme américaine "destinée à tuer" qui minimise les dégats faits aux structures tout en infligeant des blessures catastrophiques à ses victimes.

Mais où les Israéliens ont-ils obtenu cette arme ? Et leur large utilisation dans l'attaque de Gaza a-elle servi de test sur le terrain pour une nouvelle génération d'explosifs ?

DIME à Mort

L'arme spécifique est appelée Dense Inert Metal Explosive (DIME). En 2000, l'US Air Force s'est associé au Laboratoire National Lawrence Livermore de l'Université de Californie. L'arme contient des puissants explosifs mélangé à un alliage de tungstène et d'autres métaux comme le cobalt, le nickel, le fer ou dans une enveloppe de fibre de carbone/époxy.

Lorsque la bombe explose l’enveloppe s'évapore, et le tungstène se transforme en micro-éclats d'obus qui sont extrêmement meurtriers dans un rayon de 4 mètres. Le Tungstène est inerte, il ne réagit pas chimiquement avec l'explosif. Tandis qu’un métal non-inerte comme l'aluminium augmenterait l'explosion, en fait, le tungstène limite l'explosion à une zone déterminée.

Cependant, à l’intérieur de sa portée, l'arme est extrêmement meurtrière. Selon le médecin norvégien <A class=mail href="http://www.ism-france.org/news/article.php?id=10913&type=analyse&lesujet=Armement%20isra%C3%A9lien" target=_blank>Mad Gilbert>, l'explosion entraine de multiples amputations et de "très graves fractures. Les muscles se détachent en quelque sorte de l'os, se décrochent, et vous avez aussi de très graves brûlures." La plupart de ceux qui survivent à l'explosion initiale succombent rapidement à une septicémie et à une rupture de l’organe.

"Au début, tout semble en ordre ... mais lors de l’opération, il s'avère que l’ont peut trouver de mini-particules dans tous leurs organes», explique le Dr Jam Brommundt, un médecin allemand qui travaille à Khan Younis, une ville du sud de la bande de Gaza. "On dirait que c’est une sorte d'explosif ou d’obus qui disperse de minuscules particules qui pénètrent dans tous les organes, et vous ne pouvez pas opérer ces mini blessures au cours d’une intervention chirurgicale." Selon Brommundt, les particules causent de nombreuses défaillances d'organes.

Si, par miracle, les victimes résistent à ces conditions, elles développeront presque certainement des Rhabdomyosarcomes (RMS), un cancer particulièrement meurtrier qui s’incruste profondément dans les tissus et est presque impossible à soigner. Une étude sur la santé du Département américain de 2005 a constaté que le tungstène provoquait des cancers RMS, même à très faibles doses. L’ensemble des 92 rats testés ont développé un cancer.

Si la DIME a été initialement conçue pour éviter les dommages "collatéraux" générés par les bombes normales fortement explosives, la mortalité de l’arme et sa forte toxicité à long terme semblent ne guère être une amélioration.


Il semble que l’arme DIME ait été utilisée en 2006, lors de l’invasion israélienne du Liban, mais pas assez pour alarmer le personnel médical. Mais dans la bande de Gaza, l'arme a été largement utilisée. Rien qu’à l’hôpital Al-Shifa, il y a eu entre 100 et 150 victimes de ces attaques.


Gaza comme Test

Le Dr. Gilbert a déclaré à l'Oslo Gardermoen, "il existe une forte suspicion que ... la bande de Gaza est maintenant utilisée comme laboratoire d'essai pour de nouvelles armes."

DIME est une invention américaine. Les Israéliens ont-ils obtenu ces armes des Etats-Unis, ou ont-ils conçu eux-mêmes une arme similaire? Étant donné les relations étroites entre les deux armées, il n'est pas improbable que l'US Air Force ait fourni les armes, ou, au moins, les indications sur la manière de les construire.
Et puisque les États-Unis n'ont pas encore utilisé l'engin dans une guerre, ils tireraient certainement des enseignements en voyant comment ces nouvelles armes «destinées à tuer» fonctionnent sur le champ de bataille.

Marc Garlasco, un haut conseiller militaire de Human Rights Watch, déclare : "Il reste à voir comment Israël a obtenu la technologie, à savoir s’il a acheté des armes aux États-Unis en vertu d'un accord, ou qu’ils leur aient accordé une licence ou s’ils ont mis au point leur propre type de munitions."

Les armes DIME ne sont pas interdites par les Conventions de Genève parce qu'elles n'ont jamais été officiellement testées. Toutefois, une arme capable d'infliger ces horribles dégâts sont normalement exclus de l'utilisation, en particulier dans l'une des zones les plus densément peuplées au monde.

Sur un point, personne ne sait combien de temps le tungstène reste dans l'environnement ou comment il peut affecter les personnes qui retournent dans des maisons attaquées par un DIME. Le chercheur en cancérologie de l’Université de l'Arizona, le Dr Mark Witten, qui examine les liens entre le tungstène et la leucémie, a déclaré qu'à son avis, "il faut qu'il y ait beaucoup plus de recherches sur les effets sur la santé du tungstène avant que l'armée intensifie son usage."


Au-delà des DIME

Les DIME ne sont pas les seules armes controversées utilisées dans la bande de Gaza. Les Forces d’Occupation Israélienne (FOI) ont fait également un généreux usage de phosphore blanc, un produit chimique qui brûle en dégageant une chaleur intense et inflige des brûlures terribles aux victimes. (ndt : voir le témoignage d'un médecin égyptien sur You Tube)

Dans sa forme vapeur, il endommage aussi les voies respiratoires. Le droit international interdit l'utilisation d'armes à la proximité des secteurs urbains, et exige que "toutes les précautions raisonnables" soient prises pour éviter les civils.

Israël d'abord nié avoir utilisé le produit chimique. "Les FOI agissent seulement en conformité avec ce qui est permis par le droit international et n’utilise pas de phosphore blanc", a déclaré le chef d'état-major israélien, Gabi Ashkenazi, le 13 Janvier.

Mais les récits des témoins dans la bande de Gaza et en Israël ont rapidement forcé les FOI à admettre qu'elles avaient bien utilisé cette substance.


Le 20 Janvier, les FOI ont avoué l'utilisation d’obus d'artillerie au phosphore comme écrans de fumée, ainsi que 200 obus de mortier au phosphore M825A1 fabriqués aux États-Unis sur les "combattants du Hamas et les équipes de lanceurs de roquettes dans le nord de Gaza."

Trois de ces obus sont tombés sur le bâtiment de l’Agence de Travaux et d’Aide des Nations Unies le 15 Janvier, provoquant un incendie qui a détruit des centaines de tonnes de fournitures humanitaires.

Un obus de phosphore a également frappé l'hôpital Al-Quds dans la ville de Gaza. Les Israéliens disent que les combattants du Hamas se trouvaient près des deux cibles, une accusation que nient catégoriquement les témoins.

Donatella Rovera d'Amnesty International a déclaré: «Cette large utilisation de cette arme des quartiers résidentiels densément peuplés dans la bande de Gaza... et le nombre de ses victimes parmi les civils est un crime de guerre".

Israël est également accusé d'utiliser des munitions à l'Uranium Appauvri, armes déclarées en 2002 par une sous-commission des Nations unies être en violation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la Charte des Nations Unies, des Conventions de Genève, de la Convention internationale contre la Torture, de la Convention sur les Armes Conventionnelles et des Conventions de La Haye contre l'utilisation des armes poison.

Les munitions à l'Uranium Appauvri ne sont pas très radioactives, mais, après l'explosion, certaines d'entre elles se transforment en un gaz qui peut être facilement inhalé. Les éclats d'obus denses qui survivent ont aussi tendance à s’enterrer profondément, infiltrant de faibles niveaux de radioactivité dans les nappes fréatiques.


Crimes de guerre ?

D'autres groupes des droits de l'homme, dont B'Tselem, Gisha et Médecins pour les droits de l'homme, ont accusé les FOI d’avoir délibérément le personnel médical, tuant plus d'une dizaine d’entre eux, dont des secouristes et des ambulanciers.

La Fédération Internationale des droits de l'homme a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unis de soumettre Israël devant la Cour Internationale pour possibles crimes de guerre.

Bien que les Israéliens rejettent les accusations de crimes de guerre, le fait que le gouvernement israélien ait tenu une séance spéciale le 25 Janvier pour discuter de la question donne à penser qu'ils sont préoccupés par le fait d’être accusés d’utilisation "disproportionnée" de la force. Les Conventions de Genève exigent des belligérants qu’ils fassent à "tout moment" la distinction entre combattants et civils et évitent un «usage disproportionné de la force" dans leur recherche de gains militaires.

Le tir par le Hamas de missiles non guidés sur Israël serait également un crime de guerre dans le cadre des conventions.

«L’inégalité dans le nombre des victimes est une indication de la disproportion», explique Richard Falk, l’envoyé spécial pour les droits de l’homme de l'ONU dans les territoires occupés. Au total, 14 Israéliens ont été tués dans les combats, trois d'entre eux étaient des civils tués par des tirs de roquettes, 11 étaient des soldats dont 4 ont été tués par des "tirs amis". Environ 50 soldats des FOI ont également été blessés.

En revanche, plus 1330 Palestiniens sont morts et 5.450 ont été blessés, dont l'écrasante majorité d'entre eux étaient des civils.

«Ce genre de combats constitue une violation flagrante des lois de la guerre et nous demandons que la Commission des crimes de guerre enquête sur le sujet", ont déclaré dans un communiqué commun des groupes israéliens des droits de l'homme et Amnesty International. «La responsabilité de l'État d'Israël ne fait aucun doute."


Porter l’affaire à La Haye ?

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a déclaré que le ministre de la Justice Daniel Friedmann devait coordonner la défense de tout soldat ou commandant accusé d'un crime de guerre. Dans tous les cas, les États-Unis poseront leur véto à tout effort du Conseil de sécurité pour déférer les Israéliens devant la Cour internationale de La Haye.

Mais, comme le Financial Times le souligne, "tous les pays ont l'obligation de rechercher les personnes accusées de«graves» violations des règles de la guerre et de les juger ou de les extrader vers un pays qui veut les juger".

Ce fut sur cette base que la police britannique a arrêté dictateur chilien Augusto Pinochet en 1998.

"Nous sommes à un changement gigantesque dans le droit international" a déclaré au Financial Times un conseiller juridique d'Amnesty International, Christopher Hall, qui affirme que le ministère israélien des Affaires étrangères est actuellement en train d'examiner les risques pour les Israéliens qui voyagent à l'étranger.

«C'est comme traverser la rue alors que vous avez le feu rouge", dit-il. "Le risque est faible, mais vous allez y réfléchir à deux fois avant de commettre un crime ou de voyager si vous en avez commis un".


Source :
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11229&type=analyse&lesujet=Crimes%20de%20guerre
http://www.fpif.org/fpiftxt/5862
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Fév 27, 2009 11:53 am

Aujourd'hui, journée "Ondes ouvertes" sur les télés arabes pour célébrer Al Qods Capitale de la Culture Arabe 2009, j'ignore si la télé algérienne ouvrira ses ondes, mais une fréquence est prévue sur Arabsat... ce sera entre 12h et 21h (heure algérienne) mais ça déjà commencé sur la Télé officielle palestinienne http://www.pbc.gov.ps/

موجة مفتوحة في الفضائيات العربية عن احتفالية القدس عاصمة الثقافة العربية 2009
http://www.alquds2009.org/atemplate.php?id=368#
رام الله: خصّصت الإدارة العامة لاتحاد إذاعات الدول العربية الحيّز ASB4-7-K4 على القمر الاصطناعي عربسات من الساعة الواحدة ظهراً إلى الساعة العاشرة مساءً بتوقيت القدس يوم الجمعة 27/2/2009، وذلك لبث فعاليات الموجة المفتوحة عبر الفضائيات العربية والفضائية الفلسطينية احتفاء بالقدس عاصمة للثقافة العربية لعام 2009، تحت شعار "القدس التي توّحد الشعب الفلسطيني والأمة العربية"، انطلاقاً من القدس ورام الله.
وعملت لجنة التنسيق الفلسطينية العربية لاحتفالية القدس عاصمة للثقافة العربية، على تنظيم هذه الموجة المفتوحة (بث مباشر)، بهدف التعريف بتاريخ القدس وهويتها الثقافة العربية والمواضيع الأخرى المتعلقة بمحاور القدس، وكذلك تجنيد الأموال لدعم مشاريع البنية التحتية في مدينة القدس ضمن صندوق القدس المخصّص لهذا الغرض.
وتتناول الموجة عدة محاور منها: القدس عبر التاريخ، الأماكن المقدسة والأثرية والحضارية في مدينة القدس، الهوية الثقافية العربية للمدينة، الانتهاكات الاحتلالية ضد مدينة القدس وسكانها، الاستيطان في مدينة القدس، القدس في القانون الدولي وقرارات الأمم المتحدة، تأثير الجدار على الحياة العامة الاجتماعية والثقافة والتربوية، الحفريات في محيط المسجد الأقصى وتأثيرها على المسجد والمباني المحيطة، وضع المراكز الثقافة في القدس، وضع المؤسسات التعليمية والتربوية في القدس، هدم المنازل وسحب الهويات وتهجير سكان القدس، وضع المرأة الفلسطينية في القدس، والجاليات العربية والإفريقية والأجنبية في القدس.
وستتم استضافة عدد من الباحثين والأكاديميين المتخصصين في مواضيع القدس، وعرض 16 تقريراً مصوراً حول المدينة المقدسة، إضافة إلى عرض 12 قصة وحكاية مصورة عن القدس، في حين تتخلل الموجة فواصل عدة، وتقدم إضاءات خاصة وقصيرة على زوايا محددة ومواضيع بعينها تتعلق بالقدس.
وسيتم بث 11 أغنية قديمة لمختلف الفنانين العرب ترافقها صور من القدس، كما ستتلقى هذه الموجة اتصالات عبر الهاتف من فنانين ومثقفين عرب ليقولوا كلمة القدس، بالإضافة إلى شخصيات عربية مسؤولة في وزارات الثقافة والإعلام العربية.
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Ven Fév 27, 2009 11:55 am

ولعل الحدث الأبرز في هذه الموجة هو الانتقال إلى القدس في بث حيّ ومباشر لنقل وقائع المؤتمر الصحافي، لرئيس المجلس الإداري لاحتفالية القدس، د.رفيق الحسيني، حيث سيعلن خلال هذا المؤتمر عن انطلاق الفعاليات الرسمية يوم 21 آذار 2009.
وتأتي هذه الموجة كتمهيد للانطلاقة الرسمية في 21 آذار 2009، وتم الاتفاق مع اتحاد إذاعات الدول العربية، على منح تردد خاص لهذه الموجة المفتوحة التي من المقرر أن تستمر لساعات في السابع والعشرين من الشهر الجاري، وتهدف إلى نقل صوت القدس وما يعانيه المقدسيون إلى العالم العربي والعالم، وخاصة التجمعات العربية والفلسطينية، وكذلك إلى باقي الفلسطينيين، والذين لا يتمكن الكثير منهم، وبسبب عراقيل الاحتلال، من الوصول إلى المدينة المقدسة.
ويمكن للمشاهد الفلسطيني والعربي في جميع أنحاء العالم متابعة هذه الموجة من خلال الفضائية الفلسطينية، والفضائيات العربية، كما بإمكان المشاهد التقاط بث هذه الموجة عبر قمر "عربسات".
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 12:11 pm

Pas d'USA au sommet sur le racisme
Les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme, qui doit se tenir fin avril à Genève, a indiqué un responsable du département d'Etat sous le couvert de l'anonymat.

"Nous ne nous engagerons pas plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré à l'AFP ce haut responsable du département d'Etat.

La Conférence "Durban II" sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s'était déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s'était terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.

Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.

Le département d'Etat américain avait envoyé à Genève une délégation chargée de prendre part aux discussions préparatoires, en soulignant qu'aucune décision n'était encore prise quant à la participation ou non des Etats-Unis à la conférence.

Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/02/27/01011-20090227FILWWW00615-pas-d-usa-au-sommet-sur-le-racisme.php

Pourtant, et si je me souviens bien, le premier sommet de Durban (qui a été eclipsé très vite par le 9/11) avait aussi appellé les Etats-Unis a reconnaitre comme crime la traite négrière et l'esclavage... je vais aller chercher... honte à Obama !!!!!

Israel, Jewish groups hail U.S. boycott of Durban 2 summit
The Israeli government joined American Jewish organizations in praising the Obama administration for its plan to boycott an anti-racism conference scheduled for April unless the final document is changed to drop all references to Israel and the defamation of religion, a senior U.S. official said Friday.

The conference is a follow-up to the contentious 2001 conference in the South African city of Durban which was dominated by clashes over the Middle East and the legacy of slavery. The U.S. and Israel walked out midway through that eight-day meeting over a draft resolution that singled out Israel for criticism and likened Zionism - the movement to establish and maintain a Jewish state - to racism.

"Durban 2 is a cynical conference that is entirely anti-Semitic and anti-Israel under the guise of combatting racism," Foreign Minister Tzipi Livni said. "The U.S. government's decision is a genuine, courageous expression of its values as the leader of the free world and this decision needs to point the way for those other countries that share those same values."

"We know full well, to our sorrow, towards what direction the conference is going and so we are satisfied with the U.S. government's decision not to take part in it," a diplomatic source in Israel said.

U.S. Jewish groups praise administration's Durban boycott

"The event, which has again proven to be a celebration of racism and vile anti-Semitic activity, is further evidence of the UN's inability to demonstrate any semblance of fairness or objectivity on these issues when it comes to the Jewish State," the pro-Israel lobby AIPAC said in a statement.

"President Obama's decision not to send U.S. representation to the April event is the right thing to do and underscores America's unstinting commitment to combating intolerance and racism in all its forms and in all settings."

"As feared, it has become increasingly clear that the only purpose of the Durban conference is to condemn the State of Israel for its very existence," said William C. Daroff, vice president for public policy and director of United Jewish Communities' Washington office.

"President Obama is absolutely correct in refusing to participate in this sham. Israel is one of our nation's closest allies and we commend the President for recognizing the need to remove America's name from these efforts to soil the name of Israel and Jews across the globe. We are hopeful that other countries will follow our lead by refusing to give credibility to this shameful fear mongering and anti-Semitic effort."

Rabbi David Saperstein, an official from the Religious Action Center of Reform Judaism said the government was correct in "try[ing] and prevent[ing] the Durban II conference from being hijacked by those with an anti-Semitic and anti-Israel agenda."

"While there was disagreement in the Jewish community as to whether such efforts would have been better served by the administration's engagement in or disengagement from the process, the fact that the administration made the effort to play a constructive role dramatizes to the world both our seriousness about tackling the scourge of racism and the tenacity of those forces committed to hijacking the conference in pursuit of their anti-Semitic or anti-Israel agenda."

"The conference preparations have made it clear that Durban II will again almost certainly tainted by anti-Semitism and anti-Zionism," Saperstein said. "We hope that at some point in the near future, a serious international effort will be made to address the plight of those who suffer discrimination."

Source :
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1067508.html

Il faut dire que les pourparlers ont été très intenses (et secrets) avec Obama pour l'amener à prendre cette décision de Boycott, lui qui pourtant comptait y participer il y a à peine quelques jours, d'autres pays risquent de suivre ce pas "courageux" d'Obama....

Obama officials meet U.S. Jews to explain their Durban II policy
Officials from the Obama administration met with U.S. Jewish leaders on Monday to explain why the government has decided to participate in planning the controversial World Conference Against Racism, the Jewish Telegraphic Agency reported.

Jerusalem fears that the "Durban II" summit, set to be held in Geneva this April, will be used by Arab nations and others as a forum to criticize Israel as was its predecessor in 2001.

The closed-door talks were led by the White House and the State Department, according to the JTA, and the content of the meeting was off-the-record.



The meeting was held after the State Department sent a high-level team to an informal preparatory session in Geneva this week, but declared that a "change in direction" was required before it could commit to full participation in the April meeting.

"If you are not engaged, you don't have a voice," State Department spokesman Gordon Duguid said on Tuesday.

"We wanted to put forward our view and see if there is some way we can make the document a better document than it appears it is going to be," he said. "That does not mean, however, that we will take part in future meetings or indeed in the conference itself."

Delegates to the talks on Monday told the JTA they were organized to give the Jewish leaders a chance to voice their concerns and for the Obama administration to explain its policy about the controversial event.

The decision to attend the planning sessions sparked some criticism from Jewish groups but drew praise from UN Secretary General Ban Ki-moon, who urged all member states "to engage constructively on all the outstanding issues" at the conference.

Abraham Foxman, national director of the Anti-Defamation League, said the Durban process was biased against Israel.

"While we understand the pressure on the U.S. to go to Geneva, we urge America not to participate in a fatally flawed UN racism conference that demonizes Israel by singling it out for condemnation," he said.

U.S. human rights organizations have been urging the Obama administration to engage in the conference in order to tackle the issues that will be discussed during the meeting.

Human Rights First, the leading human rights organization in the U.S., on Tuesday issued a statement welcoming Obama's intention of participating in the summit.

"We urge the administration to work to ensure that the conference advances rather than undermines the protection of fundamental rights, and to engage with others to press for that outcome," the statement reads.

"This session provides an opportunity for the United States to lead efforts to address problems with language proposed for the current draft of the outcome document," said the statement. "The United States should also encourage states to review the implementation of their international commitments to combat racism. Although this is the stated purpose of the conference, states have put in very little effort so far to engage in any meaningful review."

Foreign Minister Tzipi Livni on Monday appealed to the U.S. not to participate in the UN-sponsored conference. Speaking before a delegation of visiting American Jewish leaders, Livni said that "Israel expects the free world not to participate in Durban II."

Israel and Canada have announced they are boycotting the April 20-24 conference in Geneva, a follow-up to an acrimonious meeting in 2001. Canada said the conference was likely to descend into anti-Semitism while Israel said it would be an "anti-Israel tribunal".

European Union (EU) countries including Britain, Denmark and the Netherlands are under pressure from Jewish lobbies to follow suit. But they have stayed engaged while struggling to tone down a final UN text to be issued by the conference, diplomats say.

The 2001 World Conference Against Racism, Racial Discrimination, Xenophobia and Related Intolerance in Durban was meant to lay down a blueprint for nations to address sensitive issues.

Israel and the United States walked out in protest over a draft text branding Israel as a racist and apartheid state, language that was later dropped.

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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 12:19 pm

Je ne m'étais pas trompée, et c'était facile de trouver en plus... D'abord la Conférence de Durban s'était tenue du 31 aout au 7 septembre 2001... Ensuite...

LA CLÔTURE DE LA CONFÉRENCE DE DURBAN

Proche-Orient et esclavage : les principaux points de la Déclaration finale et du Programme d’action


PROCHE-ORIENT
Les pays arabes ont dénoncé les pratiques israéliennes à l'encontre de la population civile palestinienne qui, selon eux, sont fondées sur une prétendue supériorité raciale et l'idée de peuple élu et assimilées à celles de l'apartheid. La délégation israélienne a fait observer que la haine à l'endroit des Juifs, qui revêt aujourd'hui la forme de l'anti-sionisme, est profondément différente de l'antisémitisme du passé en ce sens qu'elle est propagée et manipulée à des fins politiques. Pour Israël, le conflit avec les pays voisins n'est pas de nature raciale. Il s'agit d'un conflit politique et territorial qui doit être résolu de manière à mettre un terme aux souffrances et apporter la paix et la sécurité aux peuples palestinien et israélien.
Déclaration : "Nous croyons que se remémorer l'histoire peut donner des enseignements permettant d'éviter à l'avenir de nouvelles tragédies. Nous rappelons que l'Holocauste ne doit jamais être oublié. […] Nous reconnaissons le droit inaliénable du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un Etat indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les Etats de la région, y compris Israël."
Programme d'action : "Nous estimons que tous les conflits et différends devraient être réglés par des moyens pacifiques et un dialogue politique. […] Nous engageons les Etats, dans leur lutte contre toutes les formes de racisme, à reconnaître la nécessité de lutter contre l'antisémitisme et l'islamophobie. […] Nous préconisons la fin de la violence et la reprise rapide des négociations, le respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire […], pour permettre à Israël et aux Palestiniens de reprendre le processus de paix, ainsi que de se développer et de prospérer dans la sécurité et la liberté."

ESCLAVAGE ET COLONIALISME
Sur l'esclavage et la réparation conséquente, aux yeux des Africains du continent et de la diaspora, les délégations ont souligné que la démarche à suivre comporterait deux volets : une reconnaissance officielle selon laquelle l'esclavage constitue un crime contre l'humanité et en tant que telle, les victimes de cette période sombre de l'histoire de l'humanité devraient être redressées dans leurs droits en créant en leur faveur soit un fonds de compensation soit un plan de redressement économique des pays dont elles sont ressortissantes, soit les deux mesures à la fois. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont toutefois abordé la question en reconnaissant que l'esclavage a été une abomination et que leurs gouvernements "regrettent" cette période de leur histoire pour laquelle ils seraient disposés à présenter des "excuses". La France était la seule à reconnaître officiellement, par une loi adoptée par son parlement en mai 2001, que l'esclavage, la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan indien, perpétrés à partir du XVeme siècle contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituaient un crime contre l'humanité.
Il est ressorti des interventions que plusieurs pays étaient favorables à une participation soutenue au développement des pays victimes de l'esclavage et d'autres formes de discrimination dans le cadre de la Nouvelle Initiative Africaine. La France a reconnu que le colonialisme a eu des effets durables sur les structures politiques et économiques des pays concernés et que, vis-à-vis de ces pays qui, pour beaucoup d'entre eux, avaient été victimes de la traite, la solidarité devait s'exprimer avec une plus grande ampleur.
Déclaration : "La Conférence reconnaît que l'esclavage et le commerce des esclaves, en particulier la traite transatlantique […], constituent un crime contre l'humanité et auraient toujours dû être considérés comme tel. […] Elle condamne le fait que l'esclavage et des pratiques analogues existent encore dans certaines régions du monde […] et constituent des violations flagrantes des droits de l'homme."
Programme d'action : "La Conférence note que certains Etats ont pris l'initiative d'exprimer des regrets ou des remords, ou de présenter des excuses, et appelle tous ceux qui n'ont pas contribué à rétablir la dignité des victimes à trouver des manières adaptées pour le faire. […] Elle reconnaît la nécessité de mettre en place des programmes pour le développement des sociétés [africaines victimes de l'esclavage]et de la diaspora dans le cadre d'un nouveau partenariat fondé sur un esprit de solidarité et de respect mutuel."

Source :
http://www.droitshumains.org/Racisme/durb_conf_15.htm#up
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Kwitzach

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 12:27 pm

Les arabes devraient aussi présenter des excuses pour le massif trafic d'esclaves noir qu'ils organisèrent jusqu'au 19eme... Esclavagisme qui se pratique encore dans certains pays arabes d'ailleurs...
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 12:53 pm

Kwizatch, si on parle d'esclavage, tous les peuples du monde devraient présenter des excuses à tous les autres. C'était malheureusement une pratique répandue et considérée comme tout à fait normale à une certaine époque. La façon dont l'esclavage a été perçue est très différente d'une période à l'autre. A l'époque romaine, par exemple, ce n'était pas vraiment une tare d'être esclave, et beaucoup de grecs cultivés se vendaient eux-mêmes comme esclaves. Les Arabes n'ont pas eu que des esclaves africains, et les Africains, comme le reste du monde, se faisaient esclaves entre eux aussi.

J'ai lu un livre sur Alger à l'époque ottomane (Merci le Cheikh Wink), où il y avait plusieurs témoignages de personnes qui avaient été en esclavage et qui disaient avoir été bien traités. Ils y ont appris un métier, et ont pu racheter leur liberté au bout de quelques années. (et même épouser la fille de l'ex-patron)

Loin de moi l'idée de vouloir justifier l'esclavage. C'est une abomination qui doit définitivement disparaître de toutes les sociétés humaines, mais (et je peux me tromper), il me semble que l'esclavage occidental qui a accompagné les colonisations était d'un type spécifique, lié à la race, et qu'on était esclave parce qu'on était un "sous-homme", ce qui n'est pas forcément le cas d'autres types d'esclavage dans d'autres cultures.
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 12:54 pm

Kwitzach a écrit:
Les arabes devraient aussi présenter des excuses pour le massif trafic d'esclaves noir qu'ils organisèrent jusqu'au 19eme... Esclavagisme qui se pratique encore dans certains pays arabes d'ailleurs...
Bilal Ibn Rabah, (en arabe بلال بن رباح ), plus connu sous le nom de Bilal Al-Habashi, fut l’un des premiers compagnons du prophète de l’islam Mahomet et le premier muezzin de l’islam. Il aurait été le premier noir et le premier esclave à embrasser l’islam après son affranchissement par Abou Bakr.

Source : Wikipédia
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 4:22 pm

RyMantys a écrit:
Kwizatch, si on parle d'esclavage, tous les peuples du monde devraient présenter des excuses à tous les autres.
C'est ce que je voulais pointer du doigt ! Beaucoup d'arabes réclament a corps et a cris des excuses a l'occident pour ce crime contre l'humanité qu'est l'esclavage, alors qu'ils oublient (sciemment ou par ignorance) que leurs aïeux il n'y a pas longtemps étaient les champions de cette vile pratique. Ce que je veut dire c'est qu'avant de s'indigner aussi ostensiblement ils devraient commencer par balayer devant leur portes...

RyMantys a écrit:
J'ai lu un livre sur Alger à l'époque ottomane (Merci le Cheikh Wink), où il y avait plusieurs témoignages de personnes qui avaient été en esclavage et qui disaient avoir été bien traités. Ils y ont appris un métier, et ont pu racheter leur liberté au bout de quelques années. (et même épouser la fille de l'ex-patron)
Mouais pas très convaincant, on ne peut pas généraliser a partir d'exemples particulier, d'autant plus que c'est une pratique qui a duré des centaines d'années.... Ils n'en demeure pas moins que ça reste des escalves êtres humains sans liberté, propriétés de leurs maitres et de leurs bon vouloir, rien de peut justifier cela.

RyMantys a écrit:
....il me semble que l'esclavage occidental qui a accompagné les colonisations était d'un type spécifique, lié à la race, et qu'on était esclave parce qu'on était un "sous-homme", ce qui n'est pas forcément le cas d'autres types d'esclavage dans d'autres cultures.
L'esclavage occidental a commencé bien avant les colonisations, et s'approvisionnait largement auprès des marchands arabes pour alimenter notamment les colons européens d'Amérique en esclaves noir, c'était des sous hommes, des objets de commerces autant pour les commerçants que pour les colons d'Amérique...
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 4:27 pm

Aicha a écrit:
Bilal Ibn Rabah, (en arabe بلال بن رباح ), plus connu sous le nom de Bilal Al-Habashi, fut l’un des premiers compagnons du prophète de l’islam Mahomet et le premier muezzin de l’islam. Il aurait été le premier noir et le premier esclave à embrasser l’islam après son affranchissement par Abou Bakr.

Source : Wikipédia

Et alors ? Sous prétexte que Bilal un noir a été muezzin justifie quelque part pour toi l'esclavage en terre d'Islam ? Esclavage qui je le rappel n'est pas formellement interdit par l'Islam, pour preuve les sourates ci aprés :

Sourate 4 : AN-NISA' (LES FEMMES)
3. (...) Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez (...)

25. Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes.

92. Il n'appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n'est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu'il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang (...)
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 4:29 pm

Un texte au sujet de l'esclavage en Islam :

622 au XXe siècle
L'esclavage en terre d'islam



Après la mort du prophète Mahomet et la soumission de la péninsule arabe, les musulmans conquièrent les rives méridionales et orientales de la Méditerranée. Multipliant les prises de guerre, ils prolongent dans ces régions l'esclavage à la mode antique. Ils inaugurent aussi une longue et douloureuse traite négrière qui va saigner l'Afrique noire jusqu'à la fin du XIXe siècle.

L'esclavage en terre d'islam est hélas une réalité qui dure comme le montre l'anthropologue Malek Chebel.
Islam et esclavage

Le Coran, texte sacré de l'islam, entérine l'existence de l'esclavage (voir la sourate XVI, Les abeilles) tout comme d'ailleurs les textes bibliques. Notons que le premier muezzin désigné par le Prophète pour l'appel à la prière est un esclave noir du nom de Bilal originaire d'Éthiopie.

La loi islamique ou charia, qui s'appuie sur le Coran et les dits du prophète (hadiths), considère qu'en pays d'islam, seuls sont esclaves les enfants d'esclaves et les prisonniers de guerre. Elle autorise d'autre part la réduction en esclavage de quiconque provient d'un pays non musulman (si un esclave vient à se convertir, il n'est pas affranchi pour autant).

Très tôt, du fait de la rapidité même de leurs conquêtes, les Arabes se heurtent à une pénurie d'esclaves. Ils ne peuvent asservir les populations des pays soumis à leur loi et se voient donc dans l'obligation d'importer en nombre croissant des esclaves des pays tiers, qu'ils soient ou non en voie d'islamisation.

Comme les chrétiens du haut Moyen Âge, ils s'abstiennent de réduire en esclavage leurs coreligionnaires mais cette règle souffre de nombreuses transgressions et l'on ne rechigne pas à asservir des musulmans, notamment noirs, au prétexte que leur conversion est récente (*).
Une économie fondée sur l'esclavage

L'esclavage devient rapidement l'un des piliers de l'économie de l'empire abasside de Bagdad du fait de très nombreuses prises de guerre et de l'avènement d'une très riche bourgeoisie urbaine. Pour s'en convaincre, il n'est que de lire Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes arabes qui se déroulent sous le règne du calife Haroun al-Rachid, contemporain de Charlemagne.

Les harems du calife et des notables de Bagdad se remplissent de Circassiennes. Il s'agit de femmes originaires du Caucase et réputées pour leur beauté ; ces belles esclaves ont continué jusqu'au XXe siècle d'alimenter les harems orientaux en concurrence avec les beautés noires originaires d'Éthiopie. Pour les tâches domestiques et les travaux des ateliers et des champs, les sujets du calife recourent à d'innombrables esclaves en provenance des pays slaves, de l'Europe méditerranéenne et surtout d'Afrique noire. Ces esclaves sont maltraités et souvent mutilés et castrés.

D'autres esclaves et eunuques sont employés comme soldats et chefs de guerre par les différentes dynasties musulmanes, du Maroc aux Indes. Ces esclaves-là accèdent parfois à des fonctions élevées et parfois au pouvoir suprême. Ainsi en est-il des fameux Mamelouks d'Égypte, que Bonaparte devra combattre en 1798.
Esclaves blancs en terre d'islam

Dans les premiers temps de l'islam, les notables de Bagdad s'approvisionnent en esclaves blancs auprès des tribus guerrières du Caucase mais aussi auprès des marchands vénitiens qui leur vendent des prisonniers en provenance des pays slaves, encore païens.

À la fin du Moyen Âge, comme le vivier slave s'épuise du fait de la christianisation de l'Europe orientale, les musulmans se tournent vers les pirates qui écument la Méditerranée. Ces derniers effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans... la tête de prisonnier maure qui sert d'emblème à la Corse.

On évalue à plus d'un million le nombre d'habitants enlevés en Europe occidentale entre le XVIe et le XVIIIe siècle, au temps de François 1er, Louis XIV et Louis XV. Ces esclaves, surtout des hommes, sont exploités de la pire des façons dans les orangeraies, les carrières de pierres, les galères, les chantiers,... d'Afrique du nord (*). Des organisations chrétiennes déploient beaucoup d'énergie dans le rachat de ces malheureux, tel Miguel de Cervantès.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélèvent environ trois millions d'esclaves. Mais l'expansion européenne, à partir de la fin du XVIIIe siècle, met fin à ces razzias.
Esclaves noirs en terre d'islam

Si la traite des esclaves blancs a rapidement buté sur la résistance des Européens, il n'en a pas été de même du trafic d'esclaves noirs en provenance du continent africain.

La traite arabe commence en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd impose aux chrétiens de Nubie (les habitants de la vallée supérieure du Nil) la livraison de 360 esclaves par an. Elle ne va cesser dès lors de s'amplifier. Les spécialistes évaluent de douze à dix-huit millions d'individus le nombre d'Africains victimes de la traite arabe au cours du dernier millénaire, du VIIe au XXe siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l'océan Atlantique, du XVIe siècle au XIXe siècle.

Le trafic suit d'abord les routes transsahariennes. Des caravanes vendent, à Tombouctou par exemple, des chevaux, du sel et des produits manufacturés. Elles en repartent l'année suivante avec de l'or, de l'ivoire, de l'ébène et... des esclaves pour gagner le Maroc, l'Algérie, l'Égypte et, au-delà, le Moyen-Orient. Au XIXe siècle se développe aussi la traite maritime entre le port de Zanzibar (aujourd'hui en Tanzanie) et les côtes de la mer Rouge et du Golfe persique.

Le sort de ces esclaves, razziés par les chefs noirs à la solde des marchands arabes, est dramatique. Après l'éprouvant voyage à travers le désert, les hommes et les garçons sont systématiquement castrés avant leur mise sur le marché, au prix d'une mortalité effrayante, ce qui fait dire à l'anthropologue et économiste Tidiane N'Diyae : «Le douloureux chapitre de la déportation des Africains en terre d'Islam est comparable à un génocide. Cette déportation ne s'est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi - et dans une large mesure- une véritable entreprise programmée de ce que l'on pourrait qualifier d' "extinction ethnique par castration"» (*).

Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu'ils fussent musulmans comme leurs maîtres). Ce mépris a perduré au fil des siècles. Ainsi peut-on lire sous la plume de l'historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406): «Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal» (*). Ces propos, notons-le, précèdent de deux siècles la traite atlantique des Occidentaux.
Esclavage et décadence

Les contingents très importants de main-d'oeuvre servile ont contribué à la stagnation économique et sociale du monde musulman. Ils ont causé aussi de nombreux troubles. C'est ainsi qu'à la fin du IXe siècle, la terrible révolte des Zendj (ou Zenj, d'un mot arabe qui désigne les esclaves noirs), dans les marais du sud de l'Irak, a entraîné l'empire de Bagdad sur la voie de la ruine et de la décadence.

«Comparé à la traite des Noirs organisée par les Européens, le trafic d'esclaves du monde musulman a démarré plus tôt, a duré plus longtemps et, ce qui est plus important, a touché un plus grand nombre d'esclaves», écrit en résumé l'économiste Paul Bairoch (*). Cet auteur, ainsi que Tidiane N'Diaye, rappelle qu'il ne reste plus guère de trace des esclaves noirs en terre d'islam en raison de la généralisation de la castration, des mauvais traitements et d'une très forte mortalité, alors que leurs descendants sont au nombre d'environ 70 millions sur le continent américain.

Notons le parallèle avec les États arabes du Golfe Persique qui recourent massivement à des travailleurs étrangers tout en empêchant ceux-ci de faire souche sur place...

Alban Dignat.


http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 4:49 pm

Kwitzach, tu es sur que tu as une "base" d'études en Histoire?
J'espère que tu ne considères pas ce texte comme une référence sérieuse? Un texte sur un site qui se déclare conscré à l'Histoire, et qui me cite les "Mille et une nuits" comme une référence historique ne mérite pas que je m'y intéresse plus que ça....
"Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu'ils fussent musulmans comme leurs maîtres)". c'est une blague??????
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 4:57 pm

Kwitzach a écrit:
Un texte au sujet de l'esclavage en Islam :

622 au XXe siècle
L'esclavage en terre d'islam


..............................................
Alban Dignat.


http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=12
Un autre texte sur L'Islam et l'esclavage.

Islam et esclavage mardi 22 octobre 2002

Question
Un non-Musulman m’a demandé comment l’Islam pouvait permettre l’esclavage alors que c’est une pratique horrible, et je ne savais pas quoi lui répondre. Veuillez m’éclairer sur cette question.

Réponse du Sheikh Abû Al-A`lâ Al-Mawdûdî
Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux.

Louanges à Dieu, et paix et bénédiction sur Son Messager.

Cher frère, merci pour la confiance que vous nous accordez, et nous espérons que nos efforts pourvoirons à vos attentes.

Cela va sans dire que l’esclavage est un acte dégradant et une grave atteinte à l’humanité car cela mène l’être humain à subir humiliations et méchancetés. De plus cela dépeint l’homme comme une simple marchandise que l’on achète et que l’on vend.

En fait, il est inutile de dire que l’Islam — qui est une religion qui appelle à préserver l’homme et sa dignité — condamne de telles pratiques. Toutes ses règles et ses enseignements établissent clairement que l’Islam est contre la soumission des personnes à des tâches serviles, sans parler de l’esclavage. Ceci sera clarifié par les remarques faites par Sheikh Abû Al-A`lâ Al-Mawdûdî dans son livre "Les Droits de l’Homme en Islam" dont voici un extrait :

"L’Islam a clairement et catégoriquement interdit la pratique primitive de la capture d’un homme libre, pour le réduire à l’esclavage ou pour le vendre en tant qu’esclave. Sur ce point, des propos clairs et péremptoires du Prophète — paix et bénédiction sur lui — disent : "Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent." (rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Mâjah). Les termes de cette tradition prophétique sont généraux : ils n’ont pas été édictés ni restreints à une nation, à une ethnie, à un pays en particulier ou aux adeptes d’une religion précise.

Les Européens tirent une grande fierté en prétendant qu’ils ont aboli l’esclavage dans le monde, bien qu’ils aient eu la décence de le faire au milieu du siècle passé seulement. Avant cela, ces puissances occidentales pillèrent l’Afrique sur un très large plan, capturèrent les hommes libres, les réduisirent à la servitude et les transportèrent vers leurs nouvelles colonies. Le traitement infligé à ces malheureuses personnes a été pire que celui réservé aux animaux. Les livres écrits par les auteurs occidentaux eux-mêmes témoignent de ces faits.

Après l’occupation de l’Amérique et des Indes occidentales, et durant trois cent cinquante ans, la traite des esclaves a perduré. Les côtes africaines — où les Africains de peau noire furent capturés et apportés de l’intérieur des terres puis embarqués à bord des bateaux — étaient connues comme les Côtes des Esclaves. Pendant seulement un siècle (de 1680 à 1786), le nombre de gens libres ayant été capturés et asservis seulement pour les colonies britanniques s’élève, selon l’évaluation des auteurs britanniques, à 20 millions d’êtres humains. Sur une durée d’un an seulement (1790), il est dit que 75.000 êtres humains ont été capturés et envoyés pour des travaux forcés dans les colonies. Les bateaux utilisés pour transporter les esclaves étaient exigus et sales. Ces malheureux africains ont été jetés dans les cales des bateaux comme du bétail, empilés les uns sur les autres jusqu’au plafond, et bon nombre d’entre eux ont été enchaînés à des poutres en bois sur lesquelles ils pouvaient à peine se mouvoir tellement ils étaient à l’étroit. Ils ne recevaient pas de nourriture convenable, et s’ils tombaient malades ou étaient blessés, aucun traitement médical ne leur était prodigué. Les auteurs occidentaux eux-mêmes déclarent qu’au moins 20% du nombre total des personnes capturées pour l’esclavage et le travail forcé ont péri durant leur transport de la côte africaine vers l’Amérique. Ils ont également estimé que le nombre de personnes qui ont été capturées pour l’esclavage par les diverses nations européennes pendant l’apogée de l’institution esclavagiste atteint la centaine de millions au bas mot.

Voici l’histoire des personnes qui dénoncent les Musulmans jour et nuit pour leurs considérations sur l’esclavage. C’est comme si un criminel pointait du doigt un homme innocent.

Maintenant examinons rapidement la position et la nature de l’esclavage dans l’Islam ! L’Islam essaya de résoudre le problème des esclaves qui étaient en Arabie en encourageant par différentes manières les propriétaires à libérer leurs esclaves. Les Musulmans furent avisés que pour l’expiation de certains de leurs péchés, ils devaient affranchir leurs esclaves. Libérer un esclave de son propre chef était considéré comme un acte de grand mérite, à tel point que le Prophète déclara que les membres d’un individu qui libérerait un esclave seraient protégés du Feu de l’Enfer, et ce, en contrepartie des membres de l’esclave qu’il avait libéré. Le résultat de cette politique fut tel que lors du Califat orthodoxe [1], tous les anciens esclaves de l’Arabie furent libérés. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — libéra à lui seul quelque soixante-trois esclaves. Le nombre d’esclaves libérés par `Â’ishah était de soixante-sept, `Abbâs en libéra soixante-dix, `Abd Allâh Ibn `Umar en libéra mille, et `Abd Ar-Rahmân en racheta à lui seul trente mille puis les affranchit. De même, d’autres compagnons du Prophète — paix et bénédiction sur lui — libérèrent un grand nombre d’esclaves. Les détails sont donnés dans les traditions et les livres d’histoire sur cette période.

Ainsi, le problème des esclaves en Arabie fut résolu sur une courte période de trente ou quarante ans. Après cela, la seule forme d’esclavage qui fut conservée dans la société islamique était celle des prisonniers de guerre, capturés sur le champ de bataille. Ces prisonniers de guerre étaient maintenus par le gouvernement musulman jusqu’à ce que le gouvernement adverse acceptât de les reprendre en échange des soldats musulmans faits prisonniers, ou par le paiement d’une rançon. Si les soldats capturés n’étaient pas échangés contre les prisonniers de guerre musulmans, ou que personne ne payait leur rançon, le gouvernement musulman les distribuait aux soldats de l’armée qui les avait capturés. C’était une manière plus humaine et plus appropriée de se défaire d’eux au lieu de les détenir comme du bétail dans des camps de concentration, en les contraignant aux travaux forcés et, si leurs femmes étaient également capturées, en les poussant à la prostitution.

Plutôt que se débarrasser des prisonniers de guerre d’une manière si cruelle et indigne, l’Islam préféra les répartir dans la population, les mettant ainsi en contact avec d’autres êtres humains. D’autre part, leurs gardiens étaient enjoints de bien les traiter. Le résultat de cette politique éminemment humaine était que la plupart des hommes qui furent capturés sur les champs de bataille adverses puis amenés en territoire islamique comme esclaves enbrassèrent l’Islam, et leurs descendants furent de grands disciples, Imams, juristes, exégètes, hommes d’état et généraux de l’armée musulmane, à tel point que plus tard ils devinrent même des gouverneurs du monde musulman.

Dans les guerres modernes nous constatons également que si un gouvernement est complètement mis en déroute, sans possibilité de négociation pour les prisonniers de guerre, et que l’ennemi vainqueur obtient facilement des prisonniers, l’expérience a prouvé que les prisonniers de guerre de l’armée vaincue étaient maintenus dans des conditions beaucoup plus mauvaises que celles des esclaves. Quelqu’un peut-il nous renseigner sur le sort des milliers de prisonniers de guerre des armées défaites de l’Allemagne et du Japon capturés par la Russie durant la Seconde Guerre mondiale ? Personne n’a pu les comptabiliser jusqu’à présent. Personne ne sait combien de milliers d’entre eux sont encore vivants et combien de milliers ont péri en raison des conditions de vie inhumaines des camps de travail et de concentration russes. Le travail forcé auquel ils furent contraints était pire que le service exigé d’un esclave. Peut-être même qu’au temps des antiques Pharaons d’Egypte, le travail exigé des esclaves pour construire les pyramides d’Egypte n’était pas comparable à celui exigé des prisonniers de guerre en Russie pour développer la Sibérie et d’autres régions reculées de la Russie, ou pour travailler dans les mines et le charbon, et ce, par des températures glaciales, mal vêtus, mal nourris et traités brutalement par leurs surveillants."

Et Dieu est le Plus Savant.

P.-S.
Traduit de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net.
Notes
[1] On désigne par cette expression les règnes des quatre Califes dits orthodoxes (du grec orthos : droit, doxa : opinion) et qui sont Abû Bakr As-Siddîq, `Umar Ibn Al-Khattâb, `Uthmân Ibn `Affân et `Alî Ibn Abî Tâlib.

Source:http://www.islamophile.org/spip/Islam-et-esclavage.html
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 6:23 pm

Oumelkheir a écrit:
Kwitzach, tu es sur que tu as une "base" d'études en Histoire?
J'espère que tu ne considères pas ce texte comme une référence sérieuse? Un texte sur un site qui se déclare conscré à l'Histoire, et qui me cite les "Mille et une nuits" comme une référence historique ne mérite pas que je m'y intéresse plus que ça....
"Les contes des Mille et Une Nuits, écrits au temps du calife Haroun al-Rachid (et de Charlemagne), témoignent des mauvais traitements infligés aux esclaves noirs et du mépris à leur égard (bien qu'ils fussent musulmans comme leurs maîtres)". c'est une blague??????
Comme d’habitude tu réponds en dénigrant tes contradicteurs (en omettant au passage de répondre par des arguments…), ce qui fait que j’ai hésité a te répondre mais bon c’est plus fort que moi …

Contrairement a toi pour qui l'histoire se limite à l'événementiel (ce que l'historiographie moderne appel le temps court) soit une succession d'événements historiques (politiques, militaires ou diplomatiques) souvent cités hors propos et dénués de leurs profondeurs social et culturel, autrement dit humaines , J'appréhende (ainsi que m'ont l'on inculqué mes professeurs que je ne remercierait jamais assez) l'histoire, la vraie au sens profond du terme (la longue durée) ce qui englobe non seulement l'événementiel mais aussi et surtout le social, le culturel, le cultuel, l'économique, l'art sous multiples manifestations, etc... Un bon historien se doit de questionner tout cela dans son analyse historique, il doit tirer de ce gigantesque substrat humain les réponses a son questionnement, se limiter aux simples faits historiques le couperait du véritable moteur de l'histoire : l'humain.

C'est pour cela que je considère ce que tu dénigre, à savoir les contes des mille et une nuit comme un trésor d'informations, une œuvre dynamique aux multiples origines et c'est un témoins culturel de son époque ! Le contes ne furent pas crée ex nihilo mais furent nourris de la réalité social et culturel de leur époque (comme tout œuvre humaine).

Tu te réclame d'Ibn Khaldoun mais tu semble oublier en quoi il fut précurseur et un sociologue avant l'heure : sa conception de l'histoire se base sur l'étude des mouvements humains. Ce que comprirent les occidentaux qui approfondirent son raisonnement (l'école des annales) et c'est ce que malheureusement nos historiens ont oublié de retenir, enfermant sa pensée dans du formol...
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 7:47 pm

Oumelkheir a écrit:
Pas d'USA au sommet sur le racisme

Le sujet étant pour aujourd'hui ce titre et toute la suite postés plus haut, c'est parce qu'il s'agit de Barack Obama, le "premier président américain noir" qui refuse d'aller à cette Conférence sur le racisme, sous prétexte qu'elle est "antisémite".... personnellement, je n'ai porté aucun espoir sur son election, et je ne m'attendais et ne m'attends toujours pas à un miracle appelé "Obama"... ce qui m'étonne c'est que le déchantement commence aussi vite, parce que ses électeurs "noirs" entre autres, et tous les africains qui ont soutenu sa candidature vont lui en vouloir, sans aucun doute... Il devra prouver qu'il n'a pas subi de pressions et que sa décision est juste et justifiée...

Et puis les arabes "antisémites"???? ils devront trouver autre chose quand même... ça fait trop longtemps que ça dure et il serait temps de changer de terminologie peut-être.... je dis ça bien sur sans trop de conviction,....

Un texte (très long) mais Ô combien d'actualité (comme s'il pouvait en être autrement vu l'actualité) même s'il date de 2005...... (quelques extraits seulement)...
Pouvoir juif
par Paul Eisen, août 2005
Le crime contre le peuple palestinien est en train d'être perpétré par un Etat juif dont les soldats juifs utilisent des armes ornées de symboles religieux juifs, avec l'entier soutien et la complicité de l'immense majorité des juifs organisés, de par le monde. Mais de là à désigner les juifs en tant que responsables de ce crimeŠ : voilà pourtant qui semble impossible !

L'avenir est toujours ouvert, et rien ne peut jamais être écarté. Mais, pour l'instant, il est difficile d'entrevoir comment Israël pourrait être stoppé. Depuis plus de cinquante ans, il est clair qu'Israël ne relâchera son attitude exterminatrice envers les Palestiniens et l'existence palestinienne que lorsqu'il sera contraint à le faire. Cette nécessité ne saurait résulter d'une action militaire, et il est néanmoins difficile d'entrevoir de quelle manière quelque chose d'autre pourrait l'imposer. La croyance généralement admise &shy; selon laquelle, si l'Amérique tournait le robinet à dollars, Israël serait mis à genoux &shy; est loin d'être prouvée. Tout d'abord, cela n'arrivera pas. Ensuite, ceux qui y croient sous-estiment vraisemblablement tant la cohésion de la société israélienne que la force de l'histoire juive qui l'imprègne. Encore plus invraisemblable est l'option militaire. La seule force, au monde, qui pourrait éventuellement réduire Israël, c'est l'armée américaine. Et, là encore, cela n'arrivera pas.

La résistance palestinienne nous surprendra toujours. Après plus de cinquante ans d'agression brutale par ce qui risque fort d'être considéré un jour comme l'une des puissances les plus impitoyables et irrationnelles des temps modernes, confronté à la coalition de la quasi totalité des puissances terrestres, les Palestiniens sont encore parmi nous, ils tiennent toujours bon, ils savent encore qui ils sont et d'où ils viennent ! Néanmoins, actuellement, la résistance effective est peut-être déjà derrière nous (bien que la possibilité d'une résistance non-violente ne puisse jamais être totalement écartée) et, pour l'instant, la seule stratégie qui s'offre encore à eux risque fort de n'être qu'une stratégie pour la survie.

Pour nous, il est tellement plus facile de nier cette réalité, plutôt que l'accepter, et sans aucun doute : le combat va continuer. Jusqu'à quel point ce combat sera-t-il fructueux, personne ne peut le prédire. Bien que le présent semble totalement désespéré, la survie est toujours vitale, et personne ne sait quand de nouvelles opportunités pourront se présenter. Quoi qu'il en soit, le combat contre l'injustice vaut toujours le coup d'être mené. Mais quid, si ce combat devient tellement décevant qu'il fait obstacle à la résistance, plutôt qu'il ne la seconde ? Quid si la lutte devient une manière d'éviter la réalité, plutôt que de l'affronter ? Ces slogans : « A bas l'occupation ! » et « Deux Etats, pour deux peuples » sont désormais rejoints par un nouveau slogan : « Une seule solution : un Etat unique ! ». Ce slogan est exactement aussi fantasmatique que ses prédécesseurs, parce que, de la même manière que l'occupation ne prendra jamais fin, et qu'il n'y aura jamais de véritable Etat palestinien, il n'y a pour l'instant, aucune possibilité d'un quelconque « Etat unique » que l'Etat d'Israël, qui s'étend désormais de la Méditerranée au Jourdain, et la seule « solution » est une solution finale, laquelle &shy; même elle &shy; ne saurait être écartée du revers de la main.


« Le sionisme, ce n'est pas le judaïsme ; le judaïsme, ce n'est pas le sionisme »Š

Le crime contre le peuple palestinien est en train d'être perpétré par un Etat juif dont les soldats juifs utilisent des armes ornées de symboles religieux juifs, avec l'entier soutien et la complicité de l'immense majorité des juifs organisés, de par le monde. Mais de là à désigner les juifs en tant que responsables de ce crimeŠ : voilà pourtant qui semble impossible ! Le passé est simplement trop terrible. Nous savons tous à quelle haine et à quelle violence ont conduit, dans le passé, les accusations portées contre les juifs. Aussi, si nous nous mettions à examiner d'un ¦il critique le rôle des juifs dans ce conflit, qu'en adviendrait-il de nous, et de notre combat ? Serions-nous étiquetés d'antisémites, perdant l'essentiel du soutien que nous avons tant peiné à conquérir ?

Le présent, lui aussi, est plein d'ambiguïtés. Le sionisme n'est pas le judaïsme ; le judaïsme n'est pas le sionisme : voilà qui est devenu un article de foi, répété comme un mantra, à l'infini, ainsi que l'assertion selon laquelle le sionisme serait une idéologie séculière, opposée, pour l'essentiel de son histoire, à l'immense majorité des juifs religieux et à laquelle s'opposent encore aujourd'hui des juifs véritablement respectueux de la Torah, tels ceux du mouvement Neturei Karta. Mais le sionisme est désormais au c¦ur de la vie juive, des juifs religieux étant parmi les sionistes les plus virulents. Et les Neturei Karta, en dépit de leur judaïsme impeccable, de leurs magnifiques discours et de l'enthousiasme avec lequel ils sont accueillis dans les meetings de solidarité, etc., risquent fort de n'être que des juifs de carnaval, à des années lumières de la réalité de la vie juive.

Et, quand bien même le sionisme pourrait être désolidarisé du judaïsme, pourrait-il être distingué d'une identité juive plus large, ou de la judéité ? Très souvent, le sionisme est proclamé un ajout moderne à l'identité juive, une nouvelle idéologie colonialiste de peuplement, fût-elle anachronique, à la seule différence qu'elle serait adoptée par des juifs, en réponse à leur vocation. Mais ne serait-ce pas plutôt que notre besoin d'échapper à l'accusation d'antisémitisme et nos propres perceptions et sentiments conflictuels, notre insistance à affirmer que le sionisme et la judéité sont disjoints, nous ont amenés à interpréter la situation de manière erronée ? Notre refus de regarder en face la judéité même du sionisme et ses crimes ne nous a-t-il pas empêché de comprendre exactement ce contre quoi nous nous battons ?
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 7:49 pm

Les juifs américains et l'Amérique juive

Au c¦ur du conflit, il y a la relation entre Israël et l'Amérique. Il est inutile de rappeler ici les statistiques &shy; des milliards de dollars d'aides et de prêts, les veto américains automatiques à l'ONU,etc. &shy; le soutien américain à Israël semble sans limite. Mais quelle est la nature de ce soutien ? Pour beaucoup de gens, sans doute la majorité, la réponse est relativement simple. Israël est un Etat client de l'Amérique, et cet Etat sert les intérêts américains ou, plus précisément, les intérêts de ses élites au pouvoir. Cette vision des choses est sous-tendue par l'importance évidente du pétrole, l'énorme importance stratégique de la région du Moyen-Orient et le fait que, si Israël ne défendait pas les intérêts des gens qui contrôlent l'Amérique, alors nous pourrions être certains que l'Amérique ne soutiendrait pas Israël. Aussi nul doute que l'Amérique ait trouvé dans les Forces israéliennes « de défense » une armée merveilleusement souple et efficace, aisément mobilisable et excitable, et qu'on peut laisser se déchaîner à loisir, dès lors qu'un quelconque groupe d'Arabes se monterait un peu trop le bourrichon.

Mais est-ce là toute l'histoire ? Israël sert-il réellement les intérêts de l'Amérique, et leur relation est-elle entièrement fondée sur ces intérêts partagés ? Considérons l'immensité des pertes, en terme de bonne volonté de la part d'autres pays, accusées par l'Amérique en raison de son soutien à Israël, et considérons la puissance et l'influence du lobby « juif », « sioniste » ou « pro-israélien » (comme on voudra), qui fait que beaucoup de législateurs généralement responsables, confrontés à la perspective d'une intervention du lobby juif susceptible de leur faire remporter les prochaines élections, semble trop heureux de placer leurs perspectives de réélection très au-dessus de ce qui serait simplement « bon, pour l'Amérique »Š

Les détails, qui filtrent, de temps à autre, sur les agissements de l'Aipac (et d'autres officines) et les mécanismes grâce auxquels ces groupes exercent des pressions sur les législateurs et les gouverneurs américains, ont été traités ailleurs ; nous voulons simplement relever ici que ce groupe de pression est sans aucun doute extraordinairement efficace et qu'il rencontre beaucoup de succès. Il ne s'agit pas simplement de petits groupes de juifs favorables à Israël, comme leurs financeurs et soutiens voudraient nous le donner à accroire : il s'agit d'idéologues, puissants et motivés : des multimilliardaires, des magnats des médias, des hommes politiques, des activistes et des leaders religieux. Quoi qu'il en soit, le capacité du lobby juif à bâtir &shy; ou à démolir &shy; toute personnalité publique est légendaire &shy; ce n'est pas pour rien qu'on y fait le plus souvent référence en utilisant l'expression elliptique « The Lobby » [Le Lobby, par excellence]Š

Mais, là encore, il y a sans doute bien plus, dans les relations israélo-américaines, qu'une simple communauté d'intérêts et l'efficacité de certains groupes de pression. Le fait que le soutien d'Israël serve nécessairement les intérêts des gens qui contrôlent l'Amérique est certainement la réalité, mais : qui contrôle l'Amérique ? Sans doute, la véritable relation n'est-elle pas entre Israël et l'Amérique, mais entre les juifs et l'AmériqueŠ

L'écrasante majorité des juifs, en Amérique, vivent leur vie, exactement comme le font tous les Américains, non-juifs. Ils sont aisés, et ils sont indubitablement satisfaits de voir l'Amérique soutenir leurs coreligionnaires juifs en Israël, mais les choses s'arrêtent là. Néanmoins, un groupe considérable de juifs contrôle une partie considérable de l'Amérique &shy; oh, bien sûr, pas les muscles industriels de l'Amérique, tels la sidérurgie, les transports, etc., ni le pétrole et les industries de l'armement, ces usines à fric traditionnelles. Non, si les juifs ont une influence, quelque part, en Amérique, ce n'est ni sur les muscles ni sur les tendons, mais plutôt sur le sang et le cerveau. C'est dans la finance et les médias que nous trouvons beaucoup de juifs à des positions extrêmement stratégiques. Les listes abondent (bien que vous deviez consulter des sites ouèbes particulièrement sulfureux pour les trouver) de juifs éminents dans la finance et la vie culturelle : Les juifs dans le secteur bancaire, Les juifs figurant dans la liste des Américains les plus fortunés, établie par Forbes Magazine ; les juifs d'Hollywood ; les juifs de la télévision ; les journalistes, écrivains, critiques juifs, etcŠ

Les juifs n'ont pas été particulièrement manchots lorsqu'il s'est agi d'exploiter leur position. Ils n'ont pas hésité à utiliser les moyens (quels qu'ils fussent) dont ils disposaient pour assurer la promotion de leurs intérêts bien sentis. Inutile d'adhérer à une quelconque théorie du complot pour remarquer combien il est naturel, pour un juif des médias, de faire la promo des juifs et de leurs valeurs, qu'ils présentent comme positifs et dignes d'être imités. Qui, parmi vous, a vu dernièrement un juif présenté sous un jour autre que favorable ? Les juifs sont intelligents, moraux, intéressants, trépidants, chaleureux, futés, complexes, éthiques, contradictoires, prophétiques, insupportables, parfois passablement irritants, mais toujours formidablement séduisants. Pas étonnant, dès lors, si les juifs occupant des positions enviables sont enclins à faire la promotion de ce qu'ils pensent être les intérêts collectifs des juifs. N'est-il pas tout simplement incroyable que les conseillers juifs qui entourent la présidence américaine aient les intérêts d'Israël à l'esprit lorsqu'ils prodiguent leurs conseils en matière de politique étrangère au président américain ?

Mais bonŠ Ainsi, il y a beaucoup de juifs qui ont beaucoup d'argent, et beaucoup de juifs qui ont beaucoup de choses à dire et aussi les moyens de les dire et d'être entendus. Si les juifs, en vertu de leur capacité à utiliser des ressources (gagnées tout aussi honnêtement que celles des autres), font la promotion de ce qu'ils perçoivent être leur propre intérêt collectif, qu'y a-t-il à redire à cela ? Tout d'abord, à de rares et notables exceptions, la grande majorité des juifs peuvent, en toute bonne foi, mettre la main sur leur c¦ur et jurer qu'ils n'ont jamais pris la moindre décision, ni entrepris la moindre action, en ayant à l'esprit des intérêts collectifs juifs, en tout cas, certainement pas consciemment. Et même si c'est le cas, ils ne se comportent pas différemment de tout un chacun. A quelques exceptions près, les juifs ont gagné durement leurs positions avantageuses. Ils sont partis de rien, ils ont joué en respectant les règles du jeu, et s'ils utilisent leur influence afin de promouvoir ce qu'ils pensent être des intérêts juifs, qu'y a-t-il là de si répréhensible ? Les Polonais, les Ukrainiens, le lobby des armes, les évangélistes chrétiens, n'oeuvrent-ils pas, eux aussi, à l'avancement de leurs intérêts spécifiques ?

La différence, entre les juifs et les autres groupes, c'est que les juifs le font probablement mieux que les autres. Les juifs sont, en fonction de quasiment la totalité des critères, le groupe ethnique qui réussit le mieux aux Etats-Unis et, quelle qu'en soit la raison, ils sont depuis longtemps extraordinairement doués lorsqu'il s'agit d'assurer leur auto-promotion, tant individuelle que collective. Et ils n'y aurait probablement rien à redire à cela, si ce n'est le fait que ces mêmes personnes qui exercent une telle influence et un tel contrôle sur la vie américaine sont aussi celles qui semblent refuser d'être tenus de rendre des comptes. C'est subrepticement que les juifs sont perçus comme ayant atteint le succès, ce qui soulève des soupçons. Les juifs, c'est le moins qu'on puisse en dire, se montrent particulièrement chatouilleux sur le chapitre de l'influence qu'on leur prête ou qu'ils ont véritablement. Prononcez simplement l'expression « pouvoir juif », et vous verrez la réaction ! Ils affirment que cette susceptibilité tient au fait que cette accusation a souvent été utilisée à leur encontre, et qu'elle a été le signe annonciateur de discriminations et de violences dirigées contre eux, mais ils ne prennent jamais en considération la possibilité que leur propre réticence à discuter du pouvoir qu'ils détiennent puisse susciter des soupçons, voire même de l'hostilité à leur encontreŠ

Et puis il y a cette autre allégation, plus subtile, et aussi plus inquiétante. C'est celle selon laquelle ce pouvoir n'existerait pas ; les juifs ne détiendraient aucun pouvoir ; il n'y aurait pas de lobby juif ; les juifs en Amérique n'exerceraient aucun pouvoir et aucune influence afin de promouvoir des intérêts juifs, et même que des intérêts juifs, cela n'existe pas ! Il n'y a pas d'intérêts juifs impliqués dans la guerre en Irak, il n'y a pas d'intérêts juifs en Amérique ; plus étonnant encore, il n'y a pas d'intérêts juifs non plus, ni en Israël, ni en Palestine ! Il n'existe pas de collectif juif. Les juifs n'agissent pas collectivement afin de promouvoir leurs intérêts. Ils disent même que le lobby pro-israélien n'a en réalité pas autant à voir qu'on le dit avec les juifs, que la judéité d'Israël n'a aucune importance et que les Comités pour les Affaires Publiques [Public Affairs Committees &shy; PACs) qui font un lobby effréné en faveur d'Israël ne font rien de plus, en réalité, que soutenir un allié, et par conséquent veiller aux intérêts bien sentis de l'Amérique, allant même jusqu'à dissimuler leur véritable objectif sous des noms d'emprunt d'organismes tels « American for Better Citizenship » [Les Américains pour une meilleure citoyenneté], « Citizen's Organized PAC » ou encore « National PAC » - dont aucun ne fait la moindre allusion, dans sa raison sociale, ni à Israël, ni au sionisme, ni aux juifs. De même, les juifs et les organisations juives sont censés faire la promotion non tant des valeurs et des intérêts juifs qu'américains, voire universels. Ainsi, le plus grand musée de l'Holocauste, présenté comme « Musée de la Tolérance », met l'accent non seulement sur l'antisémitisme, mais sur toutes les formes d'intolérance connues de l'humanité (excepté celle dont des juifs font preuve envers les non-juifs, en Israël et en PalestineŠ). De même, l'Anti-Defamation League ne serait rien d'autre qu'une organisation visant à assurer la promotion des principes universels de tolérance et de justice, non seulement en ce qui concerne les juifs, mais pour tout le mondeŠ

Cette convergence entre intérêts juifs et américains n'est nulle part plus éclatant que dans le domaine de la politique extérieure américaine actuelle. Si jamais un tableau a pu évoquer puissamment une conspiration mondiale juive, c'est bien le spectacle donné par les néocons juifs assemblés autour de la présidence actuelle et dirigeant sa politique au Moyen-Orient. Mais on nous dit que le fait que les néocons juifs soient si nombreux à avoir des liens avec des formations de droite en Israël et à être aux premières lignes pour inciter (l'administration américaine) à (adopter) une politique pro-israélienne n'est pas autre chose qu'une simple coïncidence, et toute suggestion que ces personnages puissent être influencés par leur judaïté et leurs liens avec Israël est immédiatement repoussée du revers de la main : elle ne saurait relever que des mythes antisémites surannés concernant la loyauté duplice des juifs. L'idée que l'intervention américaine en Irak, seule véritable contrepoids militaire à l'hégémonie israélienne au Moyen-Orient, et, partant, instigateur de la résistance palestinienne, serve essentiellement des intérêts israéliens, bien avant les intérêts américains, a été elle aussi consignée dans le monde succube des mythes antisémites médiévaux. La suggestion que ces juifs, dans l'entourage du président américain, agissent poussés par des motivations autres que la promotion des intérêts de l'ensemble des Américains, voilà qui n'est pas autre chose que de la diffamation antisémite. Et peut-être ont-ils raison. Peut-être ceux qui assurent la promotion des intérêts juifs sont bien, en fait, en train de défendre des intérêts américains, dès lors que, tout au moins pour l'instant, ils semblent ne faire qu'unŠ
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 7:51 pm

La Juimérique

A Washington, District of Columbia, on peut admirer un mémorial immortalisant une terrible tragédie. Non pas un mémorial dédié à une tragédie infligée par une puissance étrangère aux Américains, comme à Pearl Harbour, ou encore les attentats du 11 septembre 2001. Non pas un mémorial dédié à une tragédie infligée à des Américains par des Américains, comme la mise à sac de la ville d'Atlanta. Non pas un mémorial de contrition pour une tragédie infligée par des Américains à un autre peuple, tels l'esclavage ou l'histoire de la discrimination raciale en Amérique. Rien de tout cela. Le mémorial de l'Holocauste est là pour rappeler une tragédie infligée à des gens qui n'étaient pas Américains, par des gens qui n'étaient pas Américains, et en un lieu très très éloigné de l'Amérique. Et les coreligionnaires, ou même, si vous voulez, les concitoyens de gens auxquels cette tragédie fut infligée et auxquels le mémorial est dédié représentent environ 2 % de la population américaine. Comment se fait-il qu'un groupe de personnes qui représentent un pourcentage tellement minime de la population américaine générale puisse imposer un respect et une prévenance tels qu'un monument leur soit dédié au c¦ur symbolique même de la vie nationale américaine ?

Le narratif juif occupe désormais le centre de la vie américaine, en tous les cas, avec certitude, de celle des élites culturelles et politiques de l'Amérique. Il existe, quoi qu'il en soit, beaucoup de choses, dans la façon dont les Américains veulent se voir et voir leur histoire, qui est tout à fait naturellement compatible avec la manière dont les juifs se perçoivent eux-mêmes et dont ils perçoivent leur histoire. Pourrait-il y avoir paradigme plus adéquat, pour un pays fondé sur l'immigration, que l'histoire d'immigration massive des juifs à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle ? Pour beaucoup d'Américains, l'histoire de ces juifs venus vers leur Goldenes Medina, comme ils disent en yiddish, vers leur Eldorado, démunis de tout, et parvenus, à force de travail acharné et de persévérance, au top niveau même de la société américaine, c'est aussi leur propre histoire. Et pourrait-il y avoir meilleur sujet d'inspiration, pour un pays (sinon officiellement, en tous les cas viscéralement et profondément chrétien) que l'histoire des juifs, le peuple même de Jésus, et le peuple élu de Dieu, retournant dans son ancienne patrie et la transformant en un Etat moderne ? Et pour une nation qui se perçoit comme un phare de démocratie illuminant le monde, quelle meilleure âme-s¦ur que l'Etat d'Israël, qui passe largement pour « la seule démocratie au Moyen-Orient » ? Enfin, quelle plus éclatante validation, pour un pays lui-même fondé sur une narration de conquête et d'épuration ethnique que le narratif biblique de la conquête et de la purification ethnique de la Terre promise, à laquelle vient se surimposer la colonisation tout aussi violente de la Palestine moderne, avec sa propre épuration ethnique, suivie du « refleurissement du désert » ?

Bien sûr, la notion de peuple juif = peuple souffrant a encore bien plus de résonances. Le fait que ce « peuple souffrant » jouisse aujourd'hui d'un succès qui va bien au-delà des rêves les plus fous d'un quelconque autre groupe ethnique aux Etats-Unis semble n'avoir aucune espèce d'importance. Tout aussi ignorée est la manière dont les juifs américains sont parvenus à accéder au sommet du sommet de la société américaine, tout en se plaignant, tout au long de leur ascension, de la manière dont ils ont fait l'objet de discrimination. Néanmoins, pour l'Amérique, les juifs ont connu une histoire ininterrompue de souffrances et de victimitude. Mais cette histoire a, il est vrai, rarement été étudiée, voire même débattue
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 7:52 pm

Le pouvoir juif : qu'est-ce qu'un juif ?

L'écrivain israélien, originaire de Russie, Israël Shamir, est partisan du droit qu'ont toutes les personnes, quelle que soit leur ethnie ou leur religion, à vivre ensemble en totale égalité entre la mer Méditerranée et le Jourdain. Shamir condamne le comportement d'Israël et de la diaspora juive, et il en appelle à ce qu'un terme soit mis à leur traitement préférentiel, mais il propose, également, une opposition au judaïsme lui-même, raison pour laquelle il est accusé d'anti-judaïsme &shy; accusation qu'il ne dénie nullement, puisqu'en réalité, il la revendique.

Shamir pose l'existence d'une idéologie juive, qu'il appelle le « paradigme juif », et il suggère que c'est l'adhésion volontaire à cet « tournure d'esprit » qui fait d'un juif qu'il est juif. Pour lui, la judaïté n'est ni une race, ni une ethnicité &shy; pour Shamir, il n'existe pas de « tribu » ni de « famille » juives &shy; il ne s'agit donc pas d'un corps biologique ou ethnique d'où nul ne saurait se libérer. De plus, cette idéologie (juive), basée sur des notions d'élection, d'exclusivisme voire même de suprématisme est, tout au moins lorsqu'elle s'est emparée du pouvoir, incompatible avec la paix, l'égalité et la justice en Palestine, ou n'importe où, d'ailleurs.

Il ne viendrait à l'idée de personne de s'opposer à un quelconque juif pour la simple raison qu'il est juif, ni même en raison de ses croyances. Cette opposition ne saurait concerner que ce que ce juif fait. Le problème étant que, dès lors, comme le dit Shamir, que ce que les juifs pensent et même font est précisément ce qui fait d'eux des juifs, l'opposition à la judaïté en tant qu'idéologie se rapproche dangereusement de l'hostilité envers les juifs en raison du simple fait qu'ils le sont. Mais, pour Shamir, les juifs sont juifs parce qu'ils choisissent d'être juifs. On peut être né de parents juifs et avoir été élevé dans les traditions juives, mais on peut toujours, si on le veut, rejeter cette éducation juive et devenir un non-juif. Et c'est ce que beaucoup de juifs ont fait, dont des renégats aussi célèbres que Karl Marx, Saint Paul, Léon Trotsky (et Israël Shamir lui-mêmeŠ)Š L'opposition aux juifs n'a donc rien de comparable à l'hostilité envers les Noirs ou les Asiatiques, ou à n'importe quelle autre attitude raciste, dès lors que ceux qui font l'objet de ce rejet sont parfaitement à même d'abandonner l'idéologie dont il est question.

Jamais Shamir n'a appelé d'aucune manière que ce soit à ce qu'il soit fait du mal à des juifs ou à quiconque d'autre, ni à ce que des juifs ou qui que ce soit d'autre fassent l'objet d'une quelconque forme de discrimination. L'adhésion à cette idéologie juive est, pour Shamir, regrettable, mais elle ne constitue pas, en elle-même, un motif pour une opposition active. Cela ne signifie pas non plus que Shamir s'opposerait à tout individu juif pour la simple raison qu'il s'agirait d'un juif ou d'une juive. Non. Ce à quoi Shamir objecte activement, ce n'est pas aux « juifs », mais c'est à la « juiverie ». Dans la même acception que l'Eglise catholique, la juiverie consiste en ces juifs organisés avec leurs dirigeants, qui font la promotion active d'intérêts et de valeurs juifs corrosifs, en particulier, aujourd'hui, ceux qui contribuent à l'oppression des Palestiniens.

Nul besoin d'être d'accord à cent pour cent avec Shamir pour comprendre ce dont il nous parle. Pourquoi les juifs n'auraient-ils pas une « mentalité » ? Après tout , un concept tel celui-ci a bien été évoqué et étudié, concernant toutes les autres nations ?

« Il est dangereux, il est erroné, de parler « des Allemands », ou d'un quelconque autre peuple, comme s'il s'agissait d'une unique entité indifférenciée, qui inclurait tous les individus dans une même appréciation. Et pourtant, je ne pense pas que j'irais jusqu'à nier qu'il existât une mentalité propre à chaque peuple (sinon, ce peuple ne serait pas un peuple) : un Deutschtum, une italianité, une hispanité : ce sont les sommes de traditions, de coutumes, d'histoires nationales, de langues et de cultures. Quiconque ne ressent pas en lui-même cet esprit, cette mentalité, qui est national(e) au meilleur sens de ce terme, non seulement n'appartient pas complètement à son propre peuple, mais n'est pas non plus partie de la civilisation humaine. Par conséquent, autant je considère insensé le syllogisme « Tous les Italiens sont des passionnels ; vous êtes Italien, donc, vous êtes un passionnel », autant je pense légitime, dans certaines limites, d'attendre des Italiens, pris dans leur ensemble, ou des Allemands, etc., un comportement spécifique, collectif, plutôt qu'un autre. Il y aura certes des exceptions individuelles, mais une prévision prudente, probabiliste, est à mon avis possible. »
Primo Levi

Et, s'agissant des juifs, cette analyse est sans doute encore plus appropriée. La place du judaïsme, en tant qu'idéologie, au centre de l'ensemble de l'identité juive peut être débattue, mais peu de gens contesteraient l'idée que le judaïsme soit au minimum au centre historique de la judaïté, et, quels que puissent être par ailleurs les liens éventuels qui lient les juifs entre eux, il est certainement vrai que la religion joue un rôle important. Ensuite, pour un groupe de personnes qui ont acquis une telle identité collective extrêmement forte, sans avoir jamais partagé l'occupation d'un même territoire, d'une même langue, ni même, dans bien des cas, une même culture, il est difficile d'envisager ce qu'il pourrait y avoir d'autre, qui fasse que les juifs sont des juifs. Assurément, pour des juifs, en l'absence d'autres facteurs, plus évidents, c'est précisément une telle mentalité qui les a rendu capables d'acquérir leur identité distinctive, depuis si longtemps, et en dépit d'une telle adversité.

Mais, s'il existe bien une quelconque forme d'esprit juif ou d'idéologie juive, de quoi s'agit-il ? En ce qui concerne le judaïsme, je parle ici de la religion, il semble tout à fait clair qu'il y a une idéologie, fondée sur l'élection d'Israël par Dieu, cette relation spéciale que les juifs sont supposés entretenir avec Dieu, et la mission spéciale confiée aux juifs par Dieu. Aussi, pour les juifs pratiquants, il existe une qualité spécifique, intrinsèque à l'alliance et au judaïsme même, bien qu'ils ne soient pas tous unanimes à trouver cette qualité particulièrement enthousiasmante :

« Il existe une tendance, dans la pensée juive, qui dit qu'il y aurait quelque chose de spécial, de Divin, ou autre, qui se serait transmis à travers les générations, formant une certaine lignée génétique, et qui confèrerait une qualité particulière à des gens, et que, par conséquent, la judaïté serait une qualité spéciale. Pour ma part, j'appelle ça du racisme métaphysique ».
Le rabbin Mark Solomon.

Mais s'il est aisé de constater un tel esprit partagé chez les juifs religieux &shy; après tout, n'est-ce pas précisément cet esprit qui fait d'eux des religieux ? &shy; il est beaucoup plus difficile, en revanche, de le définir chez les juifs laïcs, ces juifs qui rejettent, souvent d'une manière on ne saurait plus vocale, tous les aspects de la foi juive. Ils clament bien souvent qu'ils n'ont pas d'idéologie, ou que leur idéologie est une idéologie, disons, de gauche : non seulement cette idéologie n'aurait rien de juif, mais elle serait même opposée à toutes les religions, le judaïsme compris. Cependant, tout en étant en apparence aussi libres de toute cette superstition ignorante, ces mêmes personnes n'en continuent pas moins à se définir comme juives, et dans bien des cas, elles épousent d'autres juifs et continuent à assister à des réunions de solidarité, auxquels n'assistent que des juifs, sous des bannières exclusivement juives. Leur idéologie ne serait-elle pas un petit peu juive, sur les bords ?

Pour moi, il s'agit d'exactement le même sentiment de spécificité que celle que l'on trouve chez les juifs, mais avec une référence spéciale à la victimitude. « Oui, mais seulement au sens hitlérien du terme », répondit le philosophe Maxime Rodinson après qu'on lui eut posé la question de savoir s'il se considérait juif. Pour beaucoup de ces juifs-là, c'est leur identité de peuple menacé et victimisé qui fait d'eux des juifs. « Hitler a dit que j'étais juif, alors pourquoi ne serais-je pas juif, après tout ? » est une réponse, ou encore « Etre juif, quelque part, cela revient à dénier une victoire à tous ceux qui ont pu persécuter des juifs, à travers l'histoire &shy; aussi : je suis juif ! » Pour ces juifs, bien qu'ils soient totalement étrangers à la vie religieuse juive, et même à la vie communautaire juive, le célèbre 614ème commandement post-holocaustique (à ajouter aux 613 commandements classiques) créé par Emil Fackenheim : « Tu survivras ! » est un impératif absolu. Mais, quelle que soit la raison, cette auto-identification va vraiment très profondément en eux. Parmi ces juifs, peu importe à quel point ils peuvent être de gauche ou progressistes, vous pouvez critiquer Israël à la puissance N, vous pouvez vous moquer de l'establishment juif, vous pouvez même dénigrer effrontément la religion juive, mais dérogez ne serait-ce que d'un iota à la ligne du parti en matière d'antisémitisme et de souffrance juive, et vous aurez droit à une soufflée dans les bronchesŠ Pour ces personnes pourtant rationnelles, la souffrance juive et l'antisémitisme sont tout aussi inexplicables, mystérieux et, partant, tabous qu'ils le sont pour n'importe quel juif religieux.

La sécularité juive est souvent citée à titre de preuve qu'il n'existerait pas d'identité juive agglutinée autour d'une quelconque idéologie partagée. Après tout, si tous les juifs adhèrent à la même idéologie fondamentale, comment se fait-il donc que des juifs aussi nombreux, de toute évidence, n'y adhèrent pas ? Et si tous les juifs défendent essentiellement les mêmes intérêts, comment se fait-il qu'ils soient si nombreux, de toute évidence, à ne pas le faire ? Mais est-ce si évident ? Non seulement des juifs laïcs, très souvent, semblent bel et bien adhérer à des notions juives telles l'élection, la spécificité et la victimitude, mais aussi, dans leurs attitudes vis-à-vis des non-juifs en général, et vis-à-vis des Palestiniens en particulier, ils ne diffèrent absolument en rien de juifs religieux.

On invoque souvent le grand nombre de juifs militant dans des mouvements de solidarité avec les Palestiniens, et à quel point la majorité de ces mouvements sont laïcs. Et c'est vrai : il y a beaucoup de juifs qui sont en sympathie avec les Palestiniens, et ces juifs sont très majoritairement laïcs, et dans sa flambée principale, consécutive à 1967, le sionisme virulent s'est trouvé associé à la droite religieuse. Mais cette tradition juive laïque, en réalité, s'est trouvée aux premières lignes de l'assaut sioniste contre les Palestiniens. Ce sont les sionistes laïcs travaillistes qui ont créé l'idéologie sioniste et la société « juifs seulement » pré-étatique. Ce sont des sionistes laïcs &shy; de braves kibbutzniks, humanistes, de gauche &shy; qui ont dirigé et mené à « bien » l'épuration ethnique de 750 000 Palestiniens, ainsi que la destruction de leurs villes et villages. Ce sont des sionistes laïcs qui ont créé l'Etat actuel, avec toutes ses pratiques discriminatoires ; et ce sont des gouvernements largement laïcs qui ont maintenu les citoyens palestiniens d'Israël sous gouvernement militaire, dans leur propre pays, dix-huit années durantŠ Enfin, c'est un gouvernement travailliste laïc qui a conquis la Cisjordanie et la bande de Gaza, commencé à construire des colonies et embarqué dans le processus d'Oslo, froidement planifié afin de tromper les Palestiniens et de les amener à brader leurs droits légitimes.

Eh bien, même ces juifs laïcs, qui soutiennent effectivement les droits des Palestiniens, offrent dans bien des occasions une solidarité limitée par leur intérêt propre. Que ces gens, au moins autant que n'importe qui d'autre, agissent sous l'empire de leurs motivations les plus élevées, est peut-être vrai. Beaucoup ont été des militants, toute leur vie durant, de multiples causes et beaucoup ont le sentiment que leur activisme découle, consciemment ou inconsciemment, de ce qu'ils considèrent être leurs idéaux les plus élevés inhérents à leur judaïté. Mais, néanmoins, pour beaucoup d'entre eux, la solidarité avec les Palestiniens signifie, avant tout, la protection des juifs. Ils en appellent à la création d'un Etat palestinien sur 22 % du territoire de la Palestine historique, mais à seule fin de pérenniser et de protéger la « judaïté » de l'Etat juif. L'Etat palestinien qu'ils appellent de leurs v¦ux serait inévitablement faible, dominé par l'économie israélienne et sous le feu des canons de l'armée israélienne &shy; on ne nous fera pas croire qu'ils ne savent pas ce que cela signifie !

Meeting après meeting, discours après discours, tract après trac et banderole après banderole, ces juifs dénoncent l'occupation. « A bas l'occupation !Š A bas l'occupation !Š A bas l'occupation !Š » Mais sur l'injustice inhérente à un Etat réservé aux seuls juifs : pas un mot ! Peut-être, éventuellement, une mention du butin bien mal acquis en 1948, mais rien sur le droit au retour des réfugiés, aucune restitution. Peut-être, simplement une « juste solution », prenant en compte, bien entendu, des « préoccupations démographiques d'Israël ».. « Nous sommes avec vousŠ Nous sommes avec vousŠ Nous sommes avec vousŠ » disent-ilsŠ « maisŠ » Qu'il s'agisse de telle ou telle forme prise par la Résistance palestinienne, qu'ils désapprouvent, ou d'une occurrence &shy; réelle, ou perçue &shy; d'antisémitisme, pour ces juifs, il y a toujours un « maisŠ ».

Ils devraient prendre de la graine chez un Henry Herskovitz. Il appartient à une association, Les Témoins Juifs pour la Paix, qui installe des vigiles silencieux devant les synagogues les jours de Shabbat. Bien entendu, tous les autres militants juifs lui gueulent après qu'il ne doit pas cibler les juifs dans ses protestations, qu'il faut faire un distinguo entre les juifs, les Israéliens et les sionistes, qu'il ne fera que s'aliéner les gens que nous voulons mobiliserŠ Mais il n'en a cure. Il sait que le soutien provenant des juifs consensuels, comme le trotskiste Tony Cliff avait coutume de dire, « Š c'est comme du miel sur ton épaule : tu le vois, tu le sens, mais tu ne pourras jamais y goûter ! » Henry le sait, lui aussi, parfaitement, que dire que les juifs, en Amérique, individuellement, et dans leurs associations communautaires et religieuses ne doivent pas être tenus responsables de ce qui est en train de se passer, c'est un mensonge. Et que cela discrédite tous les juifs, aux yeux du monde non-juif.

Ainsi, ces juifs laïcs finissent-ils bien souvent par n'être qu'une énième tourné de ce que Michael Neuman a qualifié d' « authentique jeu de bonneteau » de l'identité juive. « Regardez ! On est une religion ! Et non : on est une race ! Et hop ! Non : on est une identité culturelle ! Désolés : on est de nouveau une religion ! » La raison ? C'est là la clé pour maintenir le pouvoir juif : il faut qu'il soit indéfinissable, il faut qu'il soit invisible. Comme un bombardier « furtif » Stealth (vous ne le décelez pas sur votre écran radar, mais vous êtes sûr que vous l'aviez au-dessus de la tronche quand vous sautez), le pouvoir juif, avec ses contours estompés et ses formes changeantes, devient invisible. Et si vous ne pouvez pas le voir, vous ne pouvez pas le combattre. Pendant ce temps-là, l'agression contre le peuple palestinien continueŠ
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Oumelkheir

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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 7:54 pm

Si nous nous mettions à marcher dans les brisées des juifs, dans ce conflit, on aurait vite fait d'être taxés d'antisémitisme et nous perdrions vraisemblablement, tout du moins, au début, nos soutiens. La malédiction d'antisémitisme sert depuis si longtemps à effrayer et à réduire au silence toute critique envers les juifs, Israël et le sionisme, et elle serait à coup sûr utilisée, pour discréditer la cause que nous défendons. Mais quoi ? Ils nous traitent d'antisémites, d'ores et déjà, alors qu'avons-nous à perdre ? Edward Said a consacré sa vie à se frayer un chemin dans le champ de mines Israël / sionisme / judaïsme, et il n'a pas une seule fois critiqué les juifs. Cela n'a pas empêché qu'il soit vilipendé pour son « antisémitisme » durant toute sa trop brève vie. Et même après sa mort, cela continue ! En tant que mouvement, nous avons probablement passé au moins autant de temps à être gentils avec les juifs qu'à élever la voix pour défendre les Palestiniens. Et tout ça, pour quoi ? Qu'est-ce que cela nous a rapporté ? Nous ne sommes pas racistes et nous ne sommes pas antisémites, alors qu'ils fassent donc le pire, ça ils savent faire ! Quant à nous, disons le fond de notre pensée !

Cela fait désormais tellement longtemps qu'on dit aux gens que noir, c'est blanc et non seulement ça, mais si quelqu'un s'avisait de nier que noir c'est blanc, il serait immédiatement dénoncé pour antisémitisme, avec toutes les pénalités afférentesŠ On nous maintient dans un cul-de-sac moral et intellectuel, dont la finalité est de réduire au silence toute critique du pouvoir israélien et juif. En disant l'indicible, nous pouvons nous libérer nous-mêmes, et libérer autrui. Et pensez-y : quelle ne sera pas votre satisfaction, la prochaine fois où on vous taxera d'antisémitisme, de pouvoir répondre : « Eh bien, je n'en sais rien. Mais j'ai des critiques très fortes, mais légitimes à faire aux juifs et à la manière qu'ils ont de se comporterŠ et j'ai bien l'intention de le faire savoir » ?

Et puis, on ne sait jamais. Qui sait : vous pourriez être agréablement surpris. Israël Shamir, qui n'a aucun problème à appeler un juif un juif, a été spontanément fêté, récemment, lorsqu'il s'est présenté, depuis la salle, lors d'un meeting de solidarité, à Londres ? J'en ai le témoin direct. Son premier livre en anglais venait d'être publié ; Shamir correspond librement avec de nombreux intellectuels respectés, et il appartient au conseil d'administration de l'Association pour Un Etat Unique et Démocratique en Palestine ainsi qu'à celui de Deir Yassin Remembered. Peut-être s'agit-il tout simplement d'une nouvelle histoire de vêtements du roi : on va peut-être se rendre compte que le roi est nu ! ? ! Peut-être n'attendons-nous plus qu'un enfant innocent donne le coup de sifflet qui nous le fera remarquer ?

La situation à laquelle le peuple palestinien est confronté est absolument terrible. Les vieilles stratégies politiques ne nous ont menés nulle part. Il nous faut un débat nouveau et élargi. Peut-être un discours nouveau, et crédible, qui mette les juifs et la judaïté au centre critique de nos discussions fait-il partie des solutions ?

Et, encore ceci : dans un article précédent, paraphrasant Marc Ellis, j'écrivais :

« Aux chrétiens et pour l'ensemble du monde non-juif, les juifs disent ceci : « Vous présenterez des excuses pour la souffrance juive, encore et encore et encore. Et quand vous vous serez excusés, vous vous excuserez encore. Quand vous aurez assez présenté d'excuses, nous vous pardonneronsŠ à condition que vous nous laissiez faire ce que bon nous semble, en Palestine ! »

Shamir m'a pris au mot. « Eisen pêche par optimisme », a-t-il commenté, ajoutant : « La Palestine n'est pas l'objectif ultime des juifsŠ Leur objectif ultime, c'est le monde. »

Eh bien, je n'en sais rien. Mais si, comme cela semble aujourd'hui vraisemblable, la conquête de la Palestine est terminée et l'Etat d'Israël s'étend de Tel Aviv jusqu'au Jourdain, à quoi pouvons-nous nous attendre ? Les juifs d'Israël, soutenus par les juifs en-dehors d'Israël, vont-ils désormais respecter le droit, vivre pacifiquement à l'intérieur de leurs frontières et jouir des fruits de leur victoire, ou en voudront-ils encore plus ? A qui le tour, maintenant ?

[M. Paul Eisen est le président de l'association Deir Yassin Remembered.]

Sources :
http://www.israelshamir.net/French/Pouvoir_juif.htm
http://www.israelshamir.net/Contributors/3.htm
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Sam Fév 28, 2009 8:49 pm

de part tes copier/coller tu est la premiere et la leader de l'anti-simitisme, de part tes convictions tu est d'un racisme comparable à celui du KKK, tu parles d'humanisme et de principes, alors que tu est la premiere à les baffoués, tu est raciste et tu te cache derriere la religion et la palestine, mais bon maintenant que j'ai dit ce que je pense de toi, je me sens mieux.
ps: je connais des racistes qui sont un peu plus intelligents que toi du fait qu'ils relatent leurs propres principes, enfin ils evitent les copier/coller, tu est d'un niveau tellement bas que je crois qu'il n'ya plus d'espoir pour toi.
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MessageSujet: Re: La Palestine meurtrie   Dim Mar 01, 2009 10:16 am

Regards algériens sur la résistance à Ghaza
C’est l’ironie de l’Histoire, on compare l’incomparable
Par Mohamed Bouhamidi
12-02-2009

Explicites ou honteuses, les réactions algériennes à l’agression israélienne contre Ghaza nous renseignent plus sur nos rapports avec notre propre Histoire que sur les enjeux de cette guerre d’extermination. Tout l’échiquier politique et idéologique du pays s’est exprimé avec plus de liberté de ton pour les chroniqueurs et dans les contributions personnelles que dans les positions des partis politiques. Les raisons de cette différence me semblent suffisamment évidentes pour ne pas les citer.
Commençons par les partis au pouvoir. Un mot d’ordre central résume leur position. L’appel à l’unité, présentée comme facteur décisif de la réussite de notre guerre de libération. La prétention de servir de modèle n’est pas seulement un manque de modestie. Nulle révolution, nulle lutte de libération ne ressemble à une autre. Pas sur le plan de la compréhension. Les guerres de libération ont secoué le vingtième siècle bien plus que ne l’ont fait les révolutions sociales. Pour quelques-unes, au moins à Cuba, au Vietnam ou en Chine, les résultats de ces guerres se sont révélés tenaces, solides, féconds et ont réussi à changer le rapport de force entre pays dominants et pays colonisés. Toutes furent des guerres populaires. Toutes on consisté à libérer la terre. Toutes ont consisté à chasser l’agresseur. Elles furent toutes des séquences de dissolution de la domination politique des pays coloniaux. A part ces éléments communs qui en expliquent la condition commune, toutes se sont déroulées dans des conditions particulières. Elles sont toutes originales par leurs caractères même si elles ont été, toutes, héroïques. L’aspect de libération nationale ou de libération indigène, à cinq siècles de distance, qui marque les révolutions d’Amérique Latine, vient rajouter des couleurs à cet arc-en-ciel des libérations.
Se prendre pour modèle n’est pas seulement une ineptie, une prétention déplacée face à la tragédie du peuple palestinien. Elle est aussi ignorance de l’histoire réelle de notre guerre de libération et une ingratitude inadmissible. D’abord l’histoire réelle. L’unité des rangs de la guerre de libération a été obtenue par un rapport de force imposé aux autres forces politiques algériennes gagnées à l’idée d’émancipation nationale. Abane Ramdane a été l’acteur de cette unité dès 1956. Mais dès 1956, l’ALN refusa toute idée d’une cohabitation avec les groupes armés du MNA ou du général Bellounis. Il n’a pas été question pour Abane ou pour les dirigeants qui lui ont succédé de les traiter comme des fractions anticoloniales. Désignés comme traîtres, ils ont été traités comme tels. Si nous devions dégager un trait dominant de notre guerre de libération, c’est bien celui de son intransigeance sur un principe juste ou erroné. La seule unité est celle de la résistance. Il n’était pas question de transiger sur la terre ni sur la priorité de la lutte armée. Mohamed Zamoum, dit Si Salah, colonel de la wilaya IV s’est rendu à Paris pour discuter avec le général de Gaulle. Il est revenu au maquis pour reprendre sa place dans le combat et la résistance.
Le conseil de la wilaya IV l’a destitué et condamné à mort ainsi que les deux officiers supérieurs qui l’accompagnaient. Voilà le genre d’unité que notre guerre de libération s’est imposée. A ceux qui parlent d’unité au peuple palestinien sur la base de notre modèle sont-ils conscients des résultats immédiats de notre conception de l’unité ?
On peut trouver des excuses aux officiels des partis au pouvoir. Vu leur âge, ils n’ont pas participé à la guerre de libération et n’en connurent pas son aspect guerre civile. Son côté lutte sans merci contre les goumiers, les harkis, les collabos, les messalistes, les bellounisistes et les composantes de la troisième force. Mais toutes les guerres de libération ont affronté dans le même mouvement les puissances coloniales et leurs relais locaux. Car toutes les dominations ont trouvé des indigènes ou des autochtones pour les soutenir, la domination israélienne comme les autres. Mais il est difficile d’admettre que notre guerre de libération a connu un soutien mondial, matériel et moral. Comment oublier que le Maroc et la Tunisie nous ont ouvert de larges espaces pour nos arrières ? Comment oublier que la Libye nous a offert son territoire pour une grande base logistique et pour le travail du MALG, que la Chine, l’URSS et les pays socialistes nous ont aidés, formé des hommes, que la Syrie et l’Irak nous ont ouvert leurs académies, que l’Inde nous a puissamment soutenus ? Quels rapports avec la situation de Ghaza, encerclée de toutes parts, sans aucune issue, aucune ouverture, prison à ciel ouvert et ouverte aux seuls bombardiers d’Israël semeurs de fer et de feu ? A voir les conditions da la résistance palestinienne, nos dirigeants devraient mesurer, aujourd’hui, combien nous fut précieuse cette aide internationale et combien nous furent précieuses les frontières de nos voisins et les remercier. Les remercier tous, mais remercier particulièrement nos voisins. Et nous dire que pire que les conditions de l’Indochine, du Vietnam, de l’Afrique du Sud, de Cuba, de notre pays est la condition des Palestiniens. L’humilité aurait été de mise.
Je ne vous parle pas de Hamas qui a joué sur l’homonymie. Aucun moment notre Hamas ne nous a dit comment frapper Israël à partir de l’Algérie. Quand des associations juives et non juives, quand des personnalités juives et non juives de tous les pays appellent à isoler Israël, à boycotter les entreprises israéliennes et les entreprises qui travaillent avec Israël, notre Hamas national ne nous a indiqué aucune piste pour isoler ce pays ni aucune piste de boycott d’entreprises pourtant nombreuses en Algérie qui font la fortune de l’Etat sioniste. Frapper les amis d’Israël dans leurs poches est bien sûr une bonne méthode. Elle possède en outre une dimension morale, éthique.
Disqualifier moralement Israël, et cela a marché pour l’apartheid sud-africain. Cet appel a, en plus, l’insigne mérite de nous remettre en mémoire que la création d’Israël devait servir les buts de ces multinationales en opposant au mouvement de libération arabe ce bras armé de l’impérialisme fanatisé par une vocation religieuse fabriquée de toutes pièces. Dans tous les cas, ce verbe et cette verve ne débouchent sur rien de concret quand à des actions politiques significatives. Mais peut-on frapper les amis d’Israël quand les pressions internationales nous forcent à ouvrir notre marché et à nous intégrer dans des zones de libre-échange avec l’Europe et dans l’Union pour la Méditerranée ? L’inconséquence ou l’inconsistance de ces discours reflète un profond malaise. Celui des choix déjà faits sans la pleine mesure de leurs conséquences. Les beaux discours des dirigeants euro-américains sur les coopérations et les promesses de prospérité ont le même effet que la colle des toiles d’araignée : elle vous englue.
L’Etat algérien, au-delà des positions politiques, a bien du mal à exprimer une solidarité concrète. Je parle de solidarité politique, celle qui consiste à isoler Israël et à desserrer l’étau sur Ghaza. La participation à la réunion de Doha a assuré un Smig qui a signifié à l’Egypte et à l’Arabie saoudite que leur alliance ouverte avec Israël ne recevra pas toutes les bénédictions.
L’opposition dite démocratique a reçu l’onde de choc la plus violente de cette agression. Le MDS, premier à réagir de cette mouvance, a glissé dans son communiqué une phrase pleine de sens. Il soutient la lutte du «peuple palestinien pris en otage par des partis conservateurs». On peut rester rêveur. La lecture du livre le Nettoyage ethnique de la Palestine, d’Ilan Pappe, l’historien israélien, m’a définitivement convaincu que les Palestiniens sont les otages de la colonisation israélienne. Il faut avoir lu ce livre. Mais qui se soucie, dans le personnel politique algérien, de lire des livres, c’est-à-dire passer de l’opinion spontanée née de notre expérience à une connaissance construite et scientifiquement et validée des réalités toujours complexes des enjeux qui agitent le monde. Dans ce pôle démocratique, le MDS a encore quelque côté honorable en pensant au peuple palestinien même s’il se trompe sur le geôlier. Dix jours après l’agression et après une interpellation publique, le RCD publie à son tour un communiqué. D’une clarté absolue. Le RCD reproche à Israël de réanimer les islamistes par ses méthodes sanglantes. Et il appelle au soutien de Mahmoud Abbas. Le président du parti confirmera cette analyse dans un entretien au Soir d’Algérie. C’est clair, le mouvement Hamas est un mouvement terroriste. On ne comprendra peut-être jamais si le RCD est contre la méthode et le but ou seulement contre la méthode. Dans une pétition parrainée par le CCDR, nous retrouvons la même approche. Encore une condamnation voilée de Hamas. Il est plus important pour ce pôle de tirer sur Hamas que de condamner la colonisation israélienne. Pourtant, ce n’est pas l’ultime conséquence de cette position. Il faut y ajouter deux choses. Premièrement, l’accusation portée contre Hamas d’exploiter les malheurs des Palestiniens à son profit. Il y a de quoi vous laisser pantois. Le coupable est celui qui exploite la misère, pas celui qui la produit et qui en est la cause.
Comment le criminel passe les mailles du filet, dites le moi ? Deuxièmement, Hamas est la cause de l’attaque israélienne ; il a donné des prétextes. Il y dix ans, les dirigeants actuels du Fatah reprochaient à leurs propres militants de donner des prétextes à Israël pour occuper toujours plus de terres, tuer toujours plus de cadres militaires et politiques. A l’époque déjà, les militants les plus lucides répondaient qu’Israël n’avait pas besoin de prétextes et qu’ils les inventeraient au besoin.
La théorie du prétexte justifiait déjà l’abandon de la résistance dans sa forme armée.
Cette théorie ne poursuit pas d’autres buts aujourd’hui. Mais ce qui est remarquable dans les positions de ce pôle républicain, au plan politique, reste l’identité totale entre leurs positions et celles de l’Arabie saoudite, de l’Egypte et de la Jordanie. Comment des chantres de la modernité, des partis qui se donnent une identité démocratique se retrouvent sur les mêmes positions que des régimes despotiques et, selon leur vision du monde, archaïques ? A noter que ces mêmes régimes ont repris toute la rhétorique israélienne qui affirmait que la guerre ne visait que le Hamas terroriste allié de l’Iran et non pas les Palestiniens et les musulmans. Tzipi Livni a dit exactement qu’Israël n’avait rien contre les Palestiniens et les musulmans et qu’il combattait un allié de l’Iran. Il serait trop facile et trop court d’expliquer ces positions par notre expérience du terrorisme islamiste.
Il est quand même étonnant que des partis et des personnalités se réclamant si souvent du 1er Novembre acceptent le terme de terroriste pour des résistants qui combattent pour leur terre. Donneraient-ils raison a posteriori à la propagande coloniale ? Donneraient-ils raison à la propagande coloniale qui affirmait que les fellaghas étaient la cause des bombardements au napalm de nos douars ? Et ce chroniqueur, qui se moquait de la «victoire du Hamas», après 1 400 morts doit-on opposer les 45 000 morts du 8 Mai 45 ?
Ou encore faire notre mea culpa et considérer qu’avec un million et demi de morts notre indépendance est une triste défaite ? Le fond de la position du pôle démocratique est d’occulter le caractère colonial de l’Etat d’Israël. En reprenant une vision et une classification
religieuse de la résistance palestinienne, il disqualifie toute lutte réelle du peuple palestinien, se tait sur les spoliations qui se déroulent sous nos yeux et considère, quant au fond, qu’Israël est un moindre mal que le Hamas.
«Si jamais le Hamas libère la Palestine les Palestiniens vivront l’enfer». Au nom d’un enfer supposé, ce pôle propose un enfer connu.
Le déracinement, la spoliation, le nettoyage ethnique deviennent le moindre mal. La propagande française et celle des collabos disaient la même chose pour l’Algérie.
«Vous regretterez la France». Qui la regrette ? Ces discours algériens sur Ghaza ne sont finalement qu’un discours sur nous-mêmes. Des révélateurs de nos infidélités. L’Histoire en a connu tellement !

Mohamed Bouhamidi sur La Tribune
http://www.latribune-online.com/suplements/culturel/11882.html
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